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 [Clayton & Roza] Que vais-je bien pouvoir faire de vous monsieur Ackley...

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MessageSujet: [Clayton & Roza] Que vais-je bien pouvoir faire de vous monsieur Ackley...   Mar 21 Fév - 0:15

 


"Que vais-je bien pouvoir faire de vous monsieur Ackley..."

A story about Rozalind Romanova and Clayton Ackley



Cela fait maintenant très exactement deux semaines que la jeune Rozalind Romanova a commencé son entraînement d'Auror. Le vrai, sur le terrain, aux côtés d'un véritable auror aguéri. Mais juste avant de partir nettoyer la ville de son crime, alors qu'elle errait dans les archives du MACUSA - de façon totalement officielle évidemment... - la jeune femme avait mit la main sur quelques dossiers pour le moins intéressants. Parmi eux, l'histoire de Clayton Ackley et de ses mystérieux parents. Si sur le moment elle n'avait pas réellement prit conscience de l'utilité de ces informations, voilà quelques jours qu'elle commence à se dire que cela pourrait être très utile. Une fois sur le terrain, dans la vraie vie, on entend souvent parler de monsieur Ackley, ce botaniste, ce scientifique. Allez savoir comment, cet homme à l'allure un peu folle a réussi à se faire pas mal de relation dans toute la ville.

Doucement, une idée folle est venue germer dans l'esprit de la jeune russe. Il lui semblait avoir lu que le jeune homme ignorait une grande partie de sa propre histoire, peut-être pourrait-elle obtenir quelque chose de lui en échange de cette histoire ? Mais pour cela, elle allait d'abord devoir trouver ce qu'il pourrait proposer d'utile. Elle allait devoir se lancer dans sa première mission de terrain en solo. Hors de question qu'elle avoue à son instructeur qu'elle avait fouiner dans les archives au lieu d'étudier paisiblement...

Après quelques jours de recherches et de filatures, Rozalind avait fini par repéré un bar tenu par des gobelins au fin fond de williamsburg où les jupes des serveuses, plus courtes que la moyenne New-Yorkaise, semblait plaire à sa proie. Il allait forcément finir par y revenir prochainement, et c'était à ce moment qu'elle passerait à l'action.

Parée d'une robe simple de couleur ivoire et ses cheveux relevé dans un chignon bas aux mèches rebelles, Roza s'était perchée sur un tabouret près du bar, sirotant alors tranquillement un Bee's Knees tout en guettant l'arrivée de sa cible.

Elle était tellement concentrée sur son objectif, s'imaginant comment tâter le terrain en douceur, qu'elle en a perdu tout son entrainement d'auror et sursauta lorsqu'un jeune homme, visiblement déjà bien ivre, vint lui souffler son haleine à décoller le papier peint tout en bafouillant quelques paroles déplacées. La jeune femme, déjà vexée de s'être fait prendre par surprise, n'est en plus pas du genre à se laisser importuner facilement. Elle déposa donc doucement son verre sur le comptoir pour éviter de le renverser et pivota ensuite lentement pour faire face à cet étranger qui osait la détourner de de mission. Le regard noir assorti d'un sourire visiblement forcé, elle posa doucement une main sur son épaule pour le pousser à s'éloigner, résistant à l'envie profonde de vomir face à une haleine aussi chargée.

«  - Bien... Cher monsieur je vais vous demander gentiment une première fois de bien vouloir me laisser tranquille... J'ose espérer pour votre propre bien, que vous comprendrez le message... Je n'aimerais pas devoir vous faire mal et vous humilier de la sorte dans un lieu public... »

Et en éloignant rapidement sa main de ce perturbateur, elle pivota à nouveau sur son tabouret pour savourer une autre gorgée de son cocktail et reprendre sa surveillance de la porte.

Malheureusement, ce petit impertinent venait de lui faire perdre quinze bonnes minutes et ce n'est qu'en entendant une serveuse, visiblement ravie, saluer un vieil habitué d'un vif « Monsieur Ackley ! Toujours un plaisir de vous voir, la même chose que d'habitude je suppose ? » que Rozalind se rendit compte qu'elle avait raté l'arrivée de sa proie. Elle soupira intérieurement tout en levant les yeux au ciel puis vida le restant de son verre d'une traite avant de se laisser glisser au pied de son tabouret. D'une démarche féline, trahissant peut-être son amusement face à la situation, elle se fraya un chemin jusqu'à l'autre du bout du bar où s'était posé Clayton Akley. Un sourire enjôleur aux lèvres, la novice prit à nouveau place sur un tabouret, juste à côté de l'homme qu'elle attendait cette fois.

