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 [Daisy & Arthur] His eyes upon your face ; His hand upon your hand. [29 Juin 28]

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Arthur M. Fletcher
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Etudes, métier : "Y en a qu'appellent ça de la camelote, moi j'appelle ça des trésors..."
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MessageSujet: [Daisy & Arthur] His eyes upon your face ; His hand upon your hand. [29 Juin 28]   Jeu 29 Juin - 20:18



Daisy & Arthur  


His eyes upon your face ; His hand upon your hand.
⚜You're free to leave me but just don't deceive me!⚜






Arthus Mondingus Fletcher avait toujours voué à l'été une haine sourde et teigneuse due en majeure partie à ses nuits plus courtes. Il offrait effectivement ses journées à son hystérique épouse alors que ses nuits étaient toutes entières dédiées à ses véritables amours : l'ivresse, la rapine et la croupe douce et tendue de Daisy.  S'était donc rapidement instillée en son cœur de malfrat une sympathie très prononcée pour les nuits hivernales dont la longueur et la fraîcheur rendaient Daisy plus prompte à la luxure. Il aurait mal vécu l'arrivée du printemps si cette saison n'avait pas été pour lui le lieu de grands changements. Quelques escroqueries réussies lui avaient ouvert les portes de tripots plus luxueux où s'enivraient en silence la part la plus abordable des pro-Grindelwald. Après une dizaine d'affaires -entendez par là de vols, de mensonges et de corruption « à la Vélane »- l'irlandais avait réussi à se faire ce qui ressemblait le plus à une place dans le milieu des extrémistes New-Yorkais. Ses revenus avait sensiblement augmenté ce qui lui avait offert la certitude -erronée- que toutes les putains de New-York le vouvoieraient bientôt pour se jeter à ses pieds. Le passage à la saison estivale étouffa un peu l'euphorie première de cette hausse de revenu et il s'en serait fallu de peu que l'escroc ne commençât à s'ennuyer. Fort heureusement, la douce Eléanor eut la merveilleuse idée de quitter la ville quelques semaines pour visiter une cousine acariâtre dont la principale vertu était son désir souverain de « ...ne plus jamais être confrontée à la trogne malgracieuse de ton abruti de mari, Eléanor ! » -désir vraisemblablement provoqué par les multiples comparaisons du visage de la-dite cousine avec un derrière de Niffleur grassouillet- ce qui laissait à Arthur la possibilité d'utiliser les longues premières journées d'été à son aise.

Pour débuter cette merveilleuse période, l'irlandais se leva tôt. Il était à peine midi lorsqu'il descendit au salon. Surpris, son rat de compagnie faillit en faire tomber son chapeau et son monocle -lui aussi avait bien sûr bénéficié des largesses de l'escroc nouvellement « riche »- et étouffa un petit cri. Arthur l'ignora et se servit un copieux petit déjeuner : un broc de bière tiède, des toasts de pain blanc et du caviar, chose dont il haïssait le goût mais « si les bourgeois adoraient ça, il devait bien y avoir une raison ». Il était, comme à son habitude au saut du lit, uniquement vêtu d'un pantalon un peu limé, d'une paire de bottes flambant neuves (qu'il ne quittait plus, même pour dormir, depuis que le cordonnier luxueux qui les lui avait vendues l'avait appelé « Monseigneur » avec une ironie polie qu'Arthur n'avait pas perçue) et d'une chemise large, ouverte qui dévoilait sans pudeur un torse velu et pâle. Ces petites parcelles de luxe dénotaient terriblement dans l'intérieur bourgeois mal entretenu et suranné de la demeure Fletcher. Comme la plupart des malfrats sur qui tombe une soudaine fortune, Arthur Fletcher employa très mal sa richesse. Il l'usait sans compter dans des artifices idiots et sans goût sans penser un seul instant à investir dans quelque chose de solide. Finalement, sa soudaine fortune dévoilait plus encore ce qu'il était réellement : un pauvre imposteur.  Une fois son estomac rempli et les nausées dues au mélange caviar/bière tiède passées, Arthur s'installa à ce qu'il nommait désormais pompeusement son « Cabinet d'écriturages » et qui consistait dans les faits à un petit secrétaire bancal sur lequel il rédigeait les billets doux qu'il envoyait à Daisy. Il saisit une plume de paon gigantesque -qui le fit éternuer- et rédigea ces quelques mots :

«  Daisy, ma délicate étoile,

La harpie effrayante qui -bien malgré moi, tu le sais- porte mon nom a eu le bon goût de partir à la campagne rendre visite à une cousine immonde. La maison me paraît si vide que j'ai eu une merveilleuse idée. Plutôt que de nous cloîtrer dans ta minuscule chambre de bonne -oui, oui, promis nous allons chercher un  petit appartement plus coquet- tu pourrais venir crécher ici quelques jours. Tu pourrais m'avoir le jour comme la nuit, sans avoir à craindre mon départ inopiné en pleine nuit.

