AccueilAccueil  CalendrierCalendrier  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

Partagez | 
 

 [Clayton & Arthur] Il m'entraînent, au bout de la nuit... Les Niffleurs de minuit !

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
Aller à la page : 1, 2  Suivant
AuteurMessage
Arthur M. Fletcher
Admin
Admin
avatar

Messages : 231
Date d'inscription : 01/12/2016
Etudes, métier : "Y en a qu'appellent ça de la camelote, moi j'appelle ça des trésors..."
Baguette : Bois d'Aubépine, Cheveu de Vélane, 34 cm, souple.

MessageSujet: [Clayton & Arthur] Il m'entraînent, au bout de la nuit... Les Niffleurs de minuit !   Mer 15 Fév - 22:54

Arthur Mondingus Fletcher avait passé la majeure partie de sa vie à faire semblant devant les femmes. Enfant, lorsqu'on lui demandait si sa chère Maman était jolie dans cette robe trop petite et lourde d'environ huit livres de dentelles criardes ; il répondait que oui. Adolescent, quand Tessie Macdonagh (alias « Tronche de mandragore ») lui avait envoyé une vingt-cinquième invitation au bal de fin d'année ; il feignit de n'en avoir pas reçu une seule avec une pugnacité à forcer l'admiration. Le jour même de son mariage, il avait déclamé un « Oui ! » à faire larmoyer un détraqueur, en regardant Eléanor dans les yeux alors qu'il avait encore le goût de sa demoiselle d'honneur dans la bouche. Pour faire plus court, nous aurions pu simplement dire qu'Arthur Mondingus Fletcher était un salaud, un mufle, un scélérat, un mécréant, un fieffé goujet ou, comme le disait sa tendre épouse , « la plus méprisable chiure de demiguise que l'Amérique ait portée. »
C'est grâce à cette capacité de goujaterie hors du commun qu'il se surprit à répondre à sa conquête du soir, aussi vulgaire que peu cultivée :

- Mais non, Mary chérie, c'est un plaisir de sortir avec vous, voyons...

La cocotte rougit en gloussant et se cacha derrière son éventail alors qu'il leur cherchait une place, dans l'ombre. C'était la première fois qu'il venait au cabaret accompagné et il ne comptait pas subir les railleries de ses compagnons de beuverie. Elle reprit, persuadée que c'était là le signe d'une cour assidue et sincère :

- Oh, vous ne trouvez pas cela trop habillé ?
- Je... Trop habillé ? Tout dépend du contexte, pour un examen proctologique, si. Pour ce que nous faisons ici cela ira bien, lui répondit-il en scrutant du regard le reste de la salle.

Elle gloussa à nouveau, ne comprenant vraisemblablement pas ce que voulait dire « proctologique » et s'éventa en se renversant théâtralement en arrière. Arthur leva les yeux au ciel, une fois encore, il n'avait pas choisi le prochain prix Serdaigle de Médicomagie, mais comme il se plaisait à le dire, elle correspondait tout à fait à son style de femmes : consentante.

_________________
C'est pas moi, M'sieur l'agent
Vous passerez l'bonjour à vot'femme, quelle charmante personne... Comment je la connais... Je... Je... Eh merde.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Clayton Ackley
Sérial Posteur
Sérial Posteur
avatar

Messages : 270
Date d'inscription : 08/02/2017
Age : 31
Etudes, métier : Botaniste/Herboriste, Globe-trotteur
Baguette : Bois de vigne, Épine de monstre du Fleuve Blanc, 33cm, flexible

MessageSujet: Re: [Clayton & Arthur] Il m'entraînent, au bout de la nuit... Les Niffleurs de minuit !   Mer 15 Fév - 23:49

*Nous étions vendredi soir, le début du week end d'une semaine qui avait été aussi ennuyante que pouvait l'être la vie New-Yorkaise quand on était blasé de ses mondanités et de ses soirées trop arrosées. Ces dernières s'étaient enchaînées avec un trop grande précipitation pour le foie de n'importe qui, mais pas pour celui de Clayton. A l'époque où ses camarades d'Ilvermony avaient tenté de noyer leurs acnés sous la potion Spot-Stop, lui avait commencé à mettre la même assiduité à utiliser son foie pour noyer son chagrin. 15 ans après, si sa confiance aveugle en ce bel organe (on parle toujours du foie, t'emballe pas lecteur) était totale, il n'aurait pourtant pas aimé se retrouver pour un tête à tête avec lui sachant que ses belles illusions d'une idylle sans faille et indestructible seraient mises à mal par le spectre de la cirrhose.

Alors qu'il aurait pu enfin passer cette soirée pépère dans son logis indécemment bourgeois, l'appelle de l'opulence l'avait encore emporté et il s'était retrouvé seul, dans un cabaret mal-famé à observer un piètre numéro alliant un nain contorsionniste et une ballerine déchue devenue effeuilleuse. Il comptait bien pourtant profiter de cette soirée en solitaire pour ne pas avoir à faire semblant de rire et sourire à une bande d'aristocrates qui, au mieux l’indifférait, au pire lui procurait autant de plaisir qu'un examen de la prostate pratiquée par un hippogriffe. La solitude le rendait vulnérable, une vulnérabilité à laquelle il n'était pas capable de faire face à moins de se retrouver perdu dans les montagnes népalaise à chercher la légendaire vigne vul-nut ou, à défaut, d'avoir un cocktail digne de ce nom à la main. Et « digne » n'était définitivement pas un adjectif qu'on pouvait attribuer au contenu du verre qu'on lui avait servi, lequel était tout aussi médiocre que le numéro proposé.

Faisant fit des convenances, il balança le contenu de son verre avec dégoût dans une plante qui manifestement en avait bu d'autres, et passa derrière le comptoir avec un naturel qui interdisait toute réplique au barman. Tournant le dos à la salle, il entreprit de se confectionner un breuvage aussi subtil que possible au vu des bouteilles bon marché en présence.*
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Arthur M. Fletcher
Admin
Admin
avatar

Messages : 231
Date d'inscription : 01/12/2016
Etudes, métier : "Y en a qu'appellent ça de la camelote, moi j'appelle ça des trésors..."
Baguette : Bois d'Aubépine, Cheveu de Vélane, 34 cm, souple.

MessageSujet: Re: [Clayton & Arthur] Il m'entraînent, au bout de la nuit... Les Niffleurs de minuit !   Jeu 16 Fév - 13:06

Plus la douce et bête Mary parlait, plus Arthur regrettait son choix. La soeur de la jeune femme n'avait, certes, pas son opulente poitrine, mais elle semblait avoir la capacité de conjuguer un passé composé sans froncer les sourcils sous la réflexion. Il s'imagina glisser sa virilité dans sa bouche pour la faire, enfin, taire lorsqu'elle souffla quelque chose qui manqua de le faire tomber de sa chaise.

- C'était fort difficile de supporter ce médicomage qui me tripotait, m'voyez ? C'est ensuite qu'il *Froncement de sourcil* m'a dit que j'avais chopé la dragoncelle. Voyez, je... *Nouveau froncement* j'ai mis du fond de teint, sinon on aurait aperçu que le contour verdissait déjà.

Au secours. Partir. Vite. D'un bond, le couard des bas fonds se leva. Mary, malgré sa difficulté à évaluer les causes d'un événement, se doute que cela n'était pas très bon pour elle. Elle papillonna du regard et minauda :

- Où donc allez-vous, mon hippogriffe fou ?

- Chercher à boire ma douce, mentit-il en se dirigeant le plus vite possible vers le comptoir.

Il souffla et posa une main sur le zinc. Il fronça un sourcil en ne reconnaissant pas le barman. Le cabaret avait du faire de sacrées recettes, le nouveau venu avait l'air d'un petit aristo déchu. Il glissa un billet de 5 dragots sur le comptoir, discrètement et murmura :

- Bonsoir jolicoeur, on ne te l'a peut-être pas encore dit, mais ici je suis plutôt connu.

Il montra du doigt une photographie animée encadrée de lui ivre mort et hilare surmontée de la mention "LAUREAT DU CONCOURS D'APNEE ALCOOLISEE 1924" et, sa bonne mère s'en retournerait dans sa tombe, en parut fier comme un poux de Scrout.

- Du coup, il est d'usage de me filer un coup de main contre pourboire quand je suis empêtré avec une femelle disgracieuse ou quand ma femme débarque. Viens dans cinq minutes, affolé et dit qu'on demande le Grand Arthur Fletcher au chevet de sa grand-mère mourante. Insiste bien sur le "grand".

_________________
C'est pas moi, M'sieur l'agent
Vous passerez l'bonjour à vot'femme, quelle charmante personne... Comment je la connais... Je... Je... Eh merde.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Clayton Ackley
Sérial Posteur
Sérial Posteur
avatar

Messages : 270
Date d'inscription : 08/02/2017
Age : 31
Etudes, métier : Botaniste/Herboriste, Globe-trotteur
Baguette : Bois de vigne, Épine de monstre du Fleuve Blanc, 33cm, flexible

MessageSujet: Re: [Clayton & Arthur] Il m'entraînent, au bout de la nuit... Les Niffleurs de minuit !   Jeu 16 Fév - 14:00

*Il ajouta la dernière touche à son cocktail en soufflant doucement le mélange de 4 épices qu'il avait versé dans sa main afin de le doser avec la délicatesse d'un artiste, puis souleva son verre pour en examiner la couleur pourpre aux reflets d'argent à la lumière faiblarde des lampions. Enfin il se donna le droit d'humer théâtralement le parfum de l'exquis breuvage, comme une façon d'emmerder l'ivresse vulgaire des manants. Après avoir trempé ses lèvres dans le verre, il fit rouler le liquide sur sa langue en poussant un léger soupir d'aise. Ses yeux se rouvrir a nouveau avec un peu trop de vivacité pour le moment lorsqu'il entendit qu'on l'hélait en le prenant pour un simple serveur. Souriant au surnom qu'il trouvait étonnement flatteur, il écouta passivement ce qui était manifestement un scélérat, l'instruire rapidement de sa mauvaise posture. Il jeta même un coup d’œil appliqué sur la photo montrant l'homme dans toute sa gloire, puis lui fit un petit oui de la tête signifiant par là qu'il avait été entendu.