« - Ai-je bien entendu ? Seriez-vous LE Clayton Ackley dont on entend si souvent parler ? »

D'un geste rapide et discret, elle fit signe à la serveuse de revenir dans votre direction. Son regard restait néanmoins toujours planté dans le tiens. Ses yeux, beaucoup moins souriant que ses lèvres, trahissaient probablement déjà sa tentative d'inquisition. Elle t'examinait et t'analysait, tâchant de te comprendre déjà un peu plus.

« - J'aimerais beaucoup m'entretenir avec vous monsieur, je vous trouve fascinant ! Cela vous dérangerait-il de m'offrir un verre ? »

Cette fois, malgré son regard inquisiteur, son sourire semblait beaucoup plus sincère. Malgré ses penchants pour certaines activités peu féminine, elle aimait à l'occasion se faire passer pour une dame et se faire inviter comme toute jeune fille digne de ce nom. Même si, bien évidemment, cette rencontre totalement organisée dans un but précis n'a rien d'une invitation romantique ou même amicale classique...

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Clayton Ackley
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MessageSujet: Re: [Clayton & Roza] Que vais-je bien pouvoir faire de vous monsieur Ackley...   Mar 21 Fév - 15:29

*Clayton Ackley, installé à New York depuis maintenant deux mois, avait très vite retrouvé ses petites habitudes au sein de cette ville qu'il connaissait comme le fond de son étui à baguette. Dans sa course aux mensonges, et c'était sûrement là le plus risqué, il se plaisait à se présenter comme un pur produit New Yorkais, ayant depuis l'époque de l'école buissonnière apprit à arpenter ses rues pour les faire siennes. Arrivé à l'âge adulte, il était si bien dans cet environnement qu'il semblait avoir été coulé dans le même moule que la grande dame de cuivre qui faisait la nique aux bateaux venus de tous les continents. Personne ne mettait alors jamais en doute ses origines. Personne, jusqu'à maintenant.

Mais le botaniste était bien loin de s'imaginer un tel désastre, il était après tout un homme, certes frivole, mais respectable et respecté par la bonne société. Son impertinence et son effronterie ne dépassait jamais les limites de la légalité, et s'il clamait haut et fort que la loi Rappaport devait être abrogée sans autre forme de procès, personne ne lui connaissait la moindre incivilité ou le moindre acte de violence qui lui soit imputable. Bien sur, il y avait bien eut cette attaque par une liane carnivore lors des vœux de noël présentée par la présidente du MACUSA, mais c'était l'année dernière, il se trouvait alors en Inde (nombreux étaient ceux payé pouvant l'attester) et jamais il n'aurait utilisé un procédé aussi grossier, n'est ce pas ?

Pour l'heure, exténué par une longue journée qui avait compté pas moins de 4h de travail -facile !- c'est le soir venu que l'homme quitta son logis pour prendre un peu de bon temps dans l'une de ses gargotes préférées. La musique ni était ni pire, ni meilleure. La pire engeance y prenait aussi ses quartiers. Les prostituées, peut être un brin plus discrètes, y étaient légion tout comme ailleurs. Ce qui faisait la différence et portait le troquet dans son cœur était le bar. En ce lieu, point de liqueur fadasse, point de bière aussi trouble que de la pisse de lycan, point de vin vinaigré à vous en déboucher un chiotte, pas plus que de mousseux. Ici, on servait du champagne, et du vrai. Pour parfaire le tout, le bijou de la couronne résidait en sa barmaid, mi géante, mi humaine disait-on en raison de sa grandeur exceptionnelle, et qui malgré ses paluches impressionnantes, était capable de vous préparer le meilleur des cocktail avec le délicat touché d'un artiste. Ici, quand Clayton passait derrière le bar c'était pour porter secours à celle qu'on surnommait « la belle Mandy ». Malgré ce sobriquet moqueur, Clayton lui-même rougissait de honte quand il préparerait, sous les yeux de Mandy, un des liquides sirupeux qui avait pourtant contribué à sa réputation dans les plus prisés des salons.*

Non ma douce, ce soir je me laisserai tenter par un Mystic Potion, celui là manque encore à mon gosier. Faites-le rêver comme vous le savez si bien.