J'ai fait réaccorder le piano, il sera autant à toi que tu n'es à moi.

Dépêche-toi.

A. F. »
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Daisy Gloom
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MessageSujet: Re: [Daisy & Arthur] His eyes upon your face ; His hand upon your hand. [29 Juin 28]   Dim 9 Juil - 15:02

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Les journées allongeaient de jour en jour, s’étiraient jusqu’à réduire les doux moments de ténèbres nocturnes à une poignée d’heures. La vie animait soudainement les soirées en d’autres saisons calmes et pesantes, l’on entendait les cris des enfants qui se poursuivaient, ceux des adultes qui les reprenaient à l’ordre, même la faune de New-York était agitée par un souffle nouveau. Seuls les rats et autres nuisibles fuyaient la chaleur en se terrant dans les lieux les plus ombragés, les plus malodorants, là où ils se repaissaient de la noirceur et de la splendeur des bas-fonds new-yorkais. Les oiseaux masquaient ce manque d’animation sur le sol bitumé par leur chant et leurs battements d’ailes qui créaient une douce symphonie qui ne manquait de réveiller les plus réceptifs ou ceux au sommeil le plus léger. Qui alors, accueillaient en grinçant des dents cette mélodie, soufflant et se cachant sous l'oreiller.
Le rossignol qu’était Daisy occupait souvent ses matinées, assise sur le rebord de sa fenêtre, à contempler de ses yeux clairs le ciel d'une couleur similaire avec toute sa rêverie printanière. Le soleil de ce matin là léchait sa peau dans une caresse qui lui semblait presque affectueuse, venait frôler ses joues si pâles. Les reflets d’or sur ses cheveux illuminaient sa petite chambre d’un scintillement nouveau, d’une lumière chaude qui lui faisait apprécier les longues heures passées avec pour seule compagnie sa solitude et son esprit. C’était pour des journées comme celles-là, quand la chaleur était modérée et le soleil radieux, que Daisy chantait et parvenait à insuffler autant d’âme dans ses chants. En outre, depuis sa rencontre avec le vampire, elle se surprenait à sourire plus souvent, plus sincèrement. Sanguini et son triste destin lui avaient ouvert les yeux, lui avaient donné matière à relativiser sur sa propre situation, lui avaient redonné espoir pour l'avenir. La légèreté du vampire sur son passé et sa volonté incroyable de se forger un nouveau présent l’inspiraient, tout autant que la force de caractère, l’indépendance et la puissance qui émanaient d’Erato.  

C’est pendant ces réflexions qu’elle reçut la chouette d’Arthur. La missive pliée entre ses doigts, elle caressa du dos de la main le volatile et lui offrit quelques friandises avant de la laisser s’envoler vers d’autres cieux. Après avoir admiré son envol, elle déplia le morceau de parchemin, qu’elle rangea après lecture dans l’un des tiroirs de sa coiffeuse. Là où chaque "billet d'amour" que lui envoyait Arthur trouvait sa place. Elle n’avait de toute évidence pas d'autre choix que de satisfaire le nouveau riche, et aurait-ce été dans un autre lieu, elle aurait probablement chéri la nouvelle. Pour autant, il s’agissait certes de la demeure d’Arthur, mais également celle de sa femme. Sa pauvre femme, dont le sort était peut-être pire que le sien, à rester liée par le nom à un homme qui la trompait ouvertement, et qui n’avait de «mari » que l’appellation. Plus encore, qui lui avait donné un enfant dont il ne voulait pas. Chaque fois qu’elle songeait au destin de Mme Eleanor Fletcher, Daisy était submergée par une vague de compassion et de soutien silencieux tout autant qu'elle se sentait rongée par la culpabilité. Après tout, elles côtoyaient le même homme au quotidien, pour des raisons sans aucun doute tout aussi floues pour l’une que pour l’autre. Mais toutes deux vivaient sur des plans différents la même situation. L’une pour le jour, et l’autre pour la nuit. Elle n’osait imaginer la rage et l’affront qui devaient écumer de Mme Fletcher, chaque fois qu’elle assistait au départ de son époux. Le départ de son époux qui venait la rejoindre, elle. Ou d'autres bras. Si Daisy insistait parfois autant pour qu’Arthur mette fin à ce mariage sans fondement, c’était tout autant pour elle-même que pour Eleanor, qui restait enchaînée par… Devoir ? Il paraissait peu probable qu’il s’agisse d’amour. Si la demi-vélane avait choisi de croire à une liaison maudite, Mme Fletcher, la pauvre, n’avait probablement pas tant de choix.

