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 [Sanguini & Jane] Mercredi 6 avril -- Fallait pas m'quitter tu vois ? Il est beau le résultat. Je fais rien que des bêtises, des bêtises, quand t’es pas là.

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Jane K. Conrad
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MessageSujet: [Sanguini & Jane] Mercredi 6 avril -- Fallait pas m'quitter tu vois ? Il est beau le résultat. Je fais rien que des bêtises, des bêtises, quand t’es pas là.   Sam 17 Juin - 13:23


Fallait pas m’quitter tu vois ? Il est beau le résultat. Je fais rien que des bêtises, des bêtises, quand t’es pas là.


Dix jours s’étaient écoulés depuis son retour sur des terres grouillantes de vie et de laideur. Dix jours durant lesquels elle avait soigneusement évité le vampire, afin de s’attribuer du temps pour méditer. Loin d’être sotte, Jane savait qu’elle ne pourrait mentir à son compagnon surnaturel. Son corps la trahirait et ne manquerait pas de communiquer avec « Monsieur j’ai les canines pointues et un nez dont la spécificité est le voyeurisme ». Ainsi lui avait-elle laissé des instructions et son dîner, toujours soigneusement préparé, même en dépit de sa non-présence.

En revanche, Jane ne put éviter Jack et son regard inquisiteur. Jack attendait une confession, un aveu qui le blesserait c’était certain. Ce soir-là, l’infirmière avait dû préparer un dîner tout à fait à la hauteur, un dîner qui le détendrait et l’amadouerait. Un dîner fort bon, et qui pourtant, fut un échec total.

[Afin de ne pas choquer les âmes sensibles qui peuplent notre monde, et pour éviter tout dépôt de plainte à l’encontre de Jack Stuart, nous censurerons les propos vindicatifs du concerné et promettons que Jane K. Conrad, officiellement infirmière à l’hôpital Ste Morgane, est ressortie vivante et en bonne santé de cette entrevue.]

Remuée par la colère inappropriée de son protecteur, Jane se sentait en colère. Que l’on s’immisçât ainsi dans sa vie privée ne lui plaisait que peu voire pas du tout. Seulement Jack avait été clair : il enquêterait et la forcerait à changer de regard. Des propos houleuses, des promesses qui l’avaient effrayé, Jane ne l’avait jamais vu à ce point agacé ou possessif. C’était dans de pareilles circonstances qu’elle se remerciait de ne raconter que des banalités à ses parents. Bien évidemment, Jane était montée sur ses grands chevaux jusqu’à tenir tête d’une manière effrontée à son protecteur. Elle avait défendu le botaniste avec cœur et conviction, avouant ses doutes mais aussi ses sentiments, qu’elle jugeait bien plus importants que la véritable identité de ce Monsieur Ackley. Ce qui lui valut de recevoir mille adjectifs sur sa naïveté et son aveuglement typiquement féminin, et digne d’une écervelée.

Tant de violence pour une histoire d’un soir et d’un lendemain et de sentiments nés entre une aurore boréale et une poêle. Car si le botaniste avait une idée assez concrète du statut de leur relation, Jane, pour sa part, n’était sûre de rien et ne voulait absolument pas l’être. Toujours ces mêmes peurs, ces mêmes angoisses quant à une vie plus personnelle, plus attrayante et une vie dont elle pourrait finir par dépendre. Les affres de la nécessité se rappelaient souvent à son esprit, tout comme ce nom qui n’aurait jamais dû apparaître sur ses lèvres. Mais Jane ne voulait absolument pas savoir ce qu’elle était susceptible de représenter pour l’homme dont elle avait partagé les bras et plus encore. L’ignorance pour le coup rimait avec sa liberté d’esprit et d’action. Contradictoire penserait-on, et pourtant clairvoyant, car elle se mettait à l’abri de toute déception et de tout espoir. Ce qui ne la rendait pas moins faible aux souvenirs qui la visitaient que trop souvent ni même à l’envie presque irrésistible de retrouver l’ombre du botaniste et ses influences sur son être. Sauf qu’elle résistait, et résistait plutôt bien, grâce à son travail et cette peur viscérale de devenir une femme comme les autres, aussi étouffante qu’insipide.