*Riant de ses phrases charmeuses dont la dame ne s'était pas encore lassée, elle s'éloigna préparer le cocktail, lequel apparu magiquement sous le nez busqué de Clayton en 20 secondes sonnantes. Alors qu'il pensait dispenser sa volubilité à d'autres habitués partageant avec lui l'amour de la dérision, une jeune femme à la robe un peu trop stricte s’avança vers lui avec la démarche féline des conquérantes du cœur des hommes. Les lèvres trempant dans le divin breuvage, il écourta momentanément sa dégustation pour sourire à la jeune femme, laquelle avait braqué ses yeux sur lui. Si doute il devait y avoir, le salut qu'elle lui offrit les balaya tous : elle venait bien minauder pour ses beaux yeux.*

« LE » Clayton Ackley ? Et bien, il s'agit bien de mon nom, dire que je suis celui qui vous rend si enthousiaste c'est autre chose. Je ne suis ni joueur de jazz, ni danseur de claquette.

*Les deux métiers qui faisaient le plus fantasmer les femmes de cette époque. Il portait à nouveau son breuvage à la bouche quand l'étrange demoiselle héla la belle Mandy pour une commande... à mettre sur le compte de Clayton. Ce dernier écarquilla des yeux de surprise et regarda Mandy qui, complice car connaissant bien l'homme, attendait ses instructions.*

En tant ordinaire, quand les gens veulent se payer ma compagnie ce sont eux qui m'offrent des verres. Si vous pensez valoir le contraire, j'imagine que vous supposez avoir de quoi suffisamment me divertir.

*Il fit un léger oui à la serveuse, la situation ne lui laissait guère le choix mais il espérait, au moins, désarçonner un peu son interlocutrice par sa pique.*
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MessageSujet: Re: [Clayton & Roza] Que vais-je bien pouvoir faire de vous monsieur Ackley...   Mer 22 Fév - 15:16

 


"Que vais-je bien pouvoir faire de vous monsieur Ackley..."

A story about Rozalind Romanova and Clayton Ackley



Alors qu'elle se dirigeait vers Clayton d'un pas assuré, lui dégainant une réplique qui se voulait flatteuse, la jeune femme repassait toutes les informations dont elle disposait dans sa tête. Elle ignorait encore exactement comment elle s'y prendre ou même ce qu'elle attendait exactement mais elle était certaine d'une chose : elle devrait connaître le mieux possible l'homme en face d'elle si elle voulait exploiter pleinement ses informations. La flatterie devait avoir fait un peu son effet puisque l'homme souriait tout en répondant, d'une façon que Roza suspectait être de la fausse modestie, qu'il n'était peut-être pas l'homme célèbre qu'elle semblait rechercher. Les joueurs de jazz et les danseurs de claquettes faisait rêver bien des jeunes filles et elle en avait conscience. Il était évident qu'elle n'aurait pas dit non à passer la soirée en compagnie d'un charmant artiste mais l'apprentie aurore à l'esprit un peu dérangé se trouve être bien plus excitée par une aventure remplie de mystère, de chantage et d'action que par un rendez-vous galant... Quelle piètre figure féminine elle faisait... Un brin amusée, la jeune femme se pencha en avant, comme pour lui confier un secret.

« - Ne soyez pas si dur envers vous-même mon cher monsieur, vous n'être peut-être ni musicien ni danseur mais vous êtes un scientifique jouissant d'une certaine réputation et de bons nombres de relations intéressant à ce qu'on dit ! »

Bien que tout ceci n'avait pour but que de le mettre en confiance, une certaine admiration brillait dans le regard de la jeune femme. Bien qu'elle était persuadée que tu devais tremper dans des histoires un peu louches, elle était vivement impressionnée par ta capacité à avoir obtenu une telle réputation et à toujours avoir l'air irréprochable. Sans aucune gêne, elle te proposa, sans trop te laisser le choix, de lui offrir un verre. ton air surpris eut le mérite de décrocher un rire amusé à la jeune fille. La serveuse semblait avoir attendu une confirmation de son client fidèle avant de partir préparer le même cocktail pétillant que la jeune Rozalind avait descendu quelques minutes auparavant. Cette dernière, continuait de t'observer d'un oeil vif, comme si elle tentait, en vain, de lire dans tes pensées... Amusée mais pas le moins du monde désarçonnée par ta pique, le sourire de la jeune fille s'élargit pour dévoiler la blancheur de ses dents