-  Arthur, tu seras ma perte, adressa t-elle au silence d'une voix pourtant tendre.

Après avoir réduit d'un coup de baguette les quelques affaires qu’elle jugeait essentielles pour un séjour à durée indéterminée, et les avoir dissimulées dans son sac à main, elle sortit en robe légère –l’une des seules qu’elle possédait, et qu’elle s’était accordée peu après la fin de sa scolarité- du bâtiment pour venir s'abriter des regards à quelques ruelles de là. Le Transplanage n’était pas même pensable depuis sa petite chambre, avec un voisinage qui était presque exclusivement Non-Maj’. Après avoir vérifié une dizaine de fois qu’aucun curieux n'était dans les parages, elle tourna sur elle-même et atterrit avec un bruit de claquement caractéristique devant la demeure Fletcher. Qui avait dû connaître son heure de gloire, mais qui à présent, aurait fait fuir n'importe quel passant. Sa baguette magique rejoignit sa valise miniaturisée, et elle prit une inspiration qui apaisa son cœur affolé avant de sonner à la porte d’entrée. Il lui était impensable de pénétrer sans autorisation dans une demeure qui était tout autant celle de son amant, que celle de la femme qu’elle contribuait à déshonorer. Cette simple pensée accentua son malaise, qu’elle tenta de chasser avec une expression déterminée, le temps que le maître des lieux daigne répondre.
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Arthur M. Fletcher
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MessageSujet: Re: [Daisy & Arthur] His eyes upon your face ; His hand upon your hand. [29 Juin 28]   Dim 9 Juil - 21:23



Daisy & Arthur  


His eyes upon your face ; His hand upon your hand.
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Dans l'attente toujours trop longue de sa bien aimée, Arthur enchanta le gramophone pour qu'il daigne -après moult suppliques, menaces et promesses d'entretien plus régulier- crachoter la mélodie triste et superbe d'un futur groupe suédois n'ayant rien à voir avec la fabrication de meubles supposément design à bas prix.
Dès les premières notes, l'escroc saisit sa baguette et s'en fit un microphone. Un amplificatum -dont le voisinage se serait bien passé- fit vibrer les murs de la demeure de la voix trop abîmée par le tabac d'Arthur.

« I don't want to talk,

About the things we've gone through.

Though it's hurting me,

Now it's history.

I've played all my cards,

And that's what you've done too.

Nothing more to say,

No more ace to play. »

Le pauvre rat de compagnie enfonça son haut-de-forme sur ses petites oreilles dans l'espoir désespéré de ne plus entendre son propriétaire. Arthur l'ignora, debout sur la table du salon, s'imaginant devant un parterre de fans (toutes des versions plus ou moins dévêtues de Daisy) hystériques qui hurlaient son nom. Dans un moment d'euphorie particulièrement fort -l'une des Daisy venait de lui jeter son soutien-gorge- il sauta à pieds joints sur la table du salon qui sous la force de son poids ou de ses fausses notes, céda. L'escroc se retrouva au sol, coupant son concerto infernal en plein vol. Il poussa un gémissement de douleur et, boudeur, lança rageusement sa baguette à travers la pièce. La tête dans les mains, il bougonnait en sanglotant des inepties sur l'absence prétendue de douleur et les menaces qu'il promettait à son rat s'il osait raconter la scène à quiconque. Tel un enfant qui aurait commis une bêtise il releva la tête en se mordant frénétiquement la lèvres, inquiet. La sonnerie de la porte d'entrée le tira de son immobilisme. Paniqué, il se rappela la venue de Daisy et courut vers la porte. Il l'ouvrit à la volée sans prendre conscience du spectacle piteux qu'il offrait à son amante.