Il attendit que l'homme se soit éloigné pour reprendre sa divine dégustation, puis prépara un autre cocktail de sa confection, avant d'enfin se rendre dans la salle où l'hominidé conversait avec une femme vulgaire que la nature avait généreusement doté d'atours. Il posa son verre sur une table vide placé légèrement en avant sur leur droite, et en tira une chaise qu'il retourna face aux tourteaux. Il prit place à cheval en croisant les bras sur le dossier, tête reposée, dans une attitude discourtoise. Son regard glissa vers la femme.*

Il m'a chargé de vous dire qu'il souhaitait éviter toute forme de copulation avec vous en raison des pustules qui sont en train d’apparaître sous le craquement de votre fond de teint bon marché. J'étais censé raconter une histoire de grand-mère mourante où je ne sais plus quelle commune fadaise du même genre mais ce type de mensonge sans créativité m’ennuie alors... Ah, j'allais oublier, cet homme est grand. Sur ce, je vous souhaite une bonne soirée.

*Il glissa le billet de 5 vers la pulpeuse gourgandine et se leva, retournant sa chaise pour s'attabler, tenant entre ses doigts le pieds du verre, prêt à le dégainer en ultime défense au cas où l'homme serait du genre suffisamment colérique pour vouloir lui mettre un gnon.*
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Arthur M. Fletcher
Admin
Admin
avatar

Messages : 231
Date d'inscription : 01/12/2016
Etudes, métier : "Y en a qu'appellent ça de la camelote, moi j'appelle ça des trésors..."
Baguette : Bois d'Aubépine, Cheveu de Vélane, 34 cm, souple.

MessageSujet: Re: [Clayton & Arthur] Il m'entraînent, au bout de la nuit... Les Niffleurs de minuit !   Jeu 16 Fév - 14:28

Lorsqu'il revint à table, Arthur inonda, comme une excuse, la jeune malade d'une avalanche de compliments et de sourires tous plus hypocrites les uns que les autres. Il en était à la comparaison du visage de la damoiselle avec la face de la lune -sans mentionner les cratères qui étaient le seul lien véritable entre les deux astres- lorsque le barman s'assit face à eux. Il arqua un sourcil. Son instinct d'ivrogne chapardeur lui indiqua que, comme le disait si bien Eléanor ça allait "Chier pour sa face de niffleur mal dégrossi". Il desserra son foulard nerveusement en l'écoutant.

- Il m'a chargé de vous dire qu'il souhaitait éviter toute forme de copulation avec vous en raison des pustules qui sont en train d’apparaître sous le craquement de votre fond de teint bon marché. J'étais censé raconter une histoire de grand-mère mourante où je ne sais plus quelle commune fadaise du même genre mais ce type de mensonge sans créativité m’ennuie alors... Ah, j'allais oublier, cet homme est grand. Sur ce, je vous souhaite une bonne soirée.

Mary, malgré ses avantages mammaires indéniables, avait réellement l'esprit très lent. Elle se contenta de sourire bêtement durant cinq secondes avant de comprendre qu'Arthur avait été vilain et que les pustules "A peine visibles, Mary Chérie, votre beauté fait de l'ombre aux danseuses !" l'avait rebuté. Elle se leva alors avec un sens tragique quasi-français et lui décocha une gifle terrible. Le bruit fit à peine tourner quelques regards qu'Arthur ignora, trop occupé à récupérer les cinq dragots déposés sur la table. Alors que la cocotte quittait le cabaret en sanglotant, l'escroc se rendit compte que le barman -le vrai- avait repris son poste. Il alla lui commander un verre qu'il s'arrangea pour ne pas payer et se dirigea vers l'imposteur en massant sa joue endolorie. Il grogna :

- Je suppose que je l'avais méritée. Mais vous avez brisé le coeur de cette pauvre fille mon bon monsieur. N'avez donc pas de pitié pour ces pauvres animaux sans défense ?

Il s'assit en face de lui et finit par sourire.

- Au moins j'ai gagné au change.

_________________
C'est pas moi, M'sieur l'agent
Vous passerez l'bonjour à vot'femme, quelle charmante personne... Comment je la connais... Je... Je... Eh merde.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Clayton Ackley
Sérial Posteur
Sérial Posteur
avatar

Messages : 270
Date d'inscription : 08/02/2017
Age : 31
Etudes, métier : Botaniste/Herboriste, Globe-trotteur
Baguette : Bois de vigne, Épine de monstre du Fleuve Blanc, 33cm, flexible

MessageSujet: Re: [Clayton & Arthur] Il m'entraînent, au bout de la nuit... Les Niffleurs de minuit !   Jeu 16 Fév - 14:48

*Alors qu'il regardait le numéro suivant : une ventriloque bedonnante essayant d'imiter sans y parvenir l'interprète du célèbre tube du moment « L’œil du Gobelin », le son de la gifle parvint à ses oreilles avec un train de retard, étrangement. Souriant, il sortit une cigarette pour accompagner ce moment de félicité. Quelques minutes passèrent durant lesquels le beuglement de « l'artiste » lui firent frissonner les tympans et pas de plaisir, quand l'homme qu'il avait quelque peu malmené revint vers lui, et il n'avait pas l'air d'avoir envie d'en découdre.*

Je vois que vous êtes bon joueur, c'est une qualité rare.

*Il allait lui indiquer de s'asseoir en sa compagnie mais l'impudent le prit de court.*

Je suis certain que vous n'êtes pas son premier chagrin, et manifestement elle s'en est toujours remise jusqu'à présent. Et vous ne lui causerai jamais plus de tort que celui qui lui a refilé la dragoncelle, ce genre de minaude attrape rarement leur maladie en allant baigner les pieds des pauvres. En outre, je n'ai fait que répéter ce que vous m'avez dit, j'ai juste omis de lui parler de votre femme, mais je pense que vous me pardonnerez ce petit oubli.

*Il poussa son cocktail qu'il n'avait pas encore touché vers l'homme, les événements lui donnait tout de même envie de le lui offrir d'une autre manière.*

Vous gagnez doublement au change.

*Ajouta-t-il en désignant du menton l'eau glouglouss bas de gamme qu'il tenait encore dans sa main*

Clayton Ackley. Et vous êtes ?
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Arthur M. Fletcher
Admin
Admin
avatar

Messages : 231
Date d'inscription : 01/12/2016
Etudes, métier : "Y en a qu'appellent ça de la camelote, moi j'appelle ça des trésors..."
Baguette : Bois d'Aubépine, Cheveu de Vélane, 34 cm, souple.

MessageSujet: Re: [Clayton & Arthur] Il m'entraînent, au bout de la nuit... Les Niffleurs de minuit !   Jeu 16 Fév - 18:50

L'escroc baissa le regard lorsque la ventriloque sans talent lui fit un clin d'oeil lubrique. Il déglutit et se jura une énième fois de tenir son pénis en laisse la prochaine fois qu'une paire de cuisses daignait s'ouvrir sur leur passage.

- Je vois que vous êtes bon joueur, c'est une qualité rare.
- Il est facile de l'être lorsqu'on gagne plus que la mise de départ, répondit-il sobrement en retirant son foulard totalement.

Il n'avait plus à faire semblant d'être un gentilhomme, après tout. Il remercia mentalement son nouveau compagnon de beuverie de ne pas avoir mentionné sa femme. Eléanor, malgré sa croupe en forme de coeur, était une furie hystérique qui débarquait une fois tous les mois au cabaret et hurlait des insanités à faire rougir un forban jusqu'à ce qu'Arthur daigne rentrer à la demeure conjugale, la mine basse et l'oeil humide de repentir -feint- sous les quolibets des autres ivrognes. Lorsque l'inconnu lui tendit un verre, il arqua un sourcil et sourit comme un bienheureux.

- Vous allez me dire que mon père est un Niffleur qui a volé tous les diamants du monde pour les mettre dans mes yeux, me tripoter entre deux numéros et finir par larmoyer contre mon épaule en me parlant de feu Madame votre mère, cette femme si dure et pourtant si aimante ? Parce qu'il me faudra un second verre dans ce cas ...

Un nouveau numéro entra en scène. Deux gobelins en minuscule tenue de boxer s'allongeait des droites sous les applaudissements véhéments de l'assemblée.

- Oh, mon numéro préféré ! Celui en vert est le plus hargneux. C'est Noenoeil -il est borgne- on dit qu'il a déjà terrassé un troll des montagnes on lui mordant les parties...

Il se tourna quelques secondes pour prendre un pari avec la table de derrière et finit par répondre :

- Arthur Mondingus Fletcher, trafiquant d'art sorcier et gobelin ainsi que de toutes autres choses, proxénète et mari indigne. Enchanté.

_________________
C'est pas moi, M'sieur l'agent
Vous passerez l'bonjour à vot'femme, quelle charmante personne... Comment je la connais... Je... Je... Eh merde.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Clayton Ackley
Sérial Posteur
Sérial Posteur
avatar

Messages : 270
Date d'inscription : 08/02/2017
Age : 31
Etudes, métier : Botaniste/Herboriste, Globe-trotteur
Baguette : Bois de vigne, Épine de monstre du Fleuve Blanc, 33cm, flexible

MessageSujet: Re: [Clayton & Arthur] Il m'entraînent, au bout de la nuit... Les Niffleurs de minuit !   Jeu 16 Fév - 22:30

*Son regard alla de la ventriloque qui avait cessé de mugir à son nouveau compagnon d'un soir, leur tentative d'échange de regard langoureux n'étant pas passé inaperçu.*

Celle-ci au moins n'est pas jalouse pour que vous vous affichiez en compagnie de nouvelles conquêtes juste sous sa bedaine ! Ne le prenez pas mal, mais surtout ne cherchez jamais à m'enseignez vos secrets de séduction. Encore que celle qui était à votre table ne devait pas être si mal il y a quelques mois à peine.