« - Sachez mon bon monsieur, que je ne suis pas comme la plupart des gens, je vous offrirais bien un verre pour m'offrir votre compagnie mais j'aurais peur que vous vous mépreniez sur mes intentions. Non, je préfère opter pour la classique et indémodable galanterie, dans un lieu public, je m'en voudrais d’entacher votre réputation en vous empêchant d'offrir un verre à une jeune femme seule... »

Une pointe d'impertinence avait coloré les paroles de la jeune femme. Ses parents avait toujours était profondément exaspéré de l'incapacité de leur fille à réfléchir avant de parler. Elle avait toujours tendance à laisser les mots franchir sa bouche sans se soucier de sa propre réputation où de l'impact que cela pourrait avoir sur autrui. Elle se fichait pas mal de ce que les gens pouvaient bien penser d'elle et préférait faire ce qu'il lui plaisait.

Un verre à pied remplit d'un liquide coloré et orné d'un petit parasol en papier apparu soudain à quelques centimètres de la main de la jeune femme. Sans quitter son interlocuteur des yeux un seul instant, elle l'attrapa du bout des doigts et le porta à ses lèvres pour en déguster quelques gorgées. Elle garda ensuite le verre dans sa main, s'occupant les doigts pour masquer le peu de nervosité qu'elle ressentait tout de même avant de poursuivre sa réponse à ta pique.

« - Je ne fais pas que supposer... Je suis convaincue de connaître quelques histoires palpitantes que vous mourrez d'envie d'entendre... Mais avant de me transformer en conteuse, j'aimerais beaucoup en apprendre un peu plus sur le grand botaniste que vous êtes et sur la réelle étendue de vos capacités. Je suis persuadée que les rumeurs ne vous rendent qu'un pâle hommage ! »

Ses lèvres s'étirèrent en un rictus amusé. Après tout, Rozalind était encore jeune et débutait totalement dans le milieu du chantage. Bien qu'elle soit naturellement ouverte aux autres, elle avait du mal à cacher son amusement et avait peur de se trahir dès le premier contact. Pour réprimer ce rictus, elle noya ses lèvres dans son verre une fois de plus, le reposant ensuite sur le bar pour pouvoir frapper ses mains l'une contre l'autre, annonçant tacitement que les choses sérieuses commençaient. Avec un peu de chance, tu serais assez imbu de toi-même pour croire à son numéro de fane charmeuse ? Du moins, elle l'espérait sincèrement...

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Clayton Ackley
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MessageSujet: Re: [Clayton & Roza] Que vais-je bien pouvoir faire de vous monsieur Ackley...   Mer 22 Fév - 17:40

*La flagornerie fonctionnait, oui. Mais le botaniste étant méfiant par nature, et plus encore par obligation, la plus belle des flatteries ne serait jamais suffisante pour lui faire baisser ses défenses, même sous le joug de l'alcool. Sa maîtrise de lui-même avait atteint la perfection. Cependant, et à l'insu de la demoiselle, Clayton allait la juger comme totalement innocente pour bien d'autres raisons involontaires de la part de la jeune auror, et pourtant d'une évidence claire pour tout observateur ayant quitté depuis un peu plus longtemps la période de l'enfance.*

Je vois, vous êtes donc là pour mes relations. Je suis triste, moi qui pensait vous avoir tapé dans l’œil, dit-il en feignant la déception par un soupir. Pitié ma dame, consolez-moi sur le champs et faites-moi croire qu'au moins vous vous intéressez aux plantes.

*Il commanda d'un simple levé de l'index un mélange de cacahuètes et de pistaches, car il était convaincu d'avoir trouvé celle qui allait animer sa soirée. Il posa un œil expert sur son verre lorsque ce dernier apparu, la poule avait du goût, et le terme de ce gallinacé était exactement celui qu'il était en droit de lui attribuer. Il sourit en l'écoutant, de ce sourire qui disait qu'il savait à présent avec certitude à qui, ou plutôt à quoi, il avait affaire.

La galante disait vouloir protéger sa réputation et donner à leur rencontre un air tout ce qu'il y avait de plus banal et décent. Elle avait évoqué sa notoriété, sa célébrité, et se faisant, sous-entendu qu'elle connaissait sa fortune (supposée). Enfin, elle évoquait sous de beaux atours imagés le divertissement qu'elle était capable de lui offrir, s'affublant même un rôle d'experte dans le domaine...