La lèvre ouverte, les cheveux épars et le pantalon déchiré aux genoux, il avait l'air d'un forçat pris sur le fait. Il ne lui laissa pas placer un seul mot avant d'expliquer, à la vitesse d'un enfant qui confie une faute :

« J'ai chanté sur la table avec mes nouvelles bottes -t'as vu, elles sont belles, hein ? Le vendeur a dit que j'étais beau avec. Je suis beau, hein ?- et elle s'est cassé. Alors ça veut dire que j'ai cassé la table. Et je crois que ce n'est pas bien de casser les tables. La dernière fois que c'est arrivé j'étais bourré et c'était au Cochon Aveugle et on m'a foutu dehors. Et ils étaient pas contents et tu crois qu'Eléanor va me foutre dehors quand elle saura que j'ai cassé la table ? Faut cacher la table. Si on cache la table elle saura pas que j'ai cassé la table, pas vrai ? Ou alors on dit que c'est le rat ? Ou alors on dit que c'est Jane ? Oh non, elle lui dira. Il faut pas le dire à Jane. Jane n'aimerait pas du tout l'idée qu'on chante sur la table avec des bottes. Même des nouvelles bottes aussi belles. Elles sont belles, hein? En plus j'ai perdu mon micro. Enfin ma baguette. Je l'ai lancée parce que le rat s'est moqué de moi quand je suis tombé. MAIS JE ME SUIS PAS FAIT MAL, HEIN. J'ai même pas pleuré. C'est pas une table qui va me faire mal, hein. Surtout une table cassée. Oh mon Dieu, j'ai cassé la table... Je crois que la solution qui s'impose est claire, Daisy... On a pas le choix. »


Les vapeurs illicites de racines de mandragore qui enfumaient encore son esprit ne l'aidaient pas à relativiser. Il se passa une main défaitiste sur le visage et souffla, désespéré :

« Il faut quitter le pays. »




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Daisy Gloom
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MessageSujet: Re: [Daisy & Arthur] His eyes upon your face ; His hand upon your hand. [29 Juin 28]   Dim 9 Juil - 23:04

It's more than I can stand

Attentive à chaque parole du monologue de son amant, Daisy n'aurait su dire s'il lui avait étonnamment manqué ou bien si, au contraire, elle aurait mieux fait de prendre un café plus corsé ce matin là. Ce qu'elle avait principalement retenu, c'était que ses nouvelles bottes étaient belles. Elle jeta un coup d'oeil aux pieds d'Arthur, effectivement recouverts de bottes qui semblaient hors de prix et tranchaient nettement avec le reste des habits de l'homme. Elle reporta toutefois son attention aux dernières paroles qu'il prononça, et le désespoir qu'elle reconnut dans ses intonations réchauffèrent sa poitrine d'une vague de tendresse pour l'incorrigible malfrat. Mais un tel emportement lui semblait inhabituel, elle qui était habituée à fréquenter la version sobre de l'Irlandais et non ce flot de paroles chanceuses d'avoir du sens tant elles étaient débitées avec hâte.

Deux choses lui apparaissaient alors. D'abord, Arthur avait eu mal. Ensuite, il avait fumé. Et probablement bu.

Daisy arqua un sourcil, en parfaite copie d'une mère face aux excuses d'un enfant qui portait toutes les traces de ses bêtises sur lui. Cependant définitivement amadouée par la dernière phrase de l'Irlandais, elle esquissa un sourire et fit l'une des seules choses qu'elle savait capables de réduire au silence son bavard d'amant. Elle posa une main sur sa joue rugueuse et l'embrassa. Elle entra ensuite dans la demeure non sans une inspiration pour se donner du courage. Délicatement, elle saisit la main gauche d'Arthur et l'entraîna à sa suite vers le lieu du crime. Le second sourcil rejoignit le deuxième à la vue du désastre, et elle s'interrogea un instant sur la masse de l'homme, pour parvenir à infliger tant de mal à cette pauvre table.

- Arthur, nous sommes des sorciers, rappela-t-elle avec douceur en se tournant vers lui.

Pour démontrer ses paroles, elle sortit sa baguette et recolla d'un sortilège informulé les différents bouts de la table. Avec un sourire indulgent, elle se posta face à Arthur et inspecta son piteux état de ses yeux clairs.