Finalement la nécessité de discuter avec ce cher vampire s’imposa très vite à elle. Ses idées avaient fini par s’éclaircir et désormais elle ressentait le besoin d’échanger avec lui, de comprendre ce qui semblait lui échapper. Car Jane était certaine que quelque chose lui échappait, quelque chose qu’elle avait sous le nez mais qu’elle ne parvenait à saisir. La sorcière avait besoin qu’on la guide. Ainsi attendit-elle le mercredi avec grande impatience. Une fois le soleil couché, elle prépara leurs deux coupes et leurs breuvages respectifs. Jane ouvrit la fenêtre qu’elle ne gardait fermée que le jour ou presque, et s’installa pour patienter sur son fauteuil, face à la fenêtre. Boire son thé dans du cristal faisait désormais partie d’une de ses habitudes et elle regrettait, au fond, d’avoir échappé aux sens inquisiteurs de celui avec qui elle partageait son annexe depuis trois bon mois maintenant. Une cohabitation toute en négociation et en discussion dont le ton variait selon les sujets abordés, et qui avait fini par complaire l’infirmière, jusqu’à la rendre attachée à ses rendez-vous nocturnes, lesquels pourtant déréglaient son sommeil.

Aujourd’hui, elle avait des questions à lui poser et notamment des excuses à lui faire.
Demain, elle aurait ‘’ probablement ‘’ des projets pour lui.
Une association qu’elle n’avait, à la finale, pas vu venir et qui pourtant, paraissait évidente.
Somme toute, le Vampire avait eu raison, et désormais elle s’en remettait à ses jugements, bien plus qu’au premier jour.*

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Sanguini

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MessageSujet: Re: [Sanguini & Jane] Mercredi 6 avril -- Fallait pas m'quitter tu vois ? Il est beau le résultat. Je fais rien que des bêtises, des bêtises, quand t’es pas là.   Dim 18 Juin - 20:59

Fallait pas m'quitter tu vois ? Il est beau le résultat. Je fais rien que des bêtises, des bêtises, quand t’es pas là.

Ca faisait maintenant 3 mois que Sanguini se rendait 3 fois par semaine à l’hôpital pour boire une quantité de sang insuffisante mais qui avait comme précieux avantage d’être humain. Le reste du temps, il se débrouillait lui-même en se nourrissant de sang de porc ou de bœuf qu'il échangeait en catimini contre des dollars à l'arrière des abattoirs. Cette semaine n'avait pas dérogé à la règle et il s'était rendu dans le petit office de Jane Conrad aussi fidèlement qu'à l'accoutumé, à ceci prêt qu'il ne l'avait pas croisé une seule fois. Il arrivait fréquemment qu'elle soit absente, il était loin d'être le seul patient de l’hôpital et surtout, l'un de ceux qui réclamaient le moins son attention. Il s'était finalement plutôt bien débrouillé jusque là et n'avait mordu aucun humain encore vivant depuis son arrivé sur le nouveau continent. Mais que l'infirmière soit absente à 4 rendez-vous d'affilés était beaucoup plus étrange, et c'est seulement parce que son odeur était partout dans le petit cagibi qu'il avait su qu'elle n'était pas passée de vie à trépas.

Ce soir là il se rendit à 21h tapante dans le bureau, en passant par la fenêtre afin d'éviter les petits patients à la peau si tendre que Jane chérissait tant. Le temps d'un battement de cil, il s'était matérialisé comme par magie droit devant son bureau, l'air austère et statique.*

Miss Conrad.

*La salua-t-il froidement en inclinant la tête avec raideur comme son tempérament le lui imposait. Il n'ajouta rien que déjà ses narines se dilataient en rythme, humant l'air à la manière d'un animal (ce qu'il était en partie). Ses sourcils se froncèrent, ce qui durcit encore les traits de son visage. Il finit par lever sa main griffue devant son nez, comme s'il cherchait à se protéger d'une odeur fort incommodante.*

Votre corps exalte une quantité de phéromones indécentes.

