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 Avril 1928 : un botaniste sans amour c'est une fleur sans soleil !

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Clayton Ackley
Sérial Posteur
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Messages : 274
Date d'inscription : 08/02/2017
Age : 31
Etudes, métier : Botaniste/Herboriste, Globe-trotteur
Baguette : Bois de vigne, Épine de monstre du Fleuve Blanc, 33cm, flexible

MessageSujet: Avril 1928 : un botaniste sans amour c'est une fleur sans soleil !   Sam 17 Juin - 20:22


Clayton Ackley
Upper east side, New York
A Jane K. Conrad
Midtown, New York
Objet : Vous consoler du manque que je vous occasionne.

Chère Mademoiselle Conrad,

Bien que fort occupé par votre corps qui imposait une totale soumission de ma bouche, mes oreilles, libres de vos gémissements qui restaient encore à venir, ont été en mesure d'entendre la demande qui m'a été formulée. La réunion de la totalité de mes organes et moi-même, sommes heureux de répondre positivement à votre instance et nous joignons à cette lettre un livre et un seul. Il s'agit de mon second, le premier m'ayant laissé insatisfait et le 3ème, pourtant d'avantage susceptible de vous plaire, préférant atterrir ultérieurement dans vos bras lors d'une remise en main propre.

Mes organes menant une vie indépendante de ma volonté, certains d'entre eux que je tairais par pudeur, m'ont ordonné que je profite de ce courrier pour formuler leurs propres doléances. Pourquoi ne pas vous retrouver chez vous, disons lundi ? Ainsi que jeudi ? Et pourquoi ne pas réitérer ces rendez-vous chaque semaine durant et ce jusqu'à une date butoir à définir ultérieurement (rien ne presse) ? Si les horaires paraissent routinier, je vous promets que nos soirées ne seront jamais ennuyeuses, et vous savez à présent que je tiens toujours mes promesses.

Affectueusement et avec toute l'absence de fierté dont je suis capable,


Clayton Ackley.



Codage par Libella sur Graphiorum, parchemin de ftourini



A la page de garde du manuscrit "10 ans d'observation des plantes hypocrites du monde : une classification revue, corrigée et considérablement alourdie." étaient écrit les mots suivants :

Pour Jane Conrad qui a su me convaincre, le temps d'une parenthèse, que le manteaux blanc de la neige était capable de séduire la lune.
Clayton.
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Jane K. Conrad
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Messages : 282
Date d'inscription : 15/02/2017
Etudes, métier : Infirmière
Baguette : Bois d'orme, 28 cm, ventricule de dragon

MessageSujet: Re: Avril 1928 : un botaniste sans amour c'est une fleur sans soleil !   Dim 18 Juin - 20:52

Un botaniste sans amour c'est une fleur sans soleil !

*Samedi. Une journée fort longue pour la jeune infirmière qui n’avait cessé de courir à droite comme à gauche. Ses récentes conversations avec Monsieur de Brocéliande lui avaient donné d’innombrables idées de recherches, ce qui la plaçait, une fois de plus, sur tous les fronts. Et puis il y avait cet homme qui venait s’insinuer dans ses pensées, tel le serpent d’Eden venant lui susurrer de nouveaux horizons à explorer… Tant bien que mal, l’infirmière se forçait à n’y penser que le soir venu, loin du travail. Cependant, tous avaient remarqué que quelque chose dans le regard de la chaste infirmière, avait changé. A toute question, elle refusa tout bonnement de répondre, jusqu’à s’éclipser dans des coins abandonnés pour poursuivre ses recherches et ses expériences médicomagiques.
Ce soir-là, un certain volatile apparut sur le rebord de sa fenêtre ouverte. Un volatile dont elle reconnaissait aisément le regard. Aussitôt, le cœur de Jane s’emballa, tandis qu’un sourire florissant s’installait sur ses lèvres.*

Bonsoir Aristo.

*De sa chaise, elle s’était levée pour quérir dans la cuisine du Miam-Hibou, ce qu’elle offrit avec douceur à son invitée. Avec délicatesse, elle lui ôta le paquet accroché à sa patte ainsi que la lettre l’accompagnant.*

Merci, déclara-t-elle en défaisant l’emballage.