- Assieds-toi, je vais soigner ça, dit t-elle en passant le pouce sous la lèvre ouverte du malfrat. Et sans alcool, précisa t-elle ensuite en lui adressant un regard plus sévère.

Sans lui laisser le choix de lui obéir ou pas, elle l'installa sur le fauteuil le plus proche -elle aurait pu le faire asseoir sur la table, mais il aurait été capable de faire un caprice- et prit place entre ses jambes. Elle dit défiler le bout de sa baguette le long de la lèvre ensanglantée de l'Irlandais, tout en prononçant des sortilèges de guérison, les mêmes que ceux qu'elle avait utilisé pour soigner la plaie qui lui avait valu la rencontre avec Sanguini. Elle parvint à refermer la lèvre d'Arthur et eut une pensée tendre pour Jane, qui lui avait enseigné ces sorts lors de leur dernière année à Ilvermorny. Elle abaissa sa baguette une fois le visage séduisant qui lui faisait face remis à neuf, et croisa le regard sombre de son amant avec amusement.

- Tu m'aurais donc emmenée avec toi ? Je suis flattée. Mais tu vois, nul besoin de quitter le pays, à présent.

Elle inspecta les lieux pour la première fois depuis son entrée dans la demeure et laissa ses lèvres se retrousser en une expression douce et ajouta :

- D'autant plus que je suis venue te rejoindre ici, ce serait mal venu de partir maintenant.
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Arthur M. Fletcher
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MessageSujet: Re: [Daisy & Arthur] His eyes upon your face ; His hand upon your hand. [29 Juin 28]   Mer 16 Aoû - 19:22



Daisy & Arthur  


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N'importe quelle femme à qui un rustre alcoolisé comme Arthur aurait proposé de quitter le pays aurait certainement pris la décision la plus compréhensible et saine possible : fuir à toutes jambes en priant toutes les divinités passées, présentes et futures de maintenir l'escroc à bonne distance. Seulement, il était évident que Daisy Gloom n'étais pas n'importe quelle femme. Même l'oeil aviné et torve de l'épave qui lui faisait face s'en était rendu compte quelques années plus tôt, lorsqu'elle était apparue dans la morne déliquescence de sa vie. Ainsi, plutôt que de prendre ses jambes -qu'elle avait terriblement jolies- à son cou, elle déposa une baiser tendre sur ses lèvres, ce qui eut l'effet immédiat de le faire taire... Pendant cinq secondes :

«  Ça veut dire que tu es d'accord ? Tu acceptes de suivre l'âme damnée que je suis jusqu'au bout du monde ? »

Il entra dans le salon sans prendre la peine de vérifier si elle le suivait. Se jetant sur son « cabinet d'écriturages », il saisit la mappemonde qui y trônait fièrement et l'inspecta en vue de leur future destination.

«  Le Groenland ! Non, j'ai peur de la neige. Le Brésil ! Non, nous savons toi et moi que son climat serait très peu indiqué en raison de ta sudation pubienne excessive. Hum... Réfléchissons. La Chine ! Je crains que le rat ne soit pas particulièrement heureux de partir vivre dans une contrée qui fabrique 50% de sa gastronomie à partir de la viande de ses congénères... Parce qu'évidemment nous emmenons le rat, Daisychérie. Il fait partie de notre famille, tu comprends ? Bon, réfléchissons... La France ? J'hésite. Leur obsession pour la cuisine au beurre risquerait de faire épaissir ton merveilleux tour de hanches. Oublions. Bon, la Russie ! Certes, il y a aussi de la neige, mais leur talent dans la production d'alcools forts m'aiderait grandement à surmonter cette phobie, c'est certain. Qu'en penses-tu Daisyjolie ? »

A peine l'escroc s'était-il tourné qu'il se rendit compte que la table était aussi réparée que ses rêves d'évasion étaient désormais brisés. Il fronça les sourcils, retirant la petit post-it mental noté « acheter des dessous en fourrure affriolants à Daisy pour supporter le froid sibérien » de son esprit avec une grande déception. Il la remercia d'un sourire triste et se laissa tomber dans le fauteuil sans mot dire. Après tout cela valait certainement mieux. Eléanor aurait certainement été capable de venir le chercher au fin fond de la Russie et il ne comptait pas se faire humilier sur un continent supplémentaire. Lorsque Daisy annonça qu'elle comptait soigner sa blessure, il tressauta.