*Il appela un serveur pour avoir un nouveau verre rempli. Il demanda le meilleur vin qu'ils avaient, on lui servit une piquette infâme.*

Vous avez aussi le sens de la flatterie. Si cette tirade est destinée à tester mon niveau de tolérance, sachez qu'il est bien au dessus encore. Mais rassurez vous au moins sur un point, vous vous serez étalez sur votre vie familiale bien avant moi. Je n'aime pas beaucoup parler de ce qui a été, encore moins quand c'est ennuyeux.

*Il lui fit un clin d’œil qui avait un je-ne-sais-quoi d'aguicheur et entreprit de relever le défi qui se présentait à lui, à savoir ingurgiter le contenu de son verre. Il t'écouta parler des Gobelins et prit bien note de ton pronostic, ce fut d'ailleurs ce qui le décida à mettre quelques dragots sur l'autre. Il attendait avec patience l'issue du combat qui était de loin ce qu'il avait vu de meilleur ce soir.*

Je vois que j'ai à faire à un véritable touche à tout. Vous venez de gagner toute mon admiration, surtout pour le proxénétisme. Je viens d'embaucher une bonne et je crains déjà de ne pas être en mesure de conserver toute ma raison, et je vous dis ça alors que je ne l'ai rencontré que 5 minutes à peine. Hélas pour nous, les femmes ont été mieux dotées du sens de l'esthétisme et de l'ordre, je m'en suis cruellement rendu compte en me prenant un logis... Mais je ne fais que parler sans fin et oublie de vous donner le change, je suis botaniste.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Arthur M. Fletcher
Admin
Admin
avatar

Messages : 231
Date d'inscription : 01/12/2016
Etudes, métier : "Y en a qu'appellent ça de la camelote, moi j'appelle ça des trésors..."
Baguette : Bois d'Aubépine, Cheveu de Vélane, 34 cm, souple.

MessageSujet: Re: [Clayton & Arthur] Il m'entraînent, au bout de la nuit... Les Niffleurs de minuit !   Sam 18 Fév - 20:33

Arthur plongea ses lèvres dans le cocktail irisé que son nouvel ami -arrivé directement en 3ème position de sa liste d'amis les plus sympas qui en comportait quatre ; juste avant la pâtissière allemande de son quartier qui lui lançait des bouts de brioche lorsqu'il passait et après le chien de ses voisins- lui avait offer et en savoura la subtilité, inhabituelle dans ce cabaret mal famé. Il sourit et reprit :

- Effectivement, il ne vaut mieux pas que je vous donne mes techniques de séduction féminine. Elles sont inefficaces et se soldent bien trop souvent par une main courante.

Il regarda le serveur déposer ce qu'il prit à l'odeur pour du vinaigre sur la table avant de continuer.

- C'est qu'au fond les femmes n'ont pas tant d'intérêt à être séduites, mon cher. Elles sont comme les papillons de nuit. Le danger les attire et au fond la brûlure qu'on leur inflige est la raison même de leur existence. Basique. Pas d'intérêt. Ou si peu. Moi ce que je préfère, c'est séduire les hommes.

Un ivrogne attablé derrière eux s'esclaffa bruyamment à cette dernière phrase. Arthur roula des yeux et se tourna pour lui allonger un uppercut bien plus précis que les petites tapes que s'échangeaient les deux gobelins. L'un d'entre eux s'arrêta même pour déposer son œil unique et surpris sur l'homme à terre. Les femmes gloussèrent, les hommes parièrent jusqu'à ce que le barman -le vrai- n'attrape le rieur par le fond de son pantalon pour le faire sortir, gratifiant tout de même Arthur d'un regard sévère et de la menace de faire mander Miss Fletcher en personne si cela venait à se reproduire. Arthur grogna et reprit sa place après avoir vérifié qui avait eu le bon goût de parier sur lui autour de la table.

- Croyez pas que j'suis d'ce bord là, hein. Non pas qu'j'ai grand chose contre les sodomites, loin de là, ça me laisse plus de femmes pour moi. C'est juste que ce que je voulais dire par là c'est qu'il y a bien plus de gloire à séduire l'esprit d'un homme qui ne sera pas faussé par l'envie qu'ont les femmes de se glisser dans mon lit. J'aime bien mieux séduire par ma gouaille et mes qualités d'esprit que par la taille -pourtant nettement supérieure à la moyenne- de mes attributs familiaux.

Il reprit le verre et en vida presque la moitié. La chaleur du spiritueux sur sa langue dilata sa pupille. Il commençait enfin à se sentir bien. Mettre une rouste à l'ivrogne l'avait mis dans de bonnes dispositions de conversation. En plus, Noenoeil avait reprit l'avantage. Il parut particulièrement intéressé par la profession de botaniste de Clayton mais n'en dit rien pour le moment, il savait abattre ses cartes en temps voulu.

- Concernant votre bonne, si elle a deux bras, deux jambes et qu'elle n'est pas pourrie de la cave au plancher, je vous la recycle quand vous voulez. Si on investit un peu au départ pour une rénovation extérieure et quelques bouts de lingerie, on peut facilement en tirer 100 dragots la semaine. Et si par un miracle de Morgane cette enfant du démon est encore vierge, c'est facilement 250 dragots pour la première nuit.

_________________
C'est pas moi, M'sieur l'agent
Vous passerez l'bonjour à vot'femme, quelle charmante personne... Comment je la connais... Je... Je... Eh merde.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Clayton Ackley
Sérial Posteur
Sérial Posteur
avatar

Messages : 270
Date d'inscription : 08/02/2017
Age : 31
Etudes, métier : Botaniste/Herboriste, Globe-trotteur
Baguette : Bois de vigne, Épine de monstre du Fleuve Blanc, 33cm, flexible

MessageSujet: Re: [Clayton & Arthur] Il m'entraînent, au bout de la nuit... Les Niffleurs de minuit !   Sam 18 Fév - 23:22

*Il but quelques gorgées mais finit par renoncer définitivement au liquide sirupeux suffisamment vinaigré pour déboucher une canalisation après le passage d'un géant des montagnes qui aurait abusé d'un chili trop épicé. Il remercia Morgane d'avoir eu le bon sens de se délecter d'un verre de sa confection un peu plus tôt, et sentit la naissance d'une larmichette se former au coin de sa glande lacrymale en voyant son second chef-d’œuvre de la soirée disparaître trop vite entre les lèvres de son comparse. Mais Clayton était un homme fort, il en avait vu d'autres. Il avait bravé des tempêtes au Sahara, navigué sur des rafiots vermoulus des soirs d'orages, gravit quelques montagnes, survécu 6 mois à une relation passionnelle avec une femme mariée, et monté à l'aide seulement d'une corde au plus haut arbre qu'on avait vu de mémoire d'homme. Alors Clayton ravala sa larme et continua à faire connaissance avec l'olibrius comme si de rien n'était.*

Tout compte fait, je vais peut être prendre vos cours, ils pourraient m'être utile pour me débarrasser d'une damoiselle trop encombrante, puisque à vous écouter vous excellez à ce jeu. Encore que, le fait que vous soyez marié, et que votre dame semble toujours dans les parages, égratigne quelque peu la réputation que vous cherchez à vous faire.

*Il était en train de terminer sa cigarette de filet du diable, copie conforme des cigarettes des non-maj le goût mis à part, un calque nécessaire dans une ville où les sorciers ne possédaient pas même un quartier qui leur était réservé. Il savait déjà qu'il aurait besoin d'en enchaîner une seconde pour combler l'absence d'une coupe entre ses doigts fins. Un nouveau sourire, accompagné cette fois d'un ricanement à peine perceptible, prit naissance sur ses lèvres lorsqu'il entendit un homme se scandaliser dans leur dos. Alors que son comparse lui décrochait une droite, lui même ne prit pas même la peine de se retourner pour y jeter un œil, étant homme à s'amuser surtout des querelles qui l'entourent.*

J'en conclue donc que vous cherchez à me séduire. La question restant en suspend est « à quels fins ? ».

*Il souriait toujours en regardant le combat droit devant lui, alors que dans sa vision périphérique, Arthur sautillait sur sa chaise en regardant autour de lui, observant les réactions d'autrui, espérant manifestement avoir captivé l'assistance. Il attendit que l'homme se soit calmé pour ajouter une interrogation posée avec le flegme d'un dandy anglais.*

Et moi, est ce que je vous séduis ?

*Il tourna lentement son visage et sonda les pupilles rondes comme des billes de son interlocuteur, et poursuivi son discours comme si de rien était.*

Je crois qu'elle est vierge. Il se pourrait même qu'elle soit jolie.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Arthur M. Fletcher
Admin
Admin
avatar

Messages : 231
Date d'inscription : 01/12/2016
Etudes, métier : "Y en a qu'appellent ça de la camelote, moi j'appelle ça des trésors..."
Baguette : Bois d'Aubépine, Cheveu de Vélane, 34 cm, souple.

MessageSujet: Re: [Clayton & Arthur] Il m'entraînent, au bout de la nuit... Les Niffleurs de minuit !   Lun 20 Fév - 18:36

Après une lutte qui sembla durer des heures, Noenoeil envoya son comparse au tapis. L'ensemble de la salle se leva comme un seul homme. Les ivrognes agitaient leurs paris à la manière des femmes de marin éplorées leur mouchoir sur le quai d'un port. Arthur ne manqua pas à l'appel et bondit sur ses jambes en exultant bruyamment. Un observateur attentif aurait cependant remarqué que son œil n'avait pas la lueur aqueuse et émue de l'euphorie que partageaient l'ensemble des parieurs. Il était au contraire vif et avisé. Il profita de ce moment de liesse collective pour glisser sa main droite sur la table voisine et saisir les mises de ses compagnons qu'il cacha sans un mot dans un pli de sa veste. Il sourit poliment à Clayton et entreprit de se rasseoir lorsqu'une cocotte de la table cambriolée sembla remarquer quelque chose. Il l'attrapa donc par la taille avec force et la pencha en arrière pour l'embrasser passionnément, feignant une réaction de victoire un peu trop expensive. Elle se laissa faire en gloussant et ne pensa plus du tout à la table. Il roula des yeux et essuya le fond de teint argileux qu'elle avait déposé sur ses lèvres avec sa manche. Il se rassit enfin et sourit à la question de son nouveau compagnon de boisson.

