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 [Egon & Diane] Visite trop matinale pour être courtoise.

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Diane Delacour
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Messages : 75
Date d'inscription : 21/02/2017
Etudes, métier : Voyante pour no-maj' naïf.
Baguette : Bois de rose, écailles de gorgone, 32 cm, rigide.

MessageSujet: [Egon & Diane] Visite trop matinale pour être courtoise.   Dim 25 Juin - 15:52



Egon & Diane.

Visite trop matinale pour être courtoise.
⚜ Le pire diable chasse le moindre. ⚜


La chaleur printanière avait été accablante. Les sept habitants félins de la rue des Martyrs dormaient péniblement, écroulés sur le carrelage tiède de l'appartement. Lorsque les premiers rayons de soleil matinaux s'étaient glissés par les croisées fermées du grand salon, l'oeil jaune de Scubert s'était ouvert comme un soleil minuscule. Il ne lui fallut que quelque secondes pour rejoindre la porte de la chambre de Madame qu'il gratta de sa patte leste. Après quelques secondes sans réaction, il prit un élan suffisant et sauta sur la poignée de laiton qui céda sous son poids et lui donna accès à la chambre.
Il y faisait une température tout à fait acceptable. Madame avait dû, comme à son habitude, jeter un sort de refroidissement dans la pièce. Schubert savoura un instant la chute thermique et sauta sur le lit. Madame dormait encore. Au creux des draps bordeaux, son corps nu reposait calmement comme un paysage montagneux et enneigé sur une mer de sang. Le félin considéra d'un œil sévère le verre de vin à demi vide qui siégeait sur la table de chevet. Cela expliquait que Madame ait le sommeil si lourd. Il se lova contre son dos nu, espérant que la douceur velouteuse de son pelage la tirerait doucement des bras de Morphée. Quelques minutes de ronronnement plus tard, ses espérances se réalisèrent. La masse tendre du corps de Madame se tendit. Elle se tourna, déversant sur le drap rouge la noirceur d'ébène de ses lourds cheveux dénoués. Elle ouvrit les yeux et sourit en apercevant le chat noir qui se contorsionnait contre elle. Elle le gratifia d'une caresse distraite sur le ventre et le pressa contre sa poitrine pour enfouir son visage encore endormi dans la douceur délicieuse de son pelage. Le chat se laissa faire, trop heureux du privilège qui était le sien.

Lorsque Madame fut réveillée, il la suivit dans la salle de bain pour sa toilette, puis dans la cuisine où elle avala d'une traite une tasse fumante de thé noir. Sur la table du salon l'attendaient patiemment la plupart des journaux sorciers américains et français qu'elle se faisait livrer chaque jour. Elle noua la robe de chambre de soie carminée qu'elle  portait  et s'attabla face à sa lecture matinale.

« Beauxbâtons annonce des examens finaux très complexes, cette année... Vois-tu, Schubert, je suis bien heureuse de ne plus être concernée par ces formalités chronophages et... »

La fin de sa phrase resta suspendue dans l'air, interrompue par trois coups sèchement donnés contre le bois épais de la porte d'entrée. Madame fronça les sourcils, ce qui annonça à ses sept compagnons que la visite n'était pas attendue. Les longues mains pâles de Madame replièrent le journal français avec un soin quasi-maniaque. Elle glissa sa baguette dans l'écrin opalin que créait sa poitrine et resserra sa robe de chambre autour de sa taille. D'un pic d'os de dragon offert par un ancien amant, elle lia son épaisse chevelure en un chignon négligé dont les mèches anarchiques vinrent lécher la pâleur cadavérique de son visage. Amadeus, le plus vieux des chats, boita jusqu'à la porte d'entrée, prêt à en découvre avec l'importun, cela dut-il lui coûter la vie. Madame réprima un sourire amusé et l'attrapa pour le ramener au canapé duquel il s'était levé avec beaucoup de difficulté :

« Cher ami, je ne suis pas certaine que votre miaulement chevrotant impressionne autre chose que les moustiques... »

Le géronte félin acquiesça d'un miaulement vexé et couvrit d'un regard revenchard la silhouette de sa maîtresse qui se dirigeait vers la porte. Elle souffla et tira doucement le judas. Un homme élégant et déterminé attendait sur la pas de sa porte. Diane ferma les yeux et jeta un œil à l'horloge située dans l'entrée : huit heures.

« Je ne sais pas qui est cet homme, Schubert. Mais notre invité est bien matinal. »

Le chat sauta sur l'horloge, curieux. D'une main ferme, Madame fit tourner la clé dans la serrure. La porte s'ouvrit dans un cliquetis métallique sur la figure froide et stricte d'un homme entre deux âges. Imperturbable, Diane sourit discrètement en le saluant :

« Bonjour, inconnu à la mine austère, si vous cherchez les pompes funèbres, c'est juste en face. »
⇜ code by bat'phanie ⇝

_________________
erato

Ne vous tournez point vers ceux qui évoquent les esprits, ni vers les devins; ne les recherchez point, de peur de vous souiller avec eux. Je suis l'Eternel, votre Dieu. Si quelqu'un s'adresse aux morts et aux esprits, pour se prostituer après eux, je tournerai ma face contre cet homme, je le retrancherai du milieu de son peuple.

Lévitique 19 ; 31.
LILACSKY.
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