« Quelle blessure ? Je n'ai pas mal du tout. Si tu parles de ma lèvre, je suis tellement fort que je ne sens pas du tout que ça fait mal. Et, non, pas d'alcool, ça pique ! Tu mets pas du « qui pique », hein ? Tu fais un sort qui fait pas mal, hein ? Tu promets ? Jane, elle connait des sorts qui font pas mal. On appelle, Jane ? »

Un hurlement de terreur s'évanouit dans sa gorge quand il se rendit compte que les incantations de guérison qu'elle lui prodiguait était totalement indolores. Il se détendit et caressa doucement sa joue en respirant plus calmement.

« Tu m'aurais donc emmenée avec toi ? Je suis flattée. Mais tu vois, nul besoin de quitter le pays, à présent. D'autant plus que je suis venue te rejoindre ici, ce serait mal venu de partir maintenant. »

Il roula des yeux avant de répondre :

« Bien sûr que je t'aurais emmenée. Déjà parce que tu as vu mon crime. Et puis, on ne fuit que si on a encore quelque chose à perdre. Et si tu ne viens pas, il ne me reste plus rien. »

Gêné, il toussa.

«  Mais trêve de mièvreries. Viens, je vais te montrer le piano. »



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MessageSujet: Re: [Daisy & Arthur] His eyes upon your face ; His hand upon your hand. [29 Juin 28]   Ven 18 Aoû - 0:49

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Une expression surprise mais particulièrement touchée illumina les traits de Daisy. Les mots doux d'Arthur étaient rares, excepté lorsqu'il avait trop bu, ou lorsqu'il voulait la charmer pour obtenir une attention. Que ces paroles soient prononcées aussi spontanément, était un événement auquel elle n'était pas habituée.  

Le sachant cependant peu porté au sentimentalisme, elle n'insista pas plus et se contenta de couvrir ses joues devenues rosées de ses deux mains frêles. Elle acquiesça ensuite et lui offrit un sourire avant de le suivre. Elle en profita pour détailler du regard le décor Fletcherien, mémorisant dans une attention légèrement envieuse la demeure que partagaient les deux époux. Mais dont la décoration pour le moins... Usée dénotait plus de la touche du mari que de celle de la femme.

- Tu sais que je joue rarement ? Même si cela restera une joie de te faire écouter ce que tu souhaiteras.

Le piano était une passion qu'elle avait développé dans sa jeunesse, à l'orphelinat de Priam tandis qu'elle écoutait à la porte du directeur les airs les plus célèbres de cet instrument qu'elle entendait résonner dans la chambre de l'homme. La curiosité l'avait poussée à s'introduire dans la bibliothèque la nuit -zone strictement interdite aux enfants- pour essayer de dénicher des bouquins d'instruction de solfège. C'est donc en autodidacte qu'elle fit l'expérience de sa première approche de la musique. Le piano était l'instrument privilégié pour accompagner sa voix, qu'elle avait découvert par hasard lors des rares moments de tranquillité à l'orphelinat. C'est à Ilvermorny, des années plus tard, qu'elle développa réellement son don et qu'elle profita des connaissances mises à disposition de l'école pour renforcer son savoir en musique. C'est là-bas qu'un piano reçut pour la première fois les émotions inscrites au bout de ses doigts.

Elle se remémora ces années avec un sourire nostalgique, conservant un lien particulier avec cet instrument, bien qu'elle ait touché à d'autres depuis. Le piano n'était pas celui qui reproduisait le plus le timbre de la voix humaine, et pourtant il était celui qui la touchait le plus pour ses sonorités. Le son était souvent limpide, chez un piano, il était impossible de prétendre une fois que l'on appuyait sur les touches. Chaque émotion était transmise sans filtre, et chaque morceau nécessitait l'émotion adéquate pour pouvoir être interprété. C'était à la fois un travail d'acteur, qui consistait parfois à ressentir des émotions absentes, et un travail de pureté, d'ouverture de soi pour laisser accès à quiconque le souhaitait au plus profond de son être.

- Jusqu'à quand suis-je libre de rester ? Tu ne me l'as pas précisé.