Il était clair comme de l'eau glouglouss que la jeune femme était, ni plus, ni moins, qu'une prostituée de luxe. Une prostituée novice à en juger par la trop grande simplicité de sa tenue, qui manquait de ce je-ne-sais-quoi d'aguichant tout en conservant une suffisante pudeur pour ne pas basculer dans le vulgaire, mais une prostituée tout de même. Elle n'appartenait pas aux catins de bas étages qu'Arthur Fletcher affectionnait, mais à la catégorie de celles qui vous faisaient payer une fortune, non pas en raison de leurs toilettes coûteuses d'apparence plus chic qu'aguicheuse, mais pour la cajolerie qu'elle portait à votre cœur. Ce genre de racoleuses faisaient leur réputation en vous donnant l'impression que la blessure béante laissée par feu votre mère le jour où elle avait porté pour la première fois un regard déçu sur votre adolescente personne, était l'histoire la plus triste et captivante qu'on ne leur avait jamais conté. Elles vous caressaient dans le sens du poil, vous faisaient vous sentir important, et enfin écartaient les cuisses lorsque, arrivé au sommet de vos turpitudes, leurs bras blanc se présentaient comme la rédemption moyennant 300 dragots environ.

Contrairement à nombre de ces homologues masculins Clayton n'était pas dupe, pourtant c'était le seul genre de femmes débauchées dont il pouvait de temps à autre, se laisser tenter à s'offrir la compagnie. Pas pour les flatteries, pas vraiment, mais plutôt pour le plaisir de la conversation au cours de laquelle il aimait admirer l'habileté qu'elles y mettaient, observer les verbes retors sortir de leurs bouches hypocrites. Ensuite, et seulement, venait l'après. N'en étant point là, Clayton se décida à jouer le jeu de la charmante compagnie, laquelle ne se doutait probablement pas du quiproquo se mettant subtilement en place.*

Allons bon, sur quel sujet souhaitez-vous que je pleurniche sur votre robe ? Vous m'avez convaincu ! Sur quoi voulez vous que je vous instruise miss dont je ne connais pas encore le nom.

*Dit-il avec un sourire charmeur et un regard pétillant. Si la jeune femme souffrait d'une à peine perceptible nervosité, lui-même était le flegme incarné.*
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MessageSujet: Re: [Clayton & Roza] Que vais-je bien pouvoir faire de vous monsieur Ackley...   Ven 24 Fév - 17:42

 


"Que vais-je bien pouvoir faire de vous monsieur Ackley..."

A story about Rozalind Romanova and Clayton Ackley



La jeune Rozalind était à mille lieues d’imaginer la mésentente qui était en train de naître entre elle et le jeune homme. Comment aurait-elle d’ailleurs pu s’en douter ? Jamais il ne lui serait venu à l’esprit que quiconque pourrait la prendre pour une prostituée… Trop peu habituée à ce milieu de débauche et aux mœurs qui lui sont liées, la jeune fille s’était toujours naïvement imaginer les filles de joies comme de vulgaire femme trop maquillée, trop peu habillée, et aguichant sans aucune retenue et sans aucune grâce ses clients. Elle avait de la prostitue l’image de la catin classique de bas étages et ne se doutait pas un instant que des femmes plus luxueuse s’adonnait à ce métier de façon plus élégante et discrète… A ses yeux, ta douce réaction ne faisait que l’inciter à croire que tu croyais en son pauvre jeu d’amadouement.

L’air faussement dépité que tu affichais arracha un nouveau rire doux à la jeune femme. Elle voyait clairement que tu sur-jouais la déception mais ne se vexa pour si peu d’avoir été partiellement mise à jour. Inutile de s’en cacher plus longtemps, elle haussa donc les épaules, et, entrant dans ton jeu de comédie prit un air faussement coupable.

« - Ciel ! Me voici découverte !  »

Dans un nouvel éclat de rire, elle leva les bras dans un geste théâtral pour donner un air dramatique à la situation, souriant ensuite doucement dans une tentative de t’inciter à la croire et de ne pas trop de vexer. Il serait idiot de te faire fuir avant d’avoir obtenu la moindre information utile…

« - Si cela peut vous rassurer, oui, les plantes m’intéresse tout de même. Enfin… du moins, cela m’intéresse de savoir ce que vous êtes capable de faire avec. J’imagine qu’il existe des spécimens dangereux ou au contraire miraculeux ? »

Reprenant à nouveau son faux air coupable, simulant de façon très exagéré une culpabilité qu’elle n’éprouvait guère.