*A la vue de l’ouvrage, son sourire s’élargit. Elle lut la dédicace et sut instinctivement que les mots n’avaient pas été choisis au hasard car le botaniste, justement, ne faisait jamais rien au hasard. Jane flatta alors Aristo et laissa la chouette s’envoler tandis qu’elle-même allait s’asseoir sur son lit. Elle relut alors les quelques mots soigneusement rédigés et leva soudainement les yeux au ciel dans un soupir amusé. La grande lectrice qu’elle était venait de comprendre le sens caché du terme lune, puisqu’autre que l’astre changeant dans sa forme et pur dans sa lumière, le terme « lune » pouvait être associé aux humeurs et plus précisément aux caprices. Un défaut qui avait soigneusement et malheureusement marqué le botaniste. Quant au manteau blanc de la neige, Jane en caressa du doigt l’association des termes. Car plus que le manteau blanc canadien, elle se souvenait des paroles du botaniste : le manteau neigeux recouvrait les saletés du monde et en l’occurrence, les possibles noirceurs d’une âme. La sorcière d’un coup sec referma l’ouvrage et mit cette interprétation sous le coup de l’idiotie féminine. Elle s’attarda alors sur le titre de l’ouvrage et ne put qu’en rire légèrement. Monsieur le botaniste faisait une fois encore preuve de vanité et de perfectionnisme.*

« Corrigée et considérablement alourdie », n’est-ce pas ? dit-elle pour elle-même. Que cachez-vous donc derrière ce perfectionnisme apparent ?

*Vint alors le tour de la lettre qui ne manqua pas de la faire rougir et rire à la fois. Bien sûr, il n’avait pu faire abstraction de ses gémissements… En revanche, elle se figea quelque peu au second paragraphe, et le relut à trois reprises. Jane, dont le cœur battait à une allure rocambolesque désormais, ne sut que penser de cette demande. Premièrement parce qu’elle concrétisait un peu plus cette relation qu’elle ne savait qualifiée, deuxièmement parce que personne n’avait jamais mis un pied sur son territoire. Or, Miss Conrad considérait bien son petit loft – qu’elle n’avait pas manqué de modifier par la magie – comme son refuge personnel, son univers intime. Songeuse, elle se leva et déposa le livre sur sa table de chevet. La lettre en main, elle monta dans la mezzanine aménagée par la magie et contempla son atelier, cette bulle dans laquelle elle façonnait le verre, cette bulle dans laquelle fourmillaient ses souvenirs, ses espoirs et parfois même les différents mondes qu’elle avait pu s’imaginer. Cet univers, elle ne l’aurait montré à personne et pourtant, sa main se resserrait déjà autour de la lettre. Jane posa son regard sur les six dragons de son histoire, ainsi que sur le carrousel non loin et soupira de reddition. Elle quitta le lieu et tira les rideaux sur ses pas pour regagner la table du petit salon. A sa demande, le nécessaire à sa réponse apparut. Jane eut un dernier regard pour son chez elle, tentant de s’imaginer un certain botaniste sur son sol. Et étrangement, sans qu’elle ne le comprenne vraiment, un sourire se faufila sur ses lèvres, calmant ses craintes par la même occasion.
Une demi-heure plus tard, la sorcière en appelait à Lullie, sa chouette qu’elle caressa une poignée de minutes avec tendresse avant de lui murmurer.*

Tu as le droit de pincer l’assistante si elle se trouve sur ton passage.



Jane K. Conrad
Midtown, New-York



A Clayton Ackley
Célèbre botaniste de l’Upper East Side
New-York



Objet :  Une délicate attention pour mon esprit torturé.

Cher Monsieur Ackley,

Que lis-je ? « Certains d’entre eux » ? Cela se peut-il donc ? J’avais cru pourtant les séduire un à un jusqu’à les avoir sous ma coupe. Si ma mémoire est défaillante, il va effectivement falloir que j’y remédie au plus tôt. Dites à vos organes, tous vos organes, j’insiste bien, que leurs doléances ont été entendues, et que c’est avec grand plaisir, que j’accepte d’accéder à leur requête. Qu’ils viennent quérir à ma porte, lundi, sur les doux coups de 20h.

Jusqu’à ce que je puisse moi-même y procéder de ma personne, veuillez, je vous prie, les remercier de l’attention qu’ils me portent et de la disposition qu’ils ont à mon égard.
Il va sans dire que votre âme est naturellement conviée, de préférence entière. Quant au reste de la requête, j’y songerai, ne serait-ce que pour vous imaginer trépignant d’impatience. Ce que votre ego et votre gourmandise me feront payer, j’en ai bien conscience. Et dans ce cas, je rétorquerai en vous forçant à me faire la lecture de votre propre ouvrage, qui n’en sera que plus éclairante si elle vient de vous, vous en conviendrez.

Votre dédicace est d’ailleurs fort charmante, à ce propos. J’ignore si elle tient plus du troubadour ou du poète, mais j’ai à cœur de penser qu’elle surpasse les deux, dans sa beauté comme dans son image.


Affectueusement et avec tout l’absence de susceptibilité dont je suis capable,


Miss Jane et ses lunes.




NB : Serait-ce cruel de ma part que de vous dire que votre livre repose désormais sur ma table de chevet ? Oui, je crois que ça le serait. Ainsi ne vous le dirai-je pas.


.
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