Elle évita volontairement la formulation "Quand Eléanor doit-elle revenir ?", tout d'abord parce qu'elle préférait évoquer le nom de l'épouse Fletcher en présence d'Arthur, et ensuite parce que cela lui rappelait chaque fois sa propre culpabilité à l'idée de fouler le sol qui appartenait -en partie- à la femme. Ainsi que sa culpabilité à contribuer à cocufier cette même femme, qui la pauvre n'avait probablement pas mérité autant.

Quand ils arrivèrent devant le piano, elle ne put s'empêcher de faire glisser ses doigts sur la surface de l'instrument. Peut-être était-ce un produit de son imagination, mais il lui semblait alors sentir la vibration du piano, son âme, si l'on croyait en ces choses là. Un véritable sourire d'enchantement naquit à ses lèvres, et elle regarda Arthur avec des yeux implorants, les mêmes qu'un enfant -ainsi que beaucoup d'adultes- auraient devant une boutique de confiseries.
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MessageSujet: Re: [Daisy & Arthur] His eyes upon your face ; His hand upon your hand. [29 Juin 28]   Ven 18 Aoû - 1:18



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Sans qu'un mot de plus ne soit nécessaire, l'escroc mena sa délicieuse amante dans la pièce qu'Eléanor avait nommé très pompeusement le « Petit Salon » lors de leurs noces. Il n'eut pas un regard pour la décoration et la tenue des lieux, habitué qu'il était la poussière qui avait envahi les étagères, à l'humidité qui s'était attachée aux plinthes ainsi qu'aux années qui étendaient chaque lustre un peu plus la lèpre qui attaquait les tapisseries surannées. Il lui rendit un sourire convenance dont l'étrange froideur était due à son aversion des bons sentiments et ouvrit d'un coup de pied violent une vieille malle qui traînait dans un coin.

- Tu sais que je joue rarement ? Même si cela restera une joie de te faire écouter ce que tu souhaiteras. 
- Te fatigue pas, Trésor, souffla-t-il sans même prendre le temps de se retourner. Aucun instrument, pas même ce mastodonte hors de prix, ne pourra faire concurrence à ta voix. C'est pour ton propre plaisir que je l'ai fait réaccorder, pas pour le mien. Le mien se contente bien mieux d'une pièce de lingerie saillante.

Il tourna juste le visage pour lui offrir un clin d'oeil taquin et s'agenouilla devant la malle.

-  Jusqu'à quand suis-je libre de rester ? Tu ne me l'as pas précisé.
- Jusqu'à ce qu'Eléanor ait la lugubre idée de rentrer, Trésor. Normalement nous sommes tranquilles au moins une semaine. Elle et sa tante partage une grande passion qui les rend presqu'inséparables. C'est un jeu charmant que je nommerais « Délectons nous des joies du néologismes pour trouver de nouvelles insultes à ce crapaud disgracieux qu'est Arthur Fletcher. ». L'âme enfantine qui habite ces deux harpies les rend particulièrement endurantes à ce genre de festivités. Fort heureusement pour nous.

Il haussa les épaules, comme si la perspective d'être actuellement copieusement insulté par deux femmes savourant un thé faisait partie intégrante de son quotidien et reporta sa totale attention à la malle. Le coffre semblait ancien. Le bois vieilli était vermoulu aux coins et la peinture vert d'eau qui avait dû le couvrir autrefois s'écaillait généreusement sur le parquet du salon. Il toussota sous le nuage de poussière qui l'attaqua au visage, s'éventa d'une main avant de s'écarter pour en dévoiler le contenu. Dans le coffre semblaient  dormir paisiblement une vingtaine de partitions et de livrets d'opéra du siècle dernier. Il invita Daisy à s'approcher d'un regard presque doux et souffla :

- C'était à ma mère.

Aussitôt ses sourcils se froncèrent et son visage se rembrunit. Il souffla, d'une voix un peu plus brusque.

- Crois pas que c'est un de ces trucs sentimentaux ou quoi. J'ai jamais pu la sentir et c'était très largement réciproque. Un antiquaire m'a contacté la semaine passée pour me dire qu'elle avait placé ça chez lui de son vivant et qu'il avait jamais pu le vendre. Si ça n'avait pas pu potentiellement te plaire je l'aurais fait cramer en même temps que toutes ses robes de cul-béni. Mais j'me suis dit que ça te ferait peut-être plaisir. Et l'idée que la merveilleuse créature avec qui je cocufie mon idiote de femme touche à ses affaires doit la faire se retourner dans sa tombe, en plus.