- A quelles fins ? Soupira-t-il. Quelle triste question, mon cher. Pourquoi vouloir le savoir ? C'est perdre tout l'intérêt du jeu. C'est comme savoir l'identité du meurtrier avant de mener une enquête, comme savoir quelle MST on chopera au contact de notre fille du soir, comme savoir à quelle heure et de quoi on mourra. Si l'on sait dès le début, le jeu ne vaut pas la peine que l'on se donne. Laissez-vous surprendre. Et puis, pourquoi faudrait-il simplement que je sois motivé par un quelconque dessein ? Pourquoi la séduction ne se suffirait-elle pas à elle-même ?

Il termina son verre d'une poigne quasi-bretonne et ferma les yeux un instant. La table voisine -ne s'étant pas encore apercue de son infortune- paya sa tournée. Deux pintes de bière gobeline furent déposer devant eux. Cette soirée était décidemment de bien meilleure tournure qu'il ne s'y était attendu. Il s'apprêtait à la savourer pleinement lorsque la valse des paris entama son rythme cupide et ridicule. Un duo de grisettes se dirigea vers eux en roulant les hanches. Attirées par le gain des parieurs victorieux, elles attendaient souvent la fin des combats pour venir papillonner autour de leurs tables. Habitué, Arthur roula à nouveau des yeux. Une blonde à la moue boudeuse et au décolleté plongeant jeta son dévolu sur Clayton et entreprit de jouer avec sa cravate en minaudant pendant que sa comparse rousse doté d'une paire de hanches à se damner glissa ses doigts frêles dans la chevelure hirsute d'Arthur. Il entreprit de les ignorer avec une arrogance de grand prince et répondit à Clayton :

- Vous êtes richement vêtu, avez le vocabulaire précis d'un médicomage en consultation et visiblement une addiction prononcée pour l'alcool. Qui ne trouverait pas l'image même de la décadence séduisante ?

Il lui sourit avec connivence et leva sa pinte :

- A vous !

_________________
C'est pas moi, M'sieur l'agent
Vous passerez l'bonjour à vot'femme, quelle charmante personne... Comment je la connais... Je... Je... Eh merde.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Clayton Ackley
Sérial Posteur
Sérial Posteur
avatar

Messages : 270
Date d'inscription : 08/02/2017
Age : 31
Etudes, métier : Botaniste/Herboriste, Globe-trotteur
Baguette : Bois de vigne, Épine de monstre du Fleuve Blanc, 33cm, flexible

MessageSujet: Re: [Clayton & Arthur] Il m'entraînent, au bout de la nuit... Les Niffleurs de minuit !   Mar 21 Fév - 1:07

*Le match était terminé et Clayton avait parié sur le mauvais chev... gobelin. Peu importe la perte, cela lui avait permis d'apprendre au moins une chose : malgré l'apparence de total abruti que l'homme se donnait, il était plus retors, mieux renseigné et possédait bien plus d'astuce que son apparence le laissait présager. Il était sans nul doute le genre d'homme capable de vous sortir de n'importe quel pétrin si on y mettait le prix... et de vous en mettre dans un encore plus grand se faisant, mais l'intérêt restait certain.

Tout le monde se levait pour hurler, brandir leur pari, réclamer leur dû ou contester la décision, Fletcher au même titre que les autres. Pour sa part, Clayton demeura assis sa cigarette à la main et observa tout ce petit monde l'entourant, le sourire aux lèvres. Dans l'euphorie, quelqu'un tapa dans la table et le vin se renversa, terminant son existence dans le sol crasseux d'où on aurait jamais du l'extraire. A cette hauteur, il ne manqua pas le geste de fauche qu'eut son nouveau compagnon. Une note de plus : ne jamais rien laisser de compromettant à sa portée.*

J'aime savoir ce qui m'attend en effet, et j'ajouterais qu'il vous est facile de déclamer le contraire quand vos gestes emportés envers n'importe quel individu à l'apparence vaguement femelle révèle que vous ne devez plus craindre beaucoup de ces MST. La plupart ne s’attrapent qu'une seule fois.

*Deux pintes vinrent remplacer leurs verres vides, un moindre mal. La bière est amère et âpre par nature, plus ou moins certes, mais elle ne vous prenait pas en traître comme le faisait l'inconstance du vin. Il se laissa facilement tenté par le breuvage, et en but une bonne rasade qui aurait pu laisser deviner ses origines plus que modeste. Un homme vint lui réclamer l'argent de son pari perdu que Clayton lui tendit distraitement entre deux doigts : 30 dragots de perdu moins dans sa bourse, la soirée coûtait cher.*

Je suis meilleur parieur aux courses de centaures, mais vous savez ce que l'on dit, malheureux aux jeux...

*Dit-il sans grande conviction alors qu'une pouliche abusivement parfumée vint s’asseoir sur ses genoux sans lui en demander l'autorisation, l'obligeant à se démettre le cou pour réussir à croiser le regard de son comparse par dessus le décolleté pigeonnant lui bouchant la vue. L'indigente osait jouer en plus avec sa cravate en soie de chez Coco Spell en, la faisant tourner entre ses doigts aux ongles rouges typiques des prostituées.*

Vous mettez trop de zèle à me flatter, je vais finir par croire à vos belles paroles.

*Il incita la catin à se lever et là fit partir plus loin, non sans oublier de lui prodiguer une petite tape sur les fesses qui la fit ricaner, un geste lui laissant croire qu'il reviendrait la chercher une fois l'affaire en cours conclue avec son acolyte chapardeur. Il trinqua ensuite.*

A moi puisque c'est là votre désir, et à vos MST, puissiez-vous vous les garder !... Pitié, ne me dites pas que la suite du spectacle est une démonstration de jonglage par des elfes de maison.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Arthur M. Fletcher
Admin
Admin
avatar

Messages : 231
Date d'inscription : 01/12/2016
Etudes, métier : "Y en a qu'appellent ça de la camelote, moi j'appelle ça des trésors..."
Baguette : Bois d'Aubépine, Cheveu de Vélane, 34 cm, souple.

MessageSujet: Re: [Clayton & Arthur] Il m'entraînent, au bout de la nuit... Les Niffleurs de minuit !   Mar 21 Fév - 13:37

- Cela fait bien longtemps, mon cher que les elfes de maisons jongleurs n’intéressent  plus personne... C'est so 1923. Non maintenant on jongle avec les elfes. C'est quand même d'un standing supérieur, m'voyez.

L'artiste censé représenter le-dit standing fit son entrée en scène sous les acclamations toujours plus avinées de la foule. Trésor, un troll des montagnes d'une tonne vêtu d'une fraise et de bracelets de force salua la foule en poussant un grognement humide s'apparentant à un rot.

- Il me rappelle ma mère, souffla Arthur avec émotion.

Une gobeline en petite tenue -son assistante- fit rouler sur scène une petite cage où s'entassaient en gémissant trois elfes de maison plus lassés que terrorisés. Un air de musique de foire sortit péniblement d'un gramophone enchanté grésillant. La salle se mit à battre des mains en rythme. Arthur se demanda ce que cette inattention collective pouvait lui rapporter mais, il devait se l'avouer, il avait détroussé toutes les tables avoisinantes. Il souffla de déception et jeta un oeil à Trésor le bien nommé qui se mettait en jambe -qu'il avait gigantesque- en jonglant lentement avec un seul des elfes. La pauvre créature accusait chaque choc en geignant. Arthur fronça un sourcil.

- Il n'est pas en rythme avec la musique. Cela est décevant tout de même. Je préfère le jeudi de toutes façons. On jette une bourse de 10 dragots au milieu de deux grisettes et on parie sur celle qui arrachera le plus de cheveux à l'autre.

Il gloussa à ce souvenir visiblement chéri et secoua la tête avant de prendre un air bien plus sérieux. Il toussota. Pour se redonner un minimum de contenance, il plongea le nez dans sa chope. La bière gobeline n'était pas la pire pisse d'hippogriffe de New York mais il lui préférait de loin celle des nains. Plus corsée bien qu'un peu plus chère. Et puis, l'avarice des nains n'étaient pas aussi reconnue que celle des gobelins. Il suspectait ces derniers de couper leur bière avec certains liquides dont la provenance cumulait le double avantage d'être gratuite et quotidienne.

- Vos faveurs ne se portent qu'envers l'alcool où j'ai bien reconnu l'odeur du filet du diable dans votre cigarette de tout à l'heure ?

Un sourire charmeur étira les lèvres trop usées de baisers mal donnés d'Arthur.

_________________
C'est pas moi, M'sieur l'agent
Vous passerez l'bonjour à vot'femme, quelle charmante personne... Comment je la connais... Je... Je... Eh merde.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Clayton Ackley
Sérial Posteur
Sérial Posteur
avatar

Messages : 270
Date d'inscription : 08/02/2017
Age : 31
Etudes, métier : Botaniste/Herboriste, Globe-trotteur
Baguette : Bois de vigne, Épine de monstre du Fleuve Blanc, 33cm, flexible

MessageSujet: Re: [Clayton & Arthur] Il m'entraînent, au bout de la nuit... Les Niffleurs de minuit !   Mer 22 Fév - 17:30

*Le botaniste se délecta quelques instants du divertissement présenté. Le numéro était simple, les costumes basiques, la mise en scène bas de gamme, pourtant il y avait quelque chose de distrayant à voir les pauvres créatures couiner toutes en cœur, voltigeant sous les coups d'un troll se tenant de guingois en raison des talons rose dont on l'avait affublé.