« - Ho non… je me suis encore trahie ! Je plaide coupable, je suis totalement intéressée par l’étendue de vos pouvoirs… Qu’ils soient relationnels ou botaniques… Je suis navrée de vous décevoir, que puis-je faire pour me faire pardonner mon bon monsieur ? »

Alors qu’elle savourait son cocktail sirupeux, un petit bol d’arachides apparu dans un léger pop sonore entre vous deux et après avoir reposé son verre à pied sur le comptoir, elle laissa ses doigts agripper une cacahuète et la porter à ses lèvres dans un geste machinal alors que ses yeux brillaient d’excitation face à la situation qui commençait à mener réellement vers quelques choses. Elle semblait avoir capté ton attention : la première étape de son plan avait donc réussi avec brio. Si on oublie bien sûr ta conviction secrète d’être en présence d’une prostituée de luxe… Nul doute que la jeune fille se serait étouffée avec sa cacahuète si elle avait pris conscience… Mais pour l’instant, elle se contentait de continuer de sourire, flirtait très légèrement pour garder ton attention, ne songeant pas une seule seconde à écarter ses cuisses, ni maintenant, ni plus tard…

« - Rozalind Romanova, et c’est bien parce que c’est vous, mais vous pouvez m’appeler Roza !  »

Un nouveau large sourire illumina son visage alors qu’une pointe d’accent russe véritable avait tinté la prononciation de son nom. Si, en étant née aux Etats-Unis, elle parlait parfaitement anglais et n’avait aucune trace d’accent lorsqu’elle parlait anglais, ses parents, s’exprimant plus souvent dans leur langue maternelle que dans celle de Shakespeare, l’avait rendue totalement bilingue et lui donnait cette sale manie de prononcer les mots d’origine russe avec leur prononciation exacte. Question de respect des mots sans doute…

Tout en se présentant, elle tendit doucement mais assurément sa petite main droit devant elle, ignorant elle-même si elle attendait une poignée de main respectueuse ou un baisemain enjôleur… Elle avait parfois un peu du mal avec les convenances, au grand damne de sa famille…

Ton flegme et ta sympathie aidait visiblement la jeune femme à se détendre. Si bien que son stress se réduisait à présent à une simple petite boule d’incertitude au fond de son estomac qu’elle préférait ignorer pour le moment.

« - Je vous avoue que malgré ma curiosité, je n’ai aucune envie de vous voir pleurer sur ma robe… Non seulement cela risquerait de l’abîmer mais en plus je ne suis jamais très à l’aise avec les personnes tristes… Que diriez-vous, pour éviter de sombrer dans la dépression, de plutôt me parler de vos plus grandes réussites ? Ou alors vos dernières découvertes ?  »

Te laissant simplement le temps d’assimiler ses intentions et ses réflexions, elle plongea les lèvres dans son cocktail pendant un instant, baissant pour la première les yeux et quittant ainsi ton regard pour observer son breuvage, jouant même avec son petit parasol à taquiner le glaçon qui se prélassait tranquillement au milieu des alcools. Elle semblait hésiter un instant avant de finalement se retenir. La question qui lui brûlait les lèvres pourrait bien attendre, elle craignait que tu ne te braque si elle se risquait à évoquer le MACUSA aussi tôt dans la conversation. Au lieu de cela, se mordillant la lèvre pour s’empêcher de parler, elle replongea son regard vers toi pour porter toute l’attention nécessaire à ta réponse, elle devait réfléchir. Cette conversation si gentille était peut-être à tes yeux le simple flirt d’une prostituée de luxe cherchant le bon pigeon, mais pour Rozalind, c’était une partie d’échec qu’elle venait d’entamer.
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MessageSujet: Re: [Clayton & Roza] Que vais-je bien pouvoir faire de vous monsieur Ackley...   Sam 25 Fév - 18:47

*Il croisa ses jambes et se pencha un peu plus vers toi, un joueur de piano entamait une mélodie rythmée et un peu trop forte qui l'obligeait à se rapprocher de ton oreille pour se faire entendre, même s'il s'attendait à une conversation vide et fade qui ne nécessitait pas vraiment autant de soin. Question d'habitude sans doute, il était après tout, pétrit de bonnes manières, du moins de certaines. Ainsi donc, la jeune femme prétendait être passionnées par la flore magique.*

C'est rare de tomber sur une jeune femme aussi enthousiaste sur le sujet, vous êtes étudiante en botanique ou quelque chose comme ça ?