*Il s'approcha en laissant retomber sa main le long de son corps, ses yeux se glaçant encore d'avantage, pour se pencher par dessus le bureau et venir renifler le cou de sa soignante. Il se redressa d'un coup, prêt à lui faire toute une flopée de reproches.*

Vous n'êtes plus pucelle.

*Ses yeux balayaient les traits de son visage rapidement.*

Vous avez l'air heureuse, détendue et tout à fait satisfaite. Votre cavité utérine exulte de contentement, je le sens.

*Ses yeux s'écarquillèrent tandis que d'affreux doutes l'envahissaient. Il recula d'un bond, visiblement en colère et déçu.*

Vous, une vierge de longue date avez fauté. Ça ne peut signifier qu'une seule chose. Vous avez épousaillé quelqu'un et l'avez fait sans même m'inviter... A la cérémonie je parle, le reste de la nuit ne m'intéressait pas.

*Il se retourna par bouderie.*

Je croyais que nous étions amis. Vous auriez pu me présenter à votre fiancé, je ne l'aurais pas mordu, je sais me tenir même si je ne doute pas que pour vous avoir fait cédé à l'appel de la chaire, il doit être follement affriolant et exalter une odeur fort délicate. Et même si je ne puis entrer dans les églises, j'aurais pu au moins vous attendre à la sortie et distribuer le riz. J'en aurais été honoré et en liesse de remplir ce simple devoir pour vous. Mais soit, soit, nous ne sommes donc pas amis après tout, vous n'avez plus qu'à laisser ma chopine de sang sur le rebord de la fenêtre, ainsi je ne vous importunerai plus par ma présence et vous n'aurez plus à vous rendre absente chaque lundi, jeudi et samedi soir.

*Il poussa un soupir à fendre l'âme, et la sienne aurait sans doute fendue de tristesse s'il avait été certain qu'il en possédait une.*
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Jane K. Conrad
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MessageSujet: Re: [Sanguini & Jane] Mercredi 6 avril -- Fallait pas m'quitter tu vois ? Il est beau le résultat. Je fais rien que des bêtises, des bêtises, quand t’es pas là.   Lun 19 Juin - 0:01


Fallait pas m’quitter tu vois ? Il est beau le résultat. Je fais rien que des bêtises, des bêtises, quand t’es pas là.


*Elle patienta jusqu’à ce qu’enfin, il fît son entrée, tout en grâce et en prestance. Décidément, si elle pouvait être dotée d’une grâce similaire … *

Monsieur Sanguini, le salua-t-elle d’un grand sourire en inclinant sa tête de politesse.

*Habituée à sa froideur naturelle, l’infirmière ne se formalisa pas de son ton. Dans le silence, elle attendit sa sentence, laquelle, elle le savait, ne tarderait sûrement pas à venir avec un odorat aussi développé que celui du vampire. En revanche, la sorcière ne s’était guère préparée à ce qui allait suivre, à commencer par cette incommodité tout à fait gênante. « Indécente » avait-il dit… Chacune de ses paroles, entièrement dénuée de tact bien sûr ou de poésie, provoqua en elle un rougissement fulgurant. Mal à l’aise, l’infirmière croisa un peu plus ses jambes et baissa quelque peu le regard de timidité. Effectivement, elle se sentait particulièrement heureuse et défaite de ses fardeaux quotidiens. Pourtant, elle ne parvenait pas à assumer totalement le regard que le vampire posait sur elle. L’unique point positif qu’elle percevait dans ces constations peu subtiles, c’était qu’elle n’aurait plus besoin d’un médecin à l’avenir. A la longue, elle finirait par embaucher le vampire et son odorat pour ses prescriptions et autres nécessités …