Il avait ajouté cette dernière phrase avec un sourire réel et franc. Se redressant, il ajouta :

- C'est à toi, DaisyJolie.



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Daisy Gloom
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MessageSujet: Re: [Daisy & Arthur] His eyes upon your face ; His hand upon your hand. [29 Juin 28]   Sam 19 Aoû - 20:50

It's more than I can stand

Le regard indulgent que posa Daisy sur son amant s'accompagna d'une lueur de culpabilité. Elle s'abstint de tout commentaire quant aux relations d'Arthur avec sa génitrice, tout comme elle se serait abstenue de tout commentaire pour n'importe quel homme. Des rares comportements masculins qu'elle avait observés, elle avait tiré cette leçon : ne pas toucher aux mamans.

Elle eut plus de mal, en revanche, à conserver un visage impassible à l'évocation de l'épouse Fletcher. Elle eut un air incrédule, estomaquée par la relation entre l'homme et la femme, même après ces quelques années. Parfois, elle se demandait si leurs mauvaises relations étaient une manière de satisfaire chez les deux personnages des tendances sado-masochistes qu'ils se refusaient à satisfaire par d'autres... Voies. Elle se retint de plisser le nez au cheminement de ses pensées et se concentra sur le contenu de la malle.

Elle se permit un sourire doux et s'agenouilla devant le bagage, non sans adresser un regard réprobateur -et légèrement amusé- à son amant pour son avant-dernière phrase. De ses doigts fins, elle saisit les premières partitions et les feuilleta avec précaution. Emerveillée par ces trésors du siècle précédent, elle se perdit quelques longues secondes dans la lecture des notes, chantonnant pour accompagner sa lecture et se donner une meilleure idée des morceaux. Ses boucles blondes frôlaient la peau délicate de sa mâchoire tandis qu'elle inclinait légèrement la tête sur le côté droit, absorbée par cette découverte. Elle s'attarda sur l'un des livrets d'opéra, qu'elle conserva avec elle en se relevant. Le nez plongé dans le livret, elle prit la parole d'une voix pensive.

- Je chante peu d'opéra pour le public... C'est dommage, mais il faut s'adapter aux moeurs de son temps, j'imagine, déplora-t-elle dans un sourire avant de finalement reporter son attention sur Arthur.

Après avoir délicatement reposé le livret à sa place, elle caressa brièvement la nuque de son amant.

- Merci, ça me fait très plaisir, souffla-t-elle avec reconnaissance.

Elle se décala d'elle-même avant que l'homme ne le fasse pour elle, le sachant peu résistant au désir d'éradiquer toute forme de mièvrerie. Même s'il s'agissait de la part d'Arthur à laquelle elle se raccrochait désespérément pour éconduire les cruels doutes et appels au bon sens de sa conscience.

- Et avant que tu ne poses la question, j'ai bien ramené les derniers dessous que tu m'as offerts.

Daisy lui adressa une oeillade amusée et légèrement séductrice. Les mauvais sentiments qui lui tiraillaient la conscience renforçaient son désir de s'attacher aux émotions les plus plaisantes et les plus saines de leur relation. Dans l'hypothèse où leur relation pouvait être qualifiée de "saine" sous un certain jour. Là encore, elle préféra ne pas creuser cette réflexion. Ses traits se rembrunirent soudainement en pensant aux prochaines paroles qu'elle allait prononcer.

- Accepterais-tu que je voie une ou deux... Connaissances, pendant que je suis ici ? Je sais que tu n'aimes pas l'idée que je sorte sans toi, mais c'est une faveur que je te demande, dit-elle posément mais avec un air de supplique.

Elle demeura tendue le temps de connaître la réponse, et surtout la réaction d'Arthur. Si jamais il acceptait, cela lui donnerait l'occasion de revoir Jane après un si long temps d'absence, ainsi que de répondre favorablement à la curieuse missive de Diane. Cette dernière l'inquiétait légèrement, mais elle se voyait mal refuser. Plus particulièrement, elle se voyait mal affronter la contrariété de cette femme. Bien qu'à choisir entre la colère d'Arthur et celle de Diane, elle n'aurait su prévoir laquelle lui serait la plus néfaste.
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MessageSujet: Re: [Daisy & Arthur] His eyes upon your face ; His hand upon your hand. [29 Juin 28]   

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[Daisy & Arthur] His eyes upon your face ; His hand upon your hand. [29 Juin 28]
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