Un petit rire s'échappa de ses lèvres à la remarque sur la mère de Fletcher, se disant que ce Troll là au moins, devait être l'une des seules créatures que l'homme ne serait pas prêt de saillir. Une chance à laquelle le monstre n'avait probablement pas conscience... encore que, un hybride mi-humain, mi-troll (sans présager duquel des deux parents serait le plus responsable des gênes troll) serait une curiosité fort intéressante.*

A Bangkok, les saltimbanques jonglent avec des cornes d’éruptifs enflammées. C'est un spectacle captivants hélas, qui a fait de nombreux morts.

*Il pinça les lèvres en faisant un « non » de la tête exprimant tout la désolation que ce fait lui inspirait. Les nombreuses victimes avaient incité le gouvernement à interdire la pratique, rendant ce spectacle magnifique rarissime, ce qui était bien dommage... Le trafic de corne d’éruptif le concédait d'autant.

Il agita positivement la tête à l'évocation de ses cigarettes et en profita pour sortir sa boite en fer pour lui en tendre une, devinant que s'il lui en donnait l'occasion, il n'aurait aucune honte à lui embarquer tout l'étui. Il n'en proposa pas à la belle-de-jour, ou plutôt de nuit et de loin, qui s'agitait toujours contre le bassin du malandrin. Clayton détestait le gâchis, habitude hérité de son enfance.*

Je cultive les filets du diable moi-même, mais je fais rouler les cigarette par une manufacture du Queens. Elles les font plus vraies que nature avec celles des non-maj.

*Il prononça ce dernier mot avec un très léger hoquet, habitude hérité de son enfance là aussi.*

J'aime beaucoup les filets du diables, une plante rare, dangereuse dixit le MACUSA. Il devient difficile de trouver ce genre de végétaux hélas, dit-il plein de sous-entendus, mon surplus de production me permet à peine d'en fournir assez à mes amis... Mais dites-moi Mr Fletcher, que fait ici un homme qui semble connaître le déroulement de ce spectacle par cœur ? A part boire, détrousser, et tenter de repeupler la planète ? Vous m'avez l'air pourtant d'être le genre d'homme à aimer faire une bonne affaire plus qu'à perdre son temps.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Arthur M. Fletcher
Admin
Admin
avatar

Messages : 231
Date d'inscription : 01/12/2016
Etudes, métier : "Y en a qu'appellent ça de la camelote, moi j'appelle ça des trésors..."
Baguette : Bois d'Aubépine, Cheveu de Vélane, 34 cm, souple.

MessageSujet: Re: [Clayton & Arthur] Il m'entraînent, au bout de la nuit... Les Niffleurs de minuit !   Sam 25 Fév - 20:20

Arthur écouta l'exposition de ce spectacle Thaïlandais avec les yeux émerveillés d'un enfant au matin de Noël, il secoua la tête en comprenant que le jonglage à la corne d'éruptif n'était plus de mise et tapa fortement de son poing sur la table qui s'ébranla.

- Mais c'est bien toute la misère de notre époque mon bon monsieur : on-ne-sait-plus-s'amuser. Tout devient trop dangereux. Tout effraie. Laissez-moi vous dire, les hommes de goût comme nous, les gardiens mêmes du raffinement se font de plus en plus rares.

Il apposa une main sur son coeur.

- Si j'étais encore capable d'éprouver des sentiments humains, cela me briserait le coeur.

Il fut interrompu par Trésor qui, ayant délaissé ses trois petites victimes, s'affubla d'un gigantesque boa de plumes roses. Sous les applaudissements aussi admiratifs que craintifs de la foule, le troll se pencha, culbutant son assistante gobeline de son gigantesque derrière. La pauvre fut envoyée sur le sol poussiéreux de la scène avec la force d'un boulet de canon. Des rires fusèrent. Trésor s'en formalisa et, les prenant pour elle -c'était un troll femelle, son goût pour le rose et sa vanité ne laissaient aucun doute- se perdit dans un bruyant et humide sanglot. Arthur fronça les sourcils, presque sincèrement peiné. Il prit la cigarette que Clayton lui tendait et sourit.

- Je cultive les filets du diable moi-même, mais je fais rouler les cigarette par une manufacture du Queens. Elles les font plus vraies que nature avec celles des non-maj. J'aime beaucoup les filets du diables, une plante rare, dangereuse dixit le MACUSA. Il devient difficile de trouver ce genre de végétaux hélas, dit-il plein de sous-entendus, mon surplus de production me permet à peine d'en fournir assez à mes amis... Mais dites-moi Mr Fletcher, que fait ici un homme qui semble connaître le déroulement de ce spectacle par cœur ? A part boire, détrousser, et tenter de repeupler la planète ? Vous m'avez l'air pourtant d'être le genre d'homme à aimer faire une bonne affaire plus qu'à perdre son temps.
- Rien n'est difficile à trouver dans cette ville, Monsieur Ackley. A deux conditions : celle d'en avoir les moyens et celle d'être en relation avec les bonnes personnes.

Il sortit sa baguette et, à l'aide d'un sort informulé, alluma la cigarette. Il tira une longue bouffée de fumée et ferma les yeux d'aise. C'était tout de même bien meilleur que les racines de pruniers dirigeables qu'il fumait à longueur de journée. Derrière lui, une demi-douzaine de gobelins avait réquisitionné une nappe pour s'attaquer à une entreprise risquée : celle de moucher Trésor, toujours sanglotante de vexation.

- Et il se trouve que si vous sembliez remplir la première condition depuis des années, vous venez d'accéder à la seconde on m'offrant cette cigarette.  

_________________
C'est pas moi, M'sieur l'agent
Vous passerez l'bonjour à vot'femme, quelle charmante personne... Comment je la connais... Je... Je... Eh merde.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Clayton Ackley
Sérial Posteur
Sérial Posteur
avatar

Messages : 270
Date d'inscription : 08/02/2017
Age : 31
Etudes, métier : Botaniste/Herboriste, Globe-trotteur
Baguette : Bois de vigne, Épine de monstre du Fleuve Blanc, 33cm, flexible

MessageSujet: Re: [Clayton & Arthur] Il m'entraînent, au bout de la nuit... Les Niffleurs de minuit !   Lun 27 Fév - 0:10

*Le troll et son assistante plus amochée que Noenoeil en personne partirent, ce fut alors le tour du clou du spectacle avant le baissé de rideau : tous les « artistes » encore en état venaient sur scène présenter un numéro de danse osée à la chorégraphie complexe. Ainsi, 3 femelles Centaures faisaient des claquettes sur leurs sabots au fond de la scène, des demi-géantes dansaient lascivement tandis que des Boursoufs installés sur leurs épaules entamaient leurs chants de noël, lesquels n'avaient strictement rien à voir avec le reste. Des sorcières qui avaient connu des jours meilleurs, remuaient du popotin affublées de lourds costumes en plume d'Augurey, tandis que des Vélanes s'adonnaient, à demi-nues, à un french-cancan endiablé.

Clayton, tout en suivant le balai d'un œil, se pencha un peu plus vers Arthur pour dominer la voix de la ventriloque qui avait repris son chant pour accompagner tout ce petit monde de son puissant organe.

♫ Elles portent des haillons
N'ont plus toute leur dentition
Font parfois un moutard
Par hasard !
Et dès que vient le soir
Elles sortent du grenier
Pour vous faire baliser. ♫*

Je crois que nous ne nous sommes pas bien compris Mr Fletcher, je sous-entendais la possibilité de faire affaire dans l'autre sens.

*♫ Où sont les goules ?
Avec leurs griffes qui sentent la moule
Dites-moi où sont les goules,
Les goules, les goules, les goules, les goules
Où sont les goules ?
Qui auraient besoin d'une cagoule
Pour vous séduire quand vous êtes saoule
Saoule, saoule, saoule, saoule
Où sont les goules ? ♫*

Je me suis absenté de New York pendant longtemps, j'ai été surpris que le clan des Pakistanais ai fermé boutique pour être remplacé sur leur territoire par des italiens, que je ne connais pas d'ailleurs. Mais peut être que parmi vos nombreuses compétences, se cache aussi un talent pour mettre en relation les bonnes personnes ?

*♫ Elles ne parlent pas tout court
Manquent un peu d'humour
Et préfèrent les charognes... aux licornes
Elles ont un air hagard
Le cri nasillard
Qu'elles entonnent dans le brouillard...
Où sont les goules ?... ♫

Et ils se levèrent tous deux et tapèrent dans leurs mains en rythme sur le refrain, partageant avec les autres clients ce moment de gaieté collective.*
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Arthur M. Fletcher
Admin
Admin
avatar

Messages : 231
Date d'inscription : 01/12/2016
Etudes, métier : "Y en a qu'appellent ça de la camelote, moi j'appelle ça des trésors..."
Baguette : Bois d'Aubépine, Cheveu de Vélane, 34 cm, souple.

MessageSujet: Re: [Clayton & Arthur] Il m'entraînent, au bout de la nuit... Les Niffleurs de minuit !   Mer 1 Mar - 19:54

Le bouquet final était toujours grandiose, c'était bien la seule chose qu'on ne pouvait pas retirer à cet établissement bas de gamme. La bière était tiède, les filles malades, la bouffe immonde et les prix honteux. Mais il n'existait pas pareil déchaînement de mauvais goût dans toute la ville. Arthur leva son verre à l'une des Vélanes qui se déhancha avec un sursaut d'enthousiasme supplémentaire. Il laissa son œil lubrique traîner sur les sorcières mal en point et reconnut à son grand désarroi une ancienne conquête. Il remarqua avec horreur qu'elle avait une voix beaucoup trop grave pour réellement s'appeler « Roberta » et fronça les sourcils. Même son esprit limité par l'alcoolisme comprenait le lien qui se tissait entre une voix de ténor, une pomme d'Adam et une pilosité faciale tenace. Il reposa rapidement son verre et se promit, pour la 1 452ème fois de la semaine, d'arrêter l'alcool. Clayton ne parut pas remarquer son trouble et reprit :

- Je me suis absenté de New York pendant longtemps, j'ai été surpris que le clan des Pakistanais ai fermé boutique pour être remplacé sur leur territoire par des italiens, que je ne connais pas d'ailleurs. Mais peut être que parmi vos nombreuses compétences, se cache aussi un talent pour mettre en relation les bonnes personnes ?