Et puis vint l’interprétation à laquelle elle ne s’était pas attendue. Pourtant, Jane aurait dû la voir venir, elle aurait dû anticiper les conclusions toujours hâtives du vampire. L’infirmière vira d’abord au cramoisi avant d’encaisser toute la « tristesse » vampirique qui l’atteignit en plein cœur alors que … elle ne s’était en rien mariée. Ou alors ce cher botaniste avait agi dans son dos, ce qu’elle n’espérait absolument pas pour lui. Etonnamment, la complainte de Sanguini eut raison d’elle, et une fulgurante culpabilité s’empara du pauvre cœur de l’infirmière. « Je croyais que nous étions amis » … Jane ouvrit la bouche à plusieurs reprises et la referma toute aussi attristée que lui. Tant d’attention l’émut, jusqu’à ce que finalement la sorcière n’échappe à sa transe sentimentale. Des épousailles ? Et puis quoi encore ? Elle n’avait que perdu sa virginité, rien de mal en soi, n’est-il pas ? Après tout, ne venait-elle pas de lui démontrer qu’elle n’était ni nonne ni en dépression ante-mortem ? Jane se leva et posa sa main sur l’avant-bras du vampire, en douceur et surtout, sous ses yeux. Vigilance obligeait tout de même !*

Cessez donc, lui demanda-t-elle d’une voix pleine de douceur, comme une mère rassurerait son enfant. Pour un vampire si attentif au moindre détail, voilà que vos bons sentiments ont omis un détail des plus importants. Voyez-vous donc une quelconque bague à mon doigt ? Rassurez-vous, nous sommes encore amis et je ne suis absolument pas mariée. Vous savez que j’ai cette tradition en horreur, et pour ne rien vous cacher, l’Eglise et moi nous nous entendons que très peu dernièrement, lui confessa Jane dans un sourire qu’elle se voulait sincère.

*Finalement, elle toisa le vampire d’un regard aussi rassurant qu’amical. Sa main lui désigna sa place sur son sofa tandis qu’elle-même venait s’y asseoir également, comme pour l’accompagner.*

Croyez-vous réellement que je vous éclipserais ainsi, aussi grossièrement ? poursuivit l’infirmière en reprenant des couleurs un peu plus normales. Si je vous ai évité cette semaine, c’était pour réfléchir aux réponses que je vous donnerais si toutefois vous aviez quelques curiosités à ce sujet. Mais plus encore, je voulais avoir les idées suffisamment claires pour nos discussions habituelles. Vous savez que je les apprécie autant que j’apprécie votre compagnie. Alors cessez de vous croire rejeté, je vous prie. Nous avons une promesse qui nous lie, vous vous souvenez ? Je ne compte absolument pas la trahir, ni aujourd’hui, ni demain.

*Un énième sourire conciliant et bienheureux, Jane se leva ensuite pour offrir au vampire son repas à température idéale, elle y avait veillé.*

Tenez, votre breuvage. Et si un jour je venais à me marier, je ne vous laisserai sûrement pas vous occuper du riz. Je causerai votre folie, et je n’en ai guère l’envie. Nous trouverons un autre moyen.

* Jane se souvenait en effet, des recommandations qu’il lui avait faites quelques mois plus tôt. Et bien que l’idée lui eut paru plaisante sur l’instant, elle l’avait vite abandonnée, séduite par l’amitié qu’elle entretenait avec le vampire.
Elle s’installa ensuite dans son propre fauteuil et but une gorgée de son thé pour se dénouer un peu plus la gorge. Un mariage… tout ceci pour un mariage … à donner des crises cardiaques et au botaniste, et à elle-même.*

Maintenant que vous connaissez … et bien … ce changement soudain dans ma vie, peut-être pourriez-vous m’informer de votre santé, de vos activités de cette semaine, l’interrogea-t-elle avec d’ajouter avec légère gratitude. Vous aviez raison, vous savez ? Encore une fois.


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MessageSujet: Re: [Sanguini & Jane] Mercredi 6 avril -- Fallait pas m'quitter tu vois ? Il est beau le résultat. Je fais rien que des bêtises, des bêtises, quand t’es pas là.   Ven 23 Juin - 21:08

Fallait pas m'quitter tu vois ? Il est beau le résultat. Je fais rien que des bêtises, des bêtises, quand t’es pas là.

I
l releva le menton lorsqu'il vit et sentit la petite main frêle de l'infirmière se poser sur son avant-bras. Malgré ses traits durs, on devinait que sa mine était déconfite, même lorsque ses yeux cherchèrent à se poser sur l'annulaire de la jeune femme pour constater qu'effectivement, il était nu.*

Vous pourriez avoir été déflorée par un sans le sou qui n'a pas même les moyens de vous offrir une alliance, dit-il sans croire lui-même à cette excuse. Ou ne possède pas de bijoux de famille suffisamment bien conservés pour vous en faire l'offrande.