*Il savait très bien que la réponse serait non et qu'elle inventerait probablement une histoire fictive dans laquelle sa maman lui avait transmis son amour pour le jardinage avant que la dragoncelle ne l'emporte, ou encore le souvenir ému d'un professeur de botanique ayant suscité en elle une passion refoulée par son choix de se mettre au service des pauvres. Bref, des fadaises mensongères pour susciter sa compassion tout en feignant une véritable admiration. Il était incroyablement excité à l'idée de découvrir la fable qu'elle allait lui jouer, il n'avait donc aucun mal à se montrer enjoué et sympathique.*

Bien sur, dangereux, miraculeux, curieux, séduisant ou affreux, la végétation est aussi multiple que l'humanité. Je suis sur que ce qu'on vous a enseigné à l'école vous en a déjà convaincu. Sans vouloir fanfaronner, j'ai une grande dextérité aussi bien avec les spécimens dangereux qu'avec les fleurs les plus délicates.


*Dit il d'une voix qui se faisait velours à laquelle une véritable catin aurait saisit le double sens. Elle n'était définitivement pas une étudiante, et un peu idiote à en juger par cette remarque et son rire cristallin. Clayton émit la perfide pensée qu'elle aurait mieux fait de jeter son dévolu sur un magnat de l'industrie, aussi riche que stupide, qu'un scientifique. Qu'à cela ne tienne, la gourgandine avait choisi de se jeter entre ses griffes et il avait bien l'intention d'en profiter. Il commença par saisir la main qu'elle lui tendit et sur laquelle il apposa un à peine perceptible baisemain, au moins pour jouer le jeu de séduction de la ribaude afin qu'elle ne perde pas la confiance qu'il sentait gonfler en elle.*

Enchanté Miss Romanova, je remarque un délicieux accent.


*Délicieusement de l'est, l'endroit d'où provenait les femmes de mauvaises vies les plus réputées. Elle était sans doute une nouvelle recrue mais suffisamment bien élevée pour être directement parachuté auprès des sorciers les plus arrivistes du moment. Les cacahuètes se matérialisèrent sur la table et lui aussi en saisit une, tapant accidentellement contre la main de la jeune auror. Un homme empressé en aurait profité pour la caresser d'un doigt en plongeant dans son regard d'un air affamé, mais il n'était pas en hâte et tenait à la faire ramer un peu.

A la place, il répondit à ses questions d'une manière tout à fait sérieuse, parlant d'une voix assez rapide pour montrer son assurance et lui faire croire qu'il avait avalé son mensonge et se trouvait face à une véritable experte. Il entama ses explications au cours desquelles il espérait bien la perdre.*

Très bien, mettons de côté la futilité de nos vies et parlons de science, Roza. Si vous me connaissez suffisamment pour me reconnaître dans un bar trop sombre, je suppose que vous avez lu tous mes derniers parchemins, laissons-les donc de côté et venons-en au présent. Je suis rentré récemment d'un voyage en Grèce au cours duquel j'ai découvert, en me rapprochant de la macédoine, une plante mutagène qui englue les importuns et les transforme en animaux stupides à l'intelligence primitive et ressemblant à des petits babouins à tête quadrangulaire. Figurez-vous que cette incroyable sorcellerie n'a lieu que lorsque la photonastie de la plante se trouve précisément à 14h12, heure d'été. Fascinant n'est ce pas ? J'ai prélevé quelques angiospermes, dit-il en s'appliquant dans l'articulation de la seconde partie du terme, pour les étudier dans le calme de mon logis. J'espère y déceler le secret de cette incroyable propriété et qui sait, en faire quelque chose d'utile pour le commun. J'y pense... je n'ai toujours pas décidé de son nom. L'usage veut qu'on donne à une plante un nom en accolant affixe et suffixe à la racine latine correspondant à sa nature, mais rien ne nous interdit de lui donner un nom vernaculaire plus fantasque, pourquoi pas le votre pour récompenser cette merveilleuse conversation qui s'entame ?

*Et bim, démerde-toi pour répondre à ça pensait-il.*
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