Alors qu'il s'était levé au côté de Clayton pour taper des mains au rythme de ce tube indémodable il lui souffla à l'oreille :

- C'est bien ce que j'essayais de vous faire comprendre, mon cher. Que ce soit pour vous offrir une forêt entière de filet du diable ou pour vous empiffrer de pizza à la citrouille chez M'dame Luciano, vous avez offert une cigarette au bon ivrogne. J'ai p't'être pas le joli minois de Trésor et pas la connaissance obscure de la mise en place d'un nœud de cravate, mais cette foutue ville ne saurait pas pisser droit sans que j'en sois averti.

Il allait se rasseoir lorsqu'un hurlement traversa toute l'assemblée. Les chants cessèrent. Une femme à quelques tables de là se ventilait avec un éventail crasseux. Ce qui semblait être son époux s'activait autour d'elle, le visage rougi par la contrariété.

- Mon alliance... Richard-chéri, retrouvez la.

Arthur déglutit mais resta d'un calme olympien.

- Clayton, mon ami. Par un effet de mimétisme idiot la totalité de cette salle va vérifier la présence de ses objets de valeur. Au moins la moitié vont se rendre compte qu'ils ont disparu. Et... Il se pourrait que ma réputation nous porte préjudice.   Ne me jugez pas, il fallait bien que je remplace l'alliance de ma femme -je l'ai perdue au poker, hier soir- que voulez-vous, mon sentimentalisme me perdra.

Effectivement, d'autres clameurs retentirent autour d'eux. Un homme cherchait sa bourse, une femme sa parure, une autre la broche qui maintenait un corsage devenu trop pigeonnant.

- Alors je suis navré mais nous ne pourrons malheureusement pas écouter la sublime version d'Allumer le Scrout qu'allait nous proposer Trésor... Je compte jusqu'à trois et...

Une main s'abattit sur son épaule. La table voisine s'était aperçue de la disparition étonnante de leurs mises. Un colosse qu'Arthur soupçonna être un demi-géant soufflait avec l'air aimable d'un potionniste aux cheveux gras.

- COURREZ !

_________________
C'est pas moi, M'sieur l'agent
Vous passerez l'bonjour à vot'femme, quelle charmante personne... Comment je la connais... Je... Je... Eh merde.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Clayton Ackley
Sérial Posteur
Sérial Posteur
avatar

Messages : 270
Date d'inscription : 08/02/2017
Age : 31
Etudes, métier : Botaniste/Herboriste, Globe-trotteur
Baguette : Bois de vigne, Épine de monstre du Fleuve Blanc, 33cm, flexible

MessageSujet: Re: [Clayton & Arthur] Il m'entraînent, au bout de la nuit... Les Niffleurs de minuit !   Sam 4 Mar - 0:36

*Alors que la ventriloque allait entonner « Licornes, je vous aime » afin de clôturer le spectacle sur une note de nostalgie de circonstance, un mugissement retentit à l'autre bout de la salle. Pas le temps de dire impero que tous les regards se braquèrent vers Arthur, et par conséquent, sur Clayton, mettant l'honnête – ce qui lui demandait un travail acharné et une vigilance constante comme le dirait plus tard un célèbre borgne unijambiste – sorcier en fâcheuse posture. L'homme qui lui avait tenu compagnie, et dont Clayton savait à présent qu'il possédait la discrétion d'un Lutin de Cornouaille, lui conseilla de courir sans plus attendre.

Le botaniste évalua la situation à la vitesse d'un vif d'or. Une bonne cinquantaine de sorciers, et bien plus inquiétant encore, autant de sorcières, semblaient se métamorphoser en une armée d'Inféris prêt à leur sauter dessus les crocs saillants et la bave aux lèvres, or il avait bu de manière beaucoup trop modérée pour être assez stupide pour plonger la tête en avant. Ses chaussures neuves et hors de prix n'étaient pas même faites pour la marche, au point qu'il était quasi certain d'avoir déjà 3 bonnes ampoules à chaque pieds qu'il devrait faire soigner par sa nouvelle assistante. Dernier point, sa cravate beaucoup trop longue, maudit soit la mode de 1927, pourrait se retourner contre lui en offrant la possibilité aux doigts griffues des hystériques de se saisir de lui, et alors, Morgane seule savait ce qu'il allait advenir de lui. Bref, cette situation n'était pas sans lui rappeler ce jour maudit où il s'était retrouvé cerné par une colonie de jeunes Accromentules tout juste réveillées d'une période de jeûne, il avait alors fait le choix le meilleur qu'il soit : transplaner.

Abandonnant Arthur qui zigzaguait déjà entre les tables en direction de la sortie, d'une fenêtre, d'une trappe, voir d'un trou noir, Clayton disparu dans un plop sonore... Il réapparu au sommet d'un haut muret d'un bâtiment en démolition à 3 rues du cabaret, précisément là où il espérait bien voir l’énergumène s'enfuir comme s'il avait la mort aux trousses d'ici 45 secondes, une minute tout au plus... du moins s'il était encore en vie. Par chance, il eut tout juste le temps de sortir sa flasque d'alcool maison de son manteau qu'un brouhaha retentissant se fit entendre au bout de la rue. Perché largement au dessus du niveau d'observation des ivrognes, le botaniste attendit que l'homme galope juste sous ses pieds pour le siffler tel un péquenaud passant devant une drôlesse. Un sourire en coin alors que Fletcher se retournait l'air hagard, il agita sa flasque au niveau de son visage.*
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Arthur M. Fletcher
Admin
Admin
avatar

Messages : 231
Date d'inscription : 01/12/2016
Etudes, métier : "Y en a qu'appellent ça de la camelote, moi j'appelle ça des trésors..."
Baguette : Bois d'Aubépine, Cheveu de Vélane, 34 cm, souple.

MessageSujet: Re: [Clayton & Arthur] Il m'entraînent, au bout de la nuit... Les Niffleurs de minuit !   Sam 18 Mar - 13:33

Par toutes les putains des Enfers, ce fils de gobelins de Clayton n'avait pas même eu les boursouf' de le suivre par voie terrestre. Arthur secoua la tête et entreprit sa seconde occupation favorite : courir du plus vite que ses jambes de fuyard récidiviste le lui permettaient sous les hurlements vociférants d'une vingtaine de femmes en colère. C'était un divertissement risqué à la manière des courses de Scrout ou de la danse orientale aux Serpencendres mais le seul moyen pour un homme aussi usé aux plaisirs de la vie que lui de ressentir encore une petite poussée d'adrénaline.  En sortant du cabaret, il se rendit compte que le gérant, en dernier recours, avait consenti à "lâcher Trésor", traitement préférentiel qu'il réservait habituellement aux poivrots qui retapissaient la salle de leur contenu gastrique.

- C'est trop d'honneur ! hurla-t-il à la cantonade en bifurquant à droite.

Trésor, bien qu'elle soit plutôt lente, prit rapidement la tête du cortège de lynchage en écrasant les femmes et poussant les hommes contre le sol terreux du quartier. Arthur lut dans son regard que la lubricité l'avait emporté sur le désir de vengeance et n'en courra que plus vite. Cela sembla pousser Trésor à s'adonner à une activité risquée qu'elle ne maîtrisait que très peu : parler.

- Artouur, toi venir ! *Éructation répugnante entrecoupée de soupirs essoufflés* Trésor pô te dénoncer, Trésor te  gôrder pour elle ! grogna-t-elle en attrapant sur sa route un énorme tonneau qui gisait là.

Elle le lança de toutes ses forces pour tenter d’assommer Arthur qui l'évita de justesse. La rue était en pente, une pente ardue ce qui commença à rendre la course d'Arthur réellement difficile. Il allait s'abandonner à l'idée de négocier avec la femelle troll -qui après tout n'avait pas un profil si repoussant, dans le noir- lorsqu'il se fit siffler. Il releva la tête et aperçut Clayton et, mieux, sa flasque. Il ne pouvait décemment pas perdre autant sa dignité devant un nouvel ami qui avait encore de l'alcool. Il se creusa les méninges et sourit comme un bienheureux en se tournant. Alors que Trésor arrivait au sommet de la pente suivie par la douzaine d'ivrognes qu'elle n'avait pas encore écrasés, il lui adressa un sourire d'excuse.

- Artour désolé, Trésor. Artour : salaud.

Elle eut à peine le temps d'enregistrer ses dires qu'il lui lança un Impédimenta dont la force n'était due qu'à l'alcool. Trésor perdit l'équilibre et roula sur toute la pente à la manière d'une boule de bowling géante et trop maquillée, emportant avec elle les quelques ivrognes qui la suivait encore.

- Strike ! jubila Arthur en entreprenant une danse de la joie aussi aléatoire que de circonstance.

Il finit par relever la tête et souriant, peu rancunier qu'il l'était, rappela :

- On ne t'a jamais dit : "Transplaner ou s'remplir, il faut choisir !" ?

_________________
C'est pas moi, M'sieur l'agent
Vous passerez l'bonjour à vot'femme, quelle charmante personne... Comment je la connais... Je... Je... Eh merde.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Clayton Ackley
Sérial Posteur
Sérial Posteur
avatar

Messages : 270
Date d'inscription : 08/02/2017
Age : 31
Etudes, métier : Botaniste/Herboriste, Globe-trotteur
Baguette : Bois de vigne, Épine de monstre du Fleuve Blanc, 33cm, flexible

MessageSujet: Re: [Clayton & Arthur] Il m'entraînent, au bout de la nuit... Les Niffleurs de minuit !   Sam 18 Mar - 17:30

*Assit sur le muret, ses jambes battant l'air, il se pencha pour suivre l'impact du troll sur le troupeau de sorcier. Au bruit sourd du choc, il inspira de l'air entre ses lèvres, les yeux plissés, tel un connaisseur devant le premier but marqué par l'équipe qu'il ne défendait pas à un match de Quidditch.*

Joli. Vous avez meilleure fortune à ciblez les créatures avec votre baguette qu'avec votre...