*Il consentit à la suivre sur le sofa et posa ses fesses à côté de celle de sa soignante, regardant droit devant lui, les mains posées sur ses genoux. Son état boudeur ne pouvant passer en un claquement de doigt, il grommela encore quelques réponses à la manière d'un enfant se remettant tout juste d'un gros chagrin.*

J'aurais pourtant été le meilleur à cet emploi car je jure sur ma vie qu'aucun de vos invités n'auraient eu ne serait-ce qu'un grain de riz de plus que son voisin. Bien sur, les ramasser ensuite sur le parvis me prendrait un temps considérable qui risquerait fort de me rendre en retard au dîner... Peut-être devrions-nous finalement opter pour des pétales de fleurs, ça se fait beaucoup chez les pauvres.

*Dit-il comme si le mariage restait tout de même à l'ordre du jour. Cherchant à se rabibocher avec Jane, il prononça ces quelques mots qui se voulaient être un pas vers la réconciliation.*

Soit, soit, je me suis sans doute fourvoyé... Je... je suis aise d'apprendre que vos parois vaginales n'étaient pas desséchées au point de s'agglutiner l'une contre l'autre. J'ai cru, pendant un temps, que vous souffriez de ce mal et que le temps était révolu pour vos entrailles de remplir leurs offices.

*Il renifla à nouveau l'air lorsqu'elle se leva pour aller chercher son verre, lequel il prit avec toute la délicatesse que son contenu lui inspirait tant le sang humain était devenu une denrée aussi rare que le caviar l'était pour les humains. Cependant, il ne la quitta pas des yeux, semblant la sonder jusque dans ses pupilles.*

C'est avec satisfaction que je constate que vous n'êtes pas grosse. Avoir un enfant hors mariage est un déshonneur dont aucune femme ne s'est jamais relevée. J'ai connu plus d'une ribaude sans mari réduites à se faire détrousser par des soldats de passages en échange de leurs restes. En dépit, si vous deviez affronter les affres de l'enfantement par la faute de ce malandrin, je vous promets de le poursuivre et de le menacer afin qu'il assume son devoir envers vous et votre progéniture, et ce jusqu'à sa mort. J'ai toute l'éternité devant moi, je suis tout à fait apte à l'intimider jusqu'à la tombe.

*Dit-il en redressant le menton d'un air grave. Puis il aspira un peu de sang à la paille, la pièce raisonna d'un son d'aspiration caractéristique renforçant l'incongruité de la scène. Entre deux gorgées, il répondit à ses interrogations sur sa propre personne, sans percevoir tout de suite qu'il ne s'agissait là que de politesse alors qu'elle brûlait d'aborder bien d'autres sujets.*

Je me porte bien malgré votre absence de soins, ne put-il s'empêcher de lui reprocher. J'ai bu un verre d'eau avec mon agent de surveillance sur une terrasse charmante en face d'une bouche de métro. Nous avons évoqué nos pays respectifs, nous sommes tous deux originaire d'Europe de l'Est. J'ai ensuite rencontré une créature magique, une hybride pour être plus précis. Il est bien agréable de pouvoir échanger avec quelqu'un qui partage mes difficultés à vivre parmi les hommes et leur totale incapacité à faire preuve de logique. Quant à ma santé, j'ai eu une rougeur disgracieuse sur le front la semaine dernière. D'après Chastity, il s'agissait d'un « bouton d'akenait », l'excès de sang de porc serait en cause. Elle m'a prêté une lotion à me tamponner sur la tempe et depuis, je ne bois plus que du sang de mouton. Puis je me suis procuré de nouveaux souliers plus à la mode à ce que l'on m'a juré, il s'agit de mocassins en...

*Il s'interrompit dans son monologue et fronça les sourcils.*

J'ai raison sur bien des points, non que je sois plus intelligent que les autres mais je perçois plus de choses, ai vécu plus longtemps et ma mémoire me fait rarement défaut. Mais en quoi prétendez-vous que mon esprit à vaincu le votre ?
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