*Et il leva les sourcils avec éloquence au point que le mot en soit devenu inutile.*

J'espère que vous m'excuserez de vous avoir abandonné en plein milieu des festivités, j'ai le sens pratique sur-développé et une affection sans limites pour ma propre personne.

*Justifia-t-il dans un petit sourire auto-flagorneur. Il ouvrit sa flasque pour prendre une longue gorgée de liqueur de snargalouf, puis se laissa tomber du muret au côté de l'ivrogne. Il lui confia sa flasque en y glissant sa carte de visite entre ses doigts.*

Tenez, pour me faire pardonner mon manque de bravoure. Vous ne me le demandez pas mais je vous excuse pour m'avoir fait exclure à vie d'un établissement aussi charmant. Je devrai trouver un autre lieu pour impressionner mes flirts. Tant pis. Sur ce, nous ne devrions pas traîner ici, je doute qu'un seul impedimenta suffise à venir à bout d'une troll de 2m50 en pleine phase ovulatoire.

*Ce fut à ce moment qu'un mugissement retentit à une petite centaine de mètres d'eux. Si quelqu'un avait du définir le son exact, les termes de « bruits de dégueulis d'un éléphant recrachant sa bouillie d'avoine à moité digérée » aurait sans nul douté été désigné comme les plus proches de la vérité. Ce fut également le moment que choisi une voiture pour vrombir dans la rue et contraindre Clayton à attraper son nouvel ami par sa miséreuse veste en velours pour l'attirer à lui, préservant ainsi ses fesses d'une douloureuse amputation. Assez proche pour sentir son haleine sentant encore la bière gobeline, Clayton relâcha sa poigne sur son col et lui sourit d'un air séducteur.*

Que faisons nous ? Je nous appelle un taxi pour vous emmener voir le lever de soleil sur la baie ou je vous ramène aux bons soins de votre épouse ?
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Arthur M. Fletcher
Admin
Admin
avatar

Messages : 231
Date d'inscription : 01/12/2016
Etudes, métier : "Y en a qu'appellent ça de la camelote, moi j'appelle ça des trésors..."
Baguette : Bois d'Aubépine, Cheveu de Vélane, 34 cm, souple.

MessageSujet: Re: [Clayton & Arthur] Il m'entraînent, au bout de la nuit... Les Niffleurs de minuit !   Sam 18 Mar - 18:18

- Joli. Vous avez meilleure fortune à cibler les créatures avec votre baguette qu'avec votre... J'espère que vous m'excuserez de vous avoir abandonné en plein milieu des festivités, j'ai le sens pratique sur-développé et une affection sans limites pour ma propre personne.

Arthur prit en main la flasque que lui tendait son nouveau meilleur ami -l'offre répétée d'alcool était un facteur d'affection très efficace qu'Eléanor n'avait malheureusement jamais pris en compte- et s'en offrit une bonne rasade. Il était toujours important de bien s'hydrater après un effort physique, c'était basique.

- Et bien sachez mon ami que je ne vous en tiens pas rigueur, c'est un trait de caractère que nous partageons. J'ai juste malheureusement eu une très mauvaise expérience de transplanage alcoolisé. Sans l'acharnement d'une infirmière de Sainte-Morgane extatique devant la beauté de l'appareil, je n'aurais jamais récupéré mon vif d'or gauche, si vous voyez ce que j'ose dire.

Il se tâta très poliment les parties comme pour s'assurer que le-dit service de Quidditch était toujours complet. Il soupira en pensant à aux mains dévouées de l'infirmière et sursauta en se rappelant la présence d'une troll en chaleur à quelques pas d'eux. Une chaleur singulière commença à s'instiller dans l'organisme d'Arthur, celle du verre de trop. Ses délires primitifs commençaient peu à peu à prendre le dessus sur le peu de raison qu'il conservait encore. Lorsque la voiture manqua de faire subir le même sort à sa fesse gauche, le sorcier ivre rit - signe évident que l'alcool commençait à remplacer son plasma aux deux-tiers :

- Il m'arrive parfois de croire que l'univers tout entier est jaloux de la magnificence de mes attributs et tente de les amputer. Et j'aimerais qu'il sache -il élevait la voix, persuadé à cet instant que l'univers en question l'écoutait en douce- que ça ne fonctionnera jamais ! Je suis sur mes gardes ! Bah oui... C'est élémentaire, mon cher Clayton.

Il se fendit d'un clin d'oeil entendu, bien fier d'avoir ainsi provoqué l'univers lui-même. Ce geste lui fit prendre conscience de la proximité de Clayton contre lui. Après tout, il lui avait sauvé la vie -du moins la fesse- quelques secondes auparavant. Cela ne suffisait-il pas à faire de lui le plus beau des hommes ? Il sembla le découvrir pour la première fois et après une observation béate de sa beauté ténébreuse, il murmura, d'une voix rendue tremblante par l'émotion et l'alcool :

- On t'a déjà dit que t'avais des yeux de mandragore ?

Avant qu'il ne puisse répondre, il se rapprocha encore, son souffle alcoolisé à en soûler un viking effleurant la peau si délicate du botaniste.

- Clayton, que nous arrive-t-il ?


_________________
C'est pas moi, M'sieur l'agent
Vous passerez l'bonjour à vot'femme, quelle charmante personne... Comment je la connais... Je... Je... Eh merde.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Clayton Ackley
Sérial Posteur
Sérial Posteur
avatar

Messages : 270
Date d'inscription : 08/02/2017
Age : 31
Etudes, métier : Botaniste/Herboriste, Globe-trotteur
Baguette : Bois de vigne, Épine de monstre du Fleuve Blanc, 33cm, flexible

MessageSujet: Re: [Clayton & Arthur] Il m'entraînent, au bout de la nuit... Les Niffleurs de minuit !   Dim 19 Mar - 15:29

Je vous crois, j'ai remarqué que les infirmières avaient souvent une tendance libidineuse.

*Arthur avait l'ivresse qui envahissait ses veines un peu plus à chaque seconde alors même qu'aux yeux du botaniste, la quantité d'alcool qu'il avait engloutit restait tout à fait raisonnable. Arthur avait-il l’ébriété trop facile ou était-ce Clayton qui s'était trop immunisé contre ses effets ? Toujours est-il que le commentaire du proxénète l'informait d'une chose : le botaniste était le seul en état de conduire, et quelque soit leur nouvelle intimité, il ne tenait pas à le ramener chez lui pour se réveiller face au visage étonnamment peu ravagé du quadra.

Jouant le jeu, il conclut les provocations d’Arthur contre l'univers d'un signe de croix ostentatoire. De son enfance à la campagne où chaque dimanche était ponctué par 2 heures passées à la messe, Clayton en avait conservé une croyance en dieu, il avait simplement décidé de lui faire la gueule il y a de ça quelques années.

Il sourit au compliment de l'ivrogne et s'humidifia les lèvres avec envie, à moins que ce ne soit avec ironie, il était parfois difficile de faire la différence lorsqu'on était sous le joug de l'alcool.*

Ce compliment est une première mais sachez que vous n'êtes pas mal non plus, à cette distance votre peau n'est pas sans me rappeler celle d'une plant de bulbobulb immature sur lequel on devinerait à peine les pustules naissantes.

*Il glissa ses bras autour de la taille de son compère alors que les beuglements de Trésor se rapprochaient d'eux et se faisaient gémissements. Était-ce de la jalousie, du désespoir ou le désir ardent d'arriver à temps pour entamer les festivités à trois ? Aucun des deux hommes ne le sauraient jamais car, voulant éviter à qui que se soit de perdre un morceau de ses précieuses parties, il escorta par transplanage Arthur dans un nouvel endroit de vice : un salon tenu par une Harpie alliant bar à chicha de branchiflore, couchettes derrière des tentures légères et prostituées haut de gamme. Un endroit que Clayton aimait beaucoup, la Harpie n'était pas si vilaine à voir et savait toujours sortir les camés de leurs vapeurs à temps.

Atterrissant directement dans un petit coin tranquille du salon, Clayton remonta ses mains pour appuyer sur les épaules de son ami afin de l'asseoir sur une banquette de velours violet. Il releva ensuite son visage vers lui tout en se penchant en direction de la bouche sèche d'Arthur. De son pouce, il écarta ses lèvres et tout sourire, y inséra le bec d'un narguilé.*

Je crois que vous êtes fatigué mon ami, reposez-vous.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Arthur M. Fletcher
Admin
Admin
avatar

Messages : 231
Date d'inscription : 01/12/2016
Etudes, métier : "Y en a qu'appellent ça de la camelote, moi j'appelle ça des trésors..."
Baguette : Bois d'Aubépine, Cheveu de Vélane, 34 cm, souple.

MessageSujet: Re: [Clayton & Arthur] Il m'entraînent, au bout de la nuit... Les Niffleurs de minuit !   Dim 19 Mar - 21:08

DAISY
&
ARTHUR

“ILS M’ENTRAÎNENT, AU BOUT DE LA NUIT...
LES NIFFLEURS DE MINUIT ! ”

Il se passa quelque chose qu'Arthur trop ivre et extatique, ne comprit pas. Les beuglements de Trésor avait cessé c'est tout ce qu'il savait et, par les boursouf' de Merlin, c'était une bonne chose. Il ouvrit juste les yeux pour apprécier quel paradis terrestre pouvait disposer de banquettes aussi délicieusement confortables. Le décors avait changé. A coup sûr, on ne trouvait pas d'assises aussi tendres dans les tripots glauques qu'il avait l'habitude de fréquenter.

- Par les tétons d'Hécate, mon ami, cette banquette est plus confortable que le con de Daisy... Méfiez-vous, la plupart des établissements hauts-de-gamme, ont une photo de moi punaisée derrière leur comptoir avec comme mention "voleur", ou "proxénète" ou simplement "trop laid".

Il allait se mettre à sangloter sur sa prétendue laideur lorsque le pouce de Clayton se déposa sur ses lèvres. L'imagination d'Arthur partit dans des recoins encore peu explorés. En sentant qu'il tentait d'y introduire quelque chose, il balbutia :

- Pas le... Pas le premier soir, je... Voyons... Je ne suis pas un escroc facile...

Ce qui s'instilla entre ses lèvres était dur et trop petit -il l’espérait pour Clayton- pour être ce qu'il craignait. Une fumée lourde et capiteuse envahit ses poumons. Il soupira d'aise et se laissa aller sur le sofa en fermant les yeux tout à fait. Dans le fond de la pièce, une mélopée sourde berçait délicatement les hanches de danseuses orientales magnifiques qui ondulaient  à la manière de serpencendres hypnotisés. Arthur identifia la chanson accompagnée d'une mandoline, un temps plus lent que la version originale :

"Gobelino...
Gooobelino...
Ne pleure pas, Gobelino...

Jolies verrues,
Balafres tristes et pustules blêmes...
Tu ne jures plus,
Tu n'es que l'ombre de toi-même.
Seul dans les rues,
Tu rôdes comme une goule en peine,
Et tous les soirs,
Dans son bordel, on peut te voir.

Je sais bien que tu la mords,
Gobelino, Gobelino,
Et qu'elle, elle a ses deux yeux,
Gobelino, Gobelino,
Mais tes pieds sont pleins de cors,
Gobelino, Gobelino,
Et tu es borgne comme un gueux.

Et gratte, gratte, ta gale canine,
Mon petit Gobelino,
Tes moignons sont plus jolis,
Que l'acné de toutes les harpies.

Et grogne, grogne, contre sa poitrine,
Mon petit Gobelino,
Tu peux bien grogner mille fois,
Elle est beaucoup trop chère pour toi...
"

Alors que la tête d'Arthur dodelinait au rythme entêtant de la chanson, la maîtresse des lieux se dirigea vers Clayton. Elle le gratifia d'une torsion du visage assimilable à un sourire et se contenta de pointer Fletcher du doigt.

- Un plaisir de vous voir Monsieur Ackley, mais êtes-vous sûr de la qualité de votre invité ?

Elle inclina le visage et murmura, sur un ton de confidence :

- On dit qu'il a déjà proposé de régler ses dettes de jeux en offrant... Son épouse, au Niffleur Tricheur.



CODAGE PAR AMIANTE

_________________
C'est pas moi, M'sieur l'agent
Vous passerez l'bonjour à vot'femme, quelle charmante personne... Comment je la connais... Je... Je... Eh merde.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Clayton Ackley
Sérial Posteur
Sérial Posteur
avatar

Messages : 270
Date d'inscription : 08/02/2017
Age : 31
Etudes, métier : Botaniste/Herboriste, Globe-trotteur
Baguette : Bois de vigne, Épine de monstre du Fleuve Blanc, 33cm, flexible

MessageSujet: Re: [Clayton & Arthur] Il m'entraînent, au bout de la nuit... Les Niffleurs de minuit !   Lun 20 Mar - 13:25


*Svartsjön, la créature possédant ces lieux et dont Clayton était capable de prononcer le nom sans accent ayant fait Harpie LV4 au cours de sa 24ème année, vint prévenir le botaniste de la mauvaise réputation de l'homme qu'il venait d'escorter. Ce dernier se laissait doucement avachir sur la banquette, les yeux se révulsant en inspirant la branchiflore bon marché. Le salon en possédait pourtant de la bonne, et même de l'excellente, c'était Clayton en personne qui la leur fournissait, mais elle était réservée aux initiés. Il n'y avait pas de petites économies dans le business. Il tourna un visage intéressé vers la Harpie.*

Vraiment ? Et vous savez à combien s’élevait ses dettes de jeux ?

*Puis il leva la main, doigts écartés, et balaya sa demande d'un geste signifiant « non ». Il était déjà arrivé à Clayton de penser qu'il devrait se marier à une idiote et y fourrer sa semence fertile pour qu'elle enfante d'un bébé joufflu, juste pour mieux parfaire son costume d'homme honorable pour le Macusa et les impôts.*

Oubliez ça... Svartsjön, ma purulence, nous savons tous deux que vous ne craignez aucun malfrat. Au pire, vous n'aurez qu'à lâcher les chiens.

*Dit il plus bas, et par « chiens », il parlait de Goofi, le chien à trois tête que possédait la Harpie et servait à passer l'envie à quiconque de venir troubler le calme reposant du lieu. En outre, on disait qu'il était atteint d'un prurit des glandes anales, ce qui le rendait particulièrement agressif.

La tenancière, satisfaite de sa réponse, s'éloigna non sans intimer l'ordre d'un claquement de doigt de servir Mr Ackley. Ce dernier défit toutes ses vestes et ouvrit son veston pour s'allonger confortablement sur un divan orange faisant face à celui d'Arthur. Une prostituée lui apportât un narguilé contenant l'essence issue de ses propres plantes, et eut même la délicatesse de desserrer sa cravate sous des rires cristallins.*

New York est une ville magnifique, dit il en suivant la fille de joie chichement vêtue s'éloigner et en prenant sa première bouffée. Vous me devez maintenant deux services, un pour avoir sauvé à trois reprises le contenu de votre caleçon, un autre pour vous offrir ceci.

*Et il se laissa envelopper dans les vapeurs safranées du lieu.*
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Arthur M. Fletcher
Admin
Admin
avatar

Messages : 231
Date d'inscription : 01/12/2016
Etudes, métier : "Y en a qu'appellent ça de la camelote, moi j'appelle ça des trésors..."
Baguette : Bois d'Aubépine, Cheveu de Vélane, 34 cm, souple.

MessageSujet: Re: [Clayton & Arthur] Il m'entraînent, au bout de la nuit... Les Niffleurs de minuit !   Lun 20 Mar - 15:18

DAISY
&
ARTHUR

“ILS M’ENTRAÎNENT, AU BOUT DE LA NUIT...
LES NIFFLEURS DE MINUIT ! ”

Au milieu des gobelines à demi-nues fantasmagoriques que l'esprit embrumé d'Arthur pensait voir, la harpie apparut. Il l'écouta discourir sur sa propre personne sans trop s'émouvoir, habitué qu'il était à faire éprouver de la méfiance et du dégoût aux autres êtres vivants. Même Scorbut -qui pourtant était un rat de compagnie d'une tolérance et d'une ouverture d'esprit remarquables- le jugeait parfois sévèrement de ses petits yeux noirs. C'était une habitude à prendre après tout ; une habitude que l'alcool rendait plus accessible encore. Il se redressa tout de même avant que la harpie ne s’éclipse et grogna :

- Oh, calmos, ma jol... Vous. Déjà j'ai pas proposé toute ma femme mais juste sa bouche ! Alors quand on sait pas on...

Une prostituée visiblement très réactive inséra à nouveau l'embout du narguilé entre les lèvres de l'escroc pour le faire taire. Il n'eut donc pas l'occasion de dire à la douce Svartsjön d'aller se faire déplumer chez les no-maj' et retomba comme une masse sur la banquette. Il aurait pu sombrer dans la torpeur la plus profonde s'il n'avait pas entendu le mot "service", s'échapper -malencontreusement il l'espérait- des lèvres de Clayton. Il regagna alors un peu se lucidité et se redressa pour lui faire face.

- Le contenu de mon caleçon... Ne risquait rien. Il est doté d'une chance d'irlandais. Je suis certain que j'ai du sang de leprechaun. Réellement. Cela expliquerait ma chance insolente et mon manque de goût vestimentaire. Ainsi, je pense, que les teintes rousses de ma pilosité pubienne.

La prostituée qui s'occupait de Clayton osa un regard vers Arthur et  déglutit. Elle sourit poliment et se tourna vers sa comparse. La pauvre faisait glisser ses mains le long de la nuque de Fletcher en se demandant si l'or qu'elle recevrait à la fin de la soirée serait aussi de cette origine irlandaise.

- Plus fort, la nuque, lui souffla-t-il en glissant ses yeux sombres dans ceux de Clayton.

Il aspira à nouveau une bouffée et finit par dire.

- Clayton, je dois reconnaître que vous êtes un chic type. Sous tous les sens du terme. Et nous allons faire affaire, je vous le promets. Vos talents dans l'étude de ces trucs de gonzesses des plantes alliés à mes qualités de débusqueur de rareté peuvent terriblement enrichir notre quotidien. Et là je ne parle pas que d'argent.

Les prostituées tendirent l'oreille. Arthur s'en aperçut et fronça les sourcils. Il roula des yeux et reprit :

- Mais considérez, pour cette soirée, pour le plaisir de votre conversation et pour les plus beaux yeux de mandragore de tout New-York, un cadeau bien plus précieux qu'un service : l'offre d'amitié d'un homme que la compagnie des hommes dégoûte habituellement.



CODAGE PAR AMIANTE

_________________
C'est pas moi, M'sieur l'agent
Vous passerez l'bonjour à vot'femme, quelle charmante personne... Comment je la connais... Je... Je... Eh merde.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: [Clayton & Arthur] Il m'entraînent, au bout de la nuit... Les Niffleurs de minuit !   

Revenir en haut Aller en bas
 
[Clayton & Arthur] Il m'entraînent, au bout de la nuit... Les Niffleurs de minuit !
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 2Aller à la page : 1, 2  Suivant
 Sujets similaires
-
» « Ceux qui tombent entraînent souvent dans leur chute ceux qui se portent à leur secours. » † Céleste & Florent
» Entraînement d'orientation
» Un article pour le Roi Arthur !!!
» Une aide innatendu, un interêt étrange... [pv Arthur]
» Arthur Ambre.

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
MACUSA :: NEW YORK CITY :: MANHATTAN :: MIDTOWN-
Sauter vers: