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 Helen + Egon - Une rencontre opportune.

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Egon Weiss

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Messages : 21
Date d'inscription : 09/03/2017
Etudes, métier : Conseiller personnel de la Présidente.
Baguette : Bois de frêne, cœur d'épine de monstre du Fleuve Blanc, 34 cm, flexible.

MessageSujet: Helen + Egon - Une rencontre opportune.   Dim 4 Juin - 21:49


Une rencontre opportune.
-Depuis sa naissance, la vie d'Egon était déjà toute tracée. Il savait depuis tout petit qu'il serait une personne influente dans le monde de la magie et s'en était toujours légèrement vanté. Or, il savait également que son titre engendrerait de grandes responsabilités qu'il allait devoir apprendre à gérer afin de défendre ses convictions et celles du Macusa. D'ailleurs, était-il toujours d'accord avec ce que le Macusa disait ? C'était une réponse qu'il gardait uniquement pour lui. Les gens le voyaient comme une figure d'autorité et bienveillante et pourtant, il ne fallait pas toujours se fier aux apparences. Seul lui connaissait ses véritables pensées ainsi que ses démons intérieurs. Aussi ténébreux et nombreux soient-ils. Les temps qui courraient devenaient sombres et dangereux. Il le savait pertinemment et pourtant, il se tuait à la tâche afin de rassurer les sorciers face aux menaces. Pourquoi se faisait-il passer pour une personne qui en réalité, ne lui ressemblait pas ? Simplement parce-qu'il jouissait de la vie qu'il avait. Son titre lui permettait d'avoir ce qu'il souhaitait, notamment du confort et une réputation. Malgré tout, il aimait ce qu'il faisait. Son travail le passionnait et lui permettait de ne jamais s'ennuyer. Lui qui aimait toujours avoir une longueur d'avance sur tout le monde, en étant le conseiller personnel de la présidente, il était au courant de tout sur le monde magique. Il n'avait pratiquement aucun secret pour lui. Sauf lorsqu'il s'agissait des pro-grindelwald.

Les adeptes de Salem, les pro-grindewald, les non-maj'. Trop de personnes désormais se tenaient face à lui en défiant son autorité et ce qu'il avait mis en place avec le Macusa. Beaucoup trop de questions persistaient dans l'esprit d'Egon et Merlin savait à quel point il détestait le désordre. Dans ses pensées comme dans ce qui l'entourait. Derrière son bureau, tandis-qu'il préparait certains papiers, quelqu'un vint toquer à sa porte. Il releva son regard sur celle-ci et annonça que la personne pouvait entrer. Lorsque la porte s'ouvrit, un léger sourire s'afficha sur les lèvres et il prit la parole.-

Vous avez ce qu'il me faut ?

-L'homme acquiesça d'un signe de tête et lui déposa un tas de dossiers sur son bureau. Egon le remercia et il se retrouva ensuite de nouveau seul. Ce qu'il avait demandé n'était pas anodin. Il s'agissait plus précisément de fiches d'identités sur les pro-grindelwald. Cela allait lui permettre d'en savoir plus sur ce camp, sur les personnes qui le dirigeaient et sur ce qu'ils faisaient. Il feuilleta sans trop s'attarder sur certains profils avant de constater un nom qui lui était familier. Murray. Il réfléchit un instant et se souvint soudainement qu'il avait déjà croisé cette femme dans l'enceinte du Macusa qui portait le même nom de famille. C'est à ce moment là qu'il comprit que son mari était dans le camp adverse et que peut-être, elle pourrait lui donner les réponses qu'il recherchait. Ainsi, elle attisa sa curiosité. Un sourire en coin vint prendre place sur ses lèvres et il mit cette jeune femme dans sa ligne de mire. De toutes les manières possibles, il parviendrait à soutirer des informations et aurait certainement une longueur d'avance sur les pro-grindelwald si elle acceptait de coopérer avec lui. Il attrapa alors un parchemin ainsi qu'une plume puis après quelques secondes, la mine de celle-ci glissa sur le papier, laissant apparaître des lettres soignées.

« Madame Murray,

J'aimerais que vous veniez me rejoindre dans mon bureau dès que possible. Je vous y attendrai.

Cordialement,

Weiss Egon. »

A l'aide de sa baguette, il lança un sortilège sur le parchemin qui s'envola à la rencontre de la destinataire. La plupart du temps, si Egon demandait un rendez-vous avec une personne, cela pouvait être soit très bon signe, soit très mauvais signe. Il n'y avait que très rarement d'entre deux. Or ici, la situation était différente. La plupart du temps, il usait subtilement la provocation et le chantage pour avoir ce qu'il voulait. Son poste influent le lui permettait. Seulement, il ignorait encore quelle méthode il allait devoir utiliser afin de la faire parler. Peut-être qu'il n'aurait pas besoin de la forcer à quoi que ce soit et qu'elle lui donnerait volontairement ce qu'il demandait. Mais ce serait étonnant de sa part. Cela restait à voir. Il attendit donc sagement, toujours à la même place, la venue de cette femme avec qui il n'avait encore jamais réellement parlé. Ce serait également une occasion de connaître un autre employé du Macusa qui lui serait peut-être utile à l'avenir. Il plaça tous les dossiers dans le coin de son bureau parfaitement ordonné puis, il reprit le cours de ses papiers, voulant les terminer au plus vite afin de se consacrer sur des choses bien plus importantes.-
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Helen Murray (Travers)

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MessageSujet: Re: Helen + Egon - Une rencontre opportune.   Dim 4 Juin - 22:57





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Assise à son bureau, elle terminait de remplir avec soin ses derniers rapports. La nuit dernière avait été un véritable carnage. Sorciers et No-Maj s’étaient affrontés dans un combat inégal et traumatisant pour les spectateurs de cette tragédie. Helen s’était vue contrainte à des heures supplémentaires afin de réparer les multiples dégâts causés par son espèce pas plus intelligente que le commun des mortels. Elle maudissait leur attitude ethnocentrique, cette arrogance mal placée qui ne les rendait que plus ridicules encore. D’une froide impatience, elle avait oublietté les témoins un à un. Ses prunelles avaient rencontré les leurs, terrifiées, souffrantes. Sa baguette avait opéré avec grâce avant de se retourner contre ses ignares. Ils respiraient la traîtrise, l’odeur de vanité que laissait derrière lui un Pro-Grindelwald. Que n’aurait-elle pas alors donné pour leur offrir la leçon qu’ils méritaient amplement. Seulement les autorités présentes ne lui permirent pas d’agir comme bon lui semblait.

Son mariage n’était-il donc pas qu’une simple mascarade ? Si ironique cela pouvait-il paraître, il n’en était rien. La cause en était fort simple : Mr Murray abhorrait la violence. Homme de la justice, sa rhétorique servait sa position politique à tel point qu’il demeurait le seul qu’elle ne condamnait pas. Au contraire, elle trouvait désormais plaisir à confronter leurs deux opinions. Il y avait dans cet orage une transparence salvatrice, principe sur lequel reposait finalement leur mariage. Bien entendu, elle n’était pas dupe au point de croire qu’il ne participait pas d’une certaine manière à cette guerre de pouvoir. Combien de conversations n’avait-elle pas surprise ? Elle connaissait l’étendue du mensonge et s’en était accommodée avec le temps, jusqu’en tirer quelques bénéfices fort savoureux. Des affaires de son époux, elle refusait cependant de s’y mêler, sauf demande de sa part. Il y avait là une limite à ne pas franchir, un terrain d’entente réciproque.

Elle apposait un point final lorsqu’une missive lui parvint. Si Richard lui donnait encore à babysitter, elle n’était pas sûre de ne pas déposer une certaine plainte pour harcèlement. La lettre se déplia sur son bureau et provoqua un haussement de sourcil de la part de la sorcière.*

Réellement ? demanda-t-elle tout haut d’un ton que n’importe qui aurait pris pour de l’insolence.

*Egon Weiss. Devait-elle se sentir l’âme d’une célébrité ou d’une élue peut-être ? Qu’est-ce que le conseiller de Séraphina Picquery lui voulait exactement ? Helen Murray fronça finalement les sourcils et brûla la missive. D’instinct elle doutait de la bienveillance de cette entrevue, laquelle faisait suite à l’incident de la veille. Elle n’était en revanche pas contre une certaine augmentation, laquelle flatterait au possible son ego féminin. Mais il était clair que Richard ne lui aurait pas fait cette fleur avant de lui donner une énième corvée. Rapiat. Helen remit en place son chemisier blanc et défroissa les plis de son pantalon noirâtre avant de vérifier la tenue de ses cheveux, soigneusement remontés dans un demi chignon. Elle plaça enfin sa baguette à sa ceinture et entama sa longue ascension vers le bureau où la célébrité du MACUSA l’attendait.

En chemin, elle travailla un visage impassible, aimable par nécessité mais aucunement chaleureux. La raison n’était pas compliquée à deviner : elle se méfiait. La réputation de bienveillance et de héros caractérisait cet homme, pourtant son visage aussi carré qu’aigri laisser à penser tout le contraire. Jamais elle n’avait eu le loisir de s’adresser à cet homme. A plusieurs reprises, ils s’étaient retrouvés ensemble sur le terrain. A la dérobée, elle l’avait contemplé plus d’une fois. Elle avait tenté de le cerner, de comprendre ce calme olympien mais elle n’en avait ressenti qu’une indifférence méfiante.

La porte noirâtre se présentait à elle. Helen se râcla la gorge et frappa trois coups distincts. Elle attendit une quelconque permission afin d’en franchir le seuil, sur lequel elle finit par se tenir, le dos droit, les traits du visage polis.*

Mr Weiss, le salua-t-elle d’un rapidement mouvement de tête. Vous avez requis ma présence ?





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Egon Weiss

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MessageSujet: Re: Helen + Egon - Une rencontre opportune.   Lun 5 Juin - 1:11


Une rencontre opportune.
-La porte s'ouvrit et elle franchit le seuil de celle-ci après son autorisation. Egon se leva de son siège immédiatement en signe de politesse et il hocha son visage en guise de salutations. Il s'approcha d'elle tandis-qu'un léger sourire se profilait sur ses lèvres. Sincère ? Certainement pas. Mais il était presque impossible de le savoir tellement il s'était entraîné durant des années à travailler ce sourire qui, aux yeux des autres, paraissait gentil et courtois. Seul lui avait le pouvoir de savoir quand est-ce que ce geste était réellement de bonne intention ou non. Droit et bien vêtu, il finit par se placer à côté de la porte d'entrée et tendit son bras en direction de la pièce tout en posant ses pupilles sur elle avant qu'il ne finisse par lui répondre.-

Effectivement. Entrez je vous prie et installez vous confortablement.

-Lorsqu'elle finit par pénétrer dans la pièce, il ferma la porte et les mains derrière son dos, il s'avança jusqu'à prendre une nouvelle fois place derrière son bureau. Discrètement, Egon observa la femme devant lui. Il l'avait croisé plusieurs fois sur le terrain mais elle ne lui évoquait rien de plus. Il l'invita à s'asseoir et il en fit de même. Ses traits paraissaient fatigués. Il en conclut que c'était probablement dû au travail. Sachant quel poste elle occupait au sein du Macusa, il savait que la dernière guerre entre sorciers et non-maj' datant de hier soir avait requis ses services dans le but d'oublietter les témoins. Il en avait donné l'ordre lui-même et il était le premier à savoir que ces derniers temps, les horaires de chacun étaient moins flexibles. Il était également concerné par tout ces changements d'emplois du temps. Avec ce qu'il se passait dehors, tout le monde devait redoubler de travail et s'assurer que tout était en ordre.
Ses coudes ainsi que ses avants bras posés sur les deux accoudoirs de son fauteuil, ses mains jointes sous son menton, il se racla légèrement la gorge avant de finalement briser le silence qui s'était installé durant quelques secondes.-

Comment allez-vous Miss Murray ? Je sais que les temps au travail sont plus difficiles en ce moment. Est-ce que tout se passe bien dans votre secteur ?

-Il la fixait tandis-qu'aucune de ses émotions n'apparaissaient sur son visage, laissant celui-ci impassible. C'était pour cette raison qu'il était si difficile de savoir ce qu'il pensait réellement et de cerner sa véritable personnalité. Bien sûr, Helen devait certainement se douter qu'il ne lui avait pas demandé de se déplacer jusqu'ici dans le but de savoir si son travail se passait à merveilles ou non. Si jamais il avait du vérifier cela, ce n'était pas elle qu'il aurait contacté. Mais plutôt un dirigeant. Il prit une petite inspiration avant qu'il ne finisse par prendre le premier dossier de la pile qu'il avait précédemment soigneusement rangée. Cependant, il ne l'ouvrit pas tout de suite, la laissant se poser des questions tout d'abord sur sa véritable venue avant de finalement placer délicatement le dossier juste devant elle, toujours fermé.-

Vous devez bien vous douter que je n'ai requis votre présence pour si peu. Ne vous sentez pas menacée par ce que je vais vous montrer sur cette page. Je veux simplement tenter de comprendre et peut-être que vous accepteriez de m'aider en répondant à certaines de mes interrogations.

-Il finit par ouvrir ce fameux dossier et le nom, prénom ainsi qu'une photo de son mari apparurent. Première tentative : la manière douce. Le dialogue était souvent quelque chose qui lui permettait de soutirer des informations. De simples gestes ou lapsus pouvaient parfois le faire y voir plus clair sur une situation sans que la personne face à lui ne s'en rende compte. Il y avait tant à interpréter dans de simples mots qui pouvaient paraître anodins aux yeux de tous. Mais pas à ceux d'Egon. Il replaça ses mains sous son menton et se laissant apparaître comme doux et calme, il attendit de voir la réaction de son interlocutrice. Contrairement à ce que l'on pourrait croire, Egon ne portait aucun jugement sur elle. Pour le moment du moins. Tout dépendait de comment la suite de leur conversation allait se dérouler. Si elle acceptait de coopérer avec lui alors, elle n'aurait aucun soucis à se faire concernant sa relation avec un membre du camp adverse. Cependant, il n'en dit rien, la laissant agir comme elle le souhaitait. En aucun cas il devait se montrer menaçant.-
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Helen Murray (Travers)

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MessageSujet: Re: Helen + Egon - Une rencontre opportune.   Lun 5 Juin - 11:13





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Un sourire aussi bienveillant que courtois. Seulement on n’apprenait pas à un vieux singe à grimacer. Cet homme dégageait une aura puissante, un pouvoir certain. D’une démarche posée, Helen Murray s’avança pour prendre place dans un des fauteuils à disposition. Elle croisa les jambes et y apposa ses mains dessus comme le voulaient les bonnes manières. De cet homme, elle ne savait que trop peu de choses. Ainsi s’interdit-elle de penser dans le doute. On savait rencontrer un legilimens généralement que trop tard. Ses prunelles brunes le suivirent et notèrent chaque tic, chaque mouvement, chaque potentielle faille avant de faire face à ce regard qui ne lui présageait rien qui vaille. Instinct féminin sans doute.
Les questions de bienséance débutèrent. Toutes plus fausses les unes que les autres. Mrs Murray ne put s’empêcher d’en sourire, tant par amusement que par une insolence trop tentante pour qu’elle s’y refusât d’y goûter.*

Votre mansuétude me flatte, répliqua-t-elle dans un sourire faussement sincère. Tout travail requiert du temps, mais si c’est là une manière d’évoquer la nuit dernière, j’avoue ne pas être contre une certaine augmentation. Après tout, mon contrat stipulait des hommes, non des animaux qui n’ont aucune réelle conscience de la portée psychologique de leurs actes, expliqua-t-elle sur le ton de la conversation. Cela étant, si c’est de secteur dont vous souhaitez parler, ce dont je doute, Monsieur Weiss, vous avez demandé la mauvaise personne. Sauf dans le cadre d’une promotion, bien entendu. Est-ce le cas ?

*Sa question ne sonnait pas comme une attaque mais elle sous-entendait sa préférence. Helen Murray était à prendre avec des pincettes, Richard – son premier patron – en avait fait les frais. Toutefois, elle aimait encore moins être prise pour une idiote. Or dès lors qu’on tournait autour du pot, on partait du principe que notre destinataire était un imbécile né. Très mauvaise tactique.

L’épouse Murray faisait face au regard du patron de son patron, et refusait opiniâtrement de s’y soumettre. Se posait-elle des questions ? Aucunement. Au contraire, elle s’impatientait. La raison de sa visite était désormais d’une logique flagrante. La faire mariner comme une femme que l’on aimerait surprendre, ne lui plaisait absolument pas. Qu’on cessât donc de lui faire perdre son temps.

Menacée ? Et pour quelles raisons ? Elle ne se sentait aucunement en tort, même si, il était vrai, elle avait eu des rapports hors-mariage. Cependant elle ne nourrissait aucune pratique d’adultère, même si là encore, elle avait quelques vices comme se jouer des hommes comme des femmes d’ailleurs. Leurs conversations en devenaient vite très … enrichissantes. Autrement dit, seule son impatience trahissait son calme. Si peur il y aurait dû avoir, elle n’existait tout simplement pas.

Le dossier provoqua néanmoins quelques émotions en elle : la colère, une angoisse minime, un agacement profond. Les époux Murray savaient que ce jour arriverait. Pour ne rien cacher, ils auraient même apprécié que ce jour arrive bien avant la naissance de leur enfant, huit ans plus tôt. Désormais, il s’agissait pour eux de défendre leur famille. Le visage façonné d’Helen Murray ne laissait aucune émotion au hasard. L’indifférence planait sur ses traits parfaitement calmes, tandis qu’elle glissait ses doigts sur la photo mouvante de son époux.*

Nous y sommes enfin, déclara-t-elle enfin d’une voix blanche. Je m’attendais à faire mon entrée dans ce bureau bien plus tôt, je dois l’avouer. Quel beau minois, ne trouvez-vous pas ?

*Si elle s’était penchée pour observer en détail le dossier, désormais, la sorcière s’adossait de nouveau pour rapporter son regard froid sur son interlocuteur.*

Que souhaitez-vous savoir d’Ethan Murray ? l’interrogea-t-elle sur un ton de désinvolture. C’est un avocat brillant, un homme de la justice qui n’a pour seul défaut que de claudiquer davantage le dimanche matin. Il abhorre les Adeptes de Salem et veille toujours à s’opposer à eux lors des différents procès où ils sont mis en cause. Il estime qu’un monde de paix est un monde où personne en se cache, où personne ne vit reclus. Participe-t-il à la violence de son parti ? Non.

*Sa récitation sonnait comme un sentiment de lassitude. Si le MACUSA, parti qu’elle défendait, s’interrogeait sur des hommes comme Ethan, c’est qu’il n’avait vraiment rien à se mettre sous la quenotte. Si c’était là le seul gros poisson que le parti ait trouvé, cela présageait une perte de terrain considérable pour le Congrès. Son époux allait payer les frais de résistance.*

Percevez-vous donc la ressemblance frappante ? poursuivit-elle d’une insolence agacée. Mon époux semble tristement humain.

*Helen referma le dossier sèchement et plaça son coude dessus, afin d’y appuyer son corps et se pencher dans une sorte de confidence. On pouvait l’accuser d’un manque de politesse et de bienséance notoires, toutefois elle estimait avoir quelques circonstances atténuantes pour le coup. Après tout, s'attendait-on réellement à lui demander de trahir son mariage sans un afflux de colère conséquent de sa part ?*

Avec tout le respect que je vous dois pour votre rang, sachez Mr Weiss que je ne vous divulguerai aucune information concernant mon époux. D’une part parce que lui-même ne m’en demande pas sur le MACUSA, d’autre part parce que nous veillons tous deux à ce que je ne sache rien de ses affaires, en prévision de ce jour. Notre mariage est parfaitement lucide vous ne trouvez pas ? claironna-t-elle avec une franchise qui en aurait déconcerté plus d’un. Mais vous le saviez déjà. Venez-en donc au fait, Mr Weiss, que puis-je faire pour vous ?





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Egon Weiss

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MessageSujet: Une rencontre opportune.    Dim 11 Juin - 1:19


Une rencontre opportune.
-A son tour, il s'amusa à la détailler, regardant chaque tic, chaque manière, chaque geste. C'était ainsi qu'Egon parvenait à cerner les personnes qu'ils avaient face à lui. Il remarqua alors son sourire faussement sincère cependant, il n'en dit absolument rien. Il avait l'habitude de voir les personnes dans son bureau lui décrocher de beaux sourires plus faux les uns que les autres dans le but d'avoir une augmentation. D'ailleurs, lorsqu'elle lui demanda d'en avoir une également, il ne put s'empêcher d'afficher un très léger rictus presque imperceptible. Toutes personnes au sein du Macusa pensaient avoir le mérite d'en décrocher une cependant, seul Egon savait qui pouvait avoir la chance de voir ses fins de mois moins ardus. Il nota cette information dans son esprit et celle-ci allait l'aider afin d'avoir ce qu'il voulait. La fixant de ses yeux presque noirs, il se contenta alors de poser la question qu'il demandait à chaque fois qu'il recevait cette demande.-

Et qu'est-ce qui vous fait croire que vous méritez cette augmentation plus qu'un autre, Miss Murray ?

-Le visage toujours impassible, il ne put s'empêcher cette fois-ci de sourire un peu à l'entente du mot promotion. Au moins, elle ne se démontait pas et se risquait à lui demander ce qu'elle voulait réellement. Doucement, il s'approcha un peu plus de bureau et vint poser ses deux coudes sur celui-ci, ne la lâchant pas du regard. Beaucoup de personnes pouvaient se sentir gênées face à ses prunelles obstinées cependant, il remarqua bien vite qu'elle ne paraissait nullement réagir comme les autres. D'un ton se voulant toujours calme et posé, il finit par reprendre.-

Effectivement, si je voulais parler de secteur, vous ne seriez probablement pas ici.

-Il ne répondit pas à sa demande de promotion. Pas tout de suite du moins. Tout ceci faisait parti de son plan. Il vit naître par la suite de l'insolence en elle face à ce dossier et il n'en attendait pas moins. Il se doutait pertinemment qu'elle n'allait pas le recevoir avec un magnifique sourire suite à  ce qu'il venait de lui exposer sous ses yeux. Il la laissa s'exprimer comme bon lui semblait sans jamais l'interrompre une seule fois. Elle lui fit alors le portrait de son mari dont, il devait bien l'avouer, se fichait totalement. Le dossier n'avait été que là afin de la mener sur la piste qu'il souhaitait réellement. Ses dernières paroles auraient pu le déconcerter or, cela ne fonctionna pas sur lui. Il était que trop bien habitué à ces changements d'humeur des personnes qui se rendaient dans son bureau. Parfois, certains pleuraient, d'autres se mettaient dans un excès de colère et quelques personnes avaient l'audace de faire preuve d'insolence face à lui comme elle le faisait actuellement. Une fois qu'elle termina de parler, Egon finit par se lever de son siège, plaçant ses mains derrière son dos, faisant alors les cents pas avant de finalement s'arrêter dans le but de la regarder.-

Je suis quelqu'un d'honnête Miss Murray alors je vais me permettre de l'être avec vous. Je connais déjà les faits et gestes de votre mari et je sais qu'il n'est pas quelqu'un de dangereux. Sinon, il y aurait bien longtemps qu'il serait passé dans les tribunaux du Macusa. Votre mari n'est pas ce qui m'intéresse. Bien qu'il jouera une part importante dans ce que je vous demanderai. Mais, patience. C'est aussi pour cette raison que je ne vous avais jusque là, jamais convoqué dans mon bureau. Or, vous savez combien les temps se font sombres. Et je ne doute absolument pas, Miss Murray, de votre loyauté envers le Macusa et en vos croyances. Honorables je dois dire puisque vous avez choisi de croire en la sécurité plutôt qu'au chaos.

-Bien évidemment, concernant l'honnêteté, il s'agissait là d'un mensonge que encore une fois, lui seul pouvait connaître. Il s'arrêta de parler le temps de se diriger vers un meuble, regardant alors sur plusieurs papiers le nombre de massacres qu'il y avait eu lieu en quelques semaines. Il soupira intérieurement avant de finalement se retourner et de reprendre de nouveau, les yeux posés sur elle comme précédemment.-

Vous-même vous l'avez dit. Vous avez dû retirer les souvenirs d'humains. Femmes, hommes et également enfants. Afin de faire cesser tout cela, vous pourriez m'être d'une très grande aide. Mais pour y parvenir, il vous faudra faire preuve de bravoure car ce que je vais vous demander n'est pas chose facile. Vous pourrez refuser, évidemment. Mais je suis certain que si vous réussissez à faire correctement le travail que je vais vous donner, vous pourrez sauver beaucoup de no-maj qui n'ont aucunement demandé à se retrouver dans cette guerre. Et je suis sûr que cette cause vous touche au fond de vous comme à moi ou d'autres au sein du Macusa. La protection des sorciers ainsi que des no-maj 'et surtout, d'innocentes personnes, c'est pour cela que nous nous battons. C'est pourquoi Miss Murray, je me risque à vous demander d'essayer d'obtenir des informations sur le camp de votre mari. Des attaques, des réunions, peu importe. Nous pourrions, avec ça, empêcher la mort de certaines personnes. Et surtout, faire cesser ces batailles infantiles et dénuées de sens.

-Il s'approcha un peu plus du bureau et revint prendre sa place dans le fauteuil. Très sérieusement et sur un ton tout à fait professionnel, il se pencha un peu avant de reprendre.-

Si vous acceptez Miss Murray, vous serez non seulement une sauveuse, mais je serai également en position de pouvoir empêcher une quelconque condamnation de votre mari si jamais cela venait à arriver. Car ne nous le cachons pas, les pros-grindelwald se font de plus en plus arrêter. Je pourrai également faire en sorte de protéger vos enfants et considérer votre augmentation ainsi qu'une belle promotion. Je pense que nous en ressortirons tous gagnants. Même votre mari. Qu'en dîtes-vous ?

-Toutes mères de famille auraient accepté. Parce-qu'au final, comme il l'avait dit, tout le monde était gagnant. Et malgré qu'il y avait une pointe de manipulation derrière tout ça, Egon tiendrait parole et lui offrirait tout ce qu'il venait de lui proposer. C'était désormais à elle d'y songer et peser le pour et le contre.-
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Helen Murray (Travers)

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MessageSujet: Re: Helen + Egon - Une rencontre opportune.   Lun 12 Juin - 21:29





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Elle l’observa aller et venir, en silence. Son regard glacial ne le quittait pas, pas une minute, pas une seconde. La colère de la Murray était bien peu palpable, pour ne pas dire que seuls son époux et son amie la plus fidèle auraient pu la déceler. Son calme d’apparence n’était que trop bien forgé. Passive, elle écouta alors les propos doucereux du patron de son patron. Ses instincts féminin et maternel étaient tous deux en alerte. Le flot de paroles suintant à son oreille sonnait le glas de la guerre. Et pourtant, elle ne put réprimer un sourire, aussi léger que moqueur. Son époux passer devant les tribunaux du MACUSA ? Weiss était-il seulement au courant des infiltrés ? Savait-il seulement que la plus réputée des juges avait rejoint un camp opposé au sien ? Que c’était risible. Le camp de Crystal Wagner n’avait sûrement pas échappé à l’attention de l’épouse de son collègue et ami de longue date. Dix longues années qu’elles se connaissaient, dix longues années durant lesquelles bien peu de choses pouvaient rester cachées. Elle l’avait même soupçonnée d’avoir une liaison avec son beau-frère aussi fou que pernicieux. Mais c’était là une autre histoire.

Loin d’être soulagée par l’immunité temporaire de son mari, Helen conserva le silence. Qu’on jugeât ses croyances, même positivement, ne lui plaisait que peu, car personne ne connaissait réellement ses motivations, ce pourquoi elle défendait effectivement la sécurité au chaos. Cet homme la mettait mal à l’aise et titillait dangereusement son insolence. Pourtant, elle lui laissa la parole. La tirade était fort longue, sa chute n’en serait, elle le savait, que plus terrible. Petit à petit, l’épouse Murray se fit violence pour ne pas serrer les poings. Mais son regard s’assombrissait, de plus en plus, aussi froid et dur que le marbre. On n’y voyait aucune détresse, aucune crainte. La raison se trouvait dans les paroles mielleuses qu’il lui servait sur un plateau d’argent. Elle n’avait nul besoin de le connaître pour le savoir, tout n’était qu’une question de logique. Pour obtenir d’elle ce qu’il souhaitait, il lui fallait la persuader, et chacun savait que la persuasion passait automatiquement par les sentiments, une chose que l’on maniait avec soin et en laquelle on ne pouvait aucunement avoir confiance. Ainsi l’intégralité des paroles du grand manitou du Macusa sonna faux à ses oreilles. Rien chez cet homme ne lui laissait penser qu’il connaissait les mêmes dilemmes qu’elle, les mêmes douleurs face aux carnages perpétrés contre les No-Maj. Elle le compara plutôt à un général d’armée, cet homme-même qui ignorait tout de la cruauté du front. Le général ne voyait que la victoire, sa seule gloire, et elle soupçonnait Egon Weiss de mêmes desseins sans en avoir une réelle certitude.

Finalement, Egon Weiss, figure du Macusa, fit sa demande. Sa persuasion touchait à sa fin, désormais il lui servait la conclusion, l’objet réel de sa présence en ces lieux. Nonchalamment, Helen Murray défroissa un faux pli de son pantalon. Elle n’écoutait plus que d’une oreille distraite. Elle en savait assez, pire, elle en avait entendu plus qu’assez. Le chantage révélait bien des choses sur un homme, sur ses objectifs et, principalement sur son cœur. Il en rassura presque la jeune épouse qui félicita son instinct d’avoir vu juste. Ainsi s’apprêtait-elle à lui répondre le plus calmement possible. Helen Murray avait déjà entrouvert ses lèvres. Seulement le chantage venait tout à coup de franchir une limite inenvisageable. Elle se leva tel un ouragan et brandit sa baguette, à la limite de l’oublietter, voire pire encore.*

Ne nous insultez pas, persifla-t-elle avec répugnance. Nous n’avons que faire de votre argent, Mr Weiss. Il est aussi répugnant que votre chantage. Vous en prendre à un enfant, est-ce là le seul moyen que vous ayez trouvé pour m’atteindre ? Vous suintez le mensonge, vos paroles ne sont que poison. Apprenez Monsieur Weiss que pour convaincre, il faut que les arguments aient un minimum de sens et de lien. Or vous osez me parler d’enfants de Non-Maj’, martyrisés par les nôtres et vous osez menacer le mien ? Gardez votre argent, vos belles paroles, je ne trahirai pas ma famille, même pour la plus belle des paix, cracha-t-elle avec véhémence. Maintenant, entendez-moi bien car je ne le répéterai qu’une seule fois : s’il arrivait malheur à mon fils, Mr Weiss, vous n’aurez pas assez d’une vie pour vous cacher de mes représailles. Je sais la piètre considération que l’on porte à mon sexe, mais vous êtes homme assez intelligent pour savoir qu’il est fort dangereux de s’attaquer à une mère.

*Puis lentement elle abaissa sa baguette, soudainement plus calme. Helen Murray posa ses mains sur le bureau et planta ses grandes prunelles brunes dans celles du patron de son patron. Elle le contempla pendant de longues secondes et reprit d’une voix cassante, révisant presque sa position.*

J’ai effectivement une certaine aversion pour les Pro-Grindelwald, pour cette guerre dans son ensemble, je vous l’accorde. Mais vos manières, Mr Weiss, ne me donnent guère envie de vous venir en aide. Voyez-vous, le chantage fonctionne peut-être sur vos pions, mais pas sur moi, claironna-t-elle d’une voix méprisante. Naturellement, il ne vous reste que l’impérium. Néanmoins, avant que vous ne l’utilisiez, laissez-moi vous dire ceci : je ne vous en serai que d’une piètre utilité. Vous souhaitez mes services, Mr Weiss, j’entends bien, mais il va vous falloir réviser votre offre. Pardonnez ma folle imagination féminine, ajouta-t-elle dans un sourire mesquin, mais on m’a toujours appris à ne pas me fier au contrat stipulant une protection des familles. Vous souhaiteriez donc que je la remette entre vos mains, n’est-ce pas ? Avez-vous un acte de confiance stipulant votre soi-disante honnêteté Messire? argua la mère de famille, fièrement campée sur ses mains.





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Egon Weiss

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MessageSujet: Re: Helen + Egon - Une rencontre opportune.   Sam 8 Juil - 17:20


Une rencontre opportune.
-Il l'avait observé discrètement pendant qu'il avait prononcé ses paroles. C'est ainsi qu'il put remarquer ses pupilles s'assombrirent petit à petit. La manipulation par les sentiments n'allait pas être aisée pour lui. Helen paraissait être têtue et faire partie de ces femmes qui ne se laissaient pas faire. Cependant, l'attitude qu'elle possédait en elle, le fait de ne pas se laisser envahir par un quelconque sentiment qui pourrait compromettre ce que vous êtes, était un avantage considérable que Egon pourrait utiliser si il parvenait à l'avoir à ses côtés. Il savait que ce serait long et difficile afin de la convaincre mais il savait également qu'il y parviendrait parce-que c'était bien connu qu'il obtenait toujours ce qu'il voulait, d'une manière ou d'une autre. Il se faisait rare qu'une personne lui tienne tête comme elle le faisait si bien. Mais cela ne le déstabilisa pas, bien au contraire. Il se plaça face à elle, planta ses yeux dans les siens tandis-que soudainement, elle prit la parole en pointant sa baguette sur lui tout en déversant un flot de provocation et de menace à son égard. Il sourit un peu, le temps de quelques secondes et ne la coupa pas une seule seconde. Bizarrement, Egon ne se sentit absolument pas blessé ou même touché par ses mots qui en auraient mis mal à l'aise plus d'un. Cependant, la situation l'amusa quelque peu bien qu'il ne le montra pas, préférant jouer la carte du patron très sérieux. Il remit sa cravate correctement, ignorant volontairement le fait qu'elle avait sa baguette proche de lui. Si elle pensait l'impressionner, elle se trompait. Il en fallait bien plus pour le faire.-

Ah, Miss Murray. Voilà bien le portrait d'une mère que vous faites là. Je vous comprends, vous pensez que je menace votre fils alors vous me menacez. Mais ne vous inquiétez pas, heureusement pour vous, je ne compte pas prendre en compte le fait que vous venez de me provoquer dit-il en lui adressant un grand sourire qui se voulait presque sincère. Il me semble que vous ne m'ayez pas bien écouté. Je n'ai aucunement mis votre fils en danger. Bien au contraire. Je souhaite vous protégez vous et votre famille. Je suis loin d'être un idiot et je sais pertinemment que de menacer l'enfant d'une mère n'est pas une bonne chose et c'est pourquoi je ne l'ai pas fait. Alors je vous prierai de bien vouloir me croire Miss Murray, je ne suis pas un méchant dont vous devriez vous méfier.

-Elle avait bien compris qu'en réalité, il fallait se méfier de lui. C'est pourquoi elle avait réagit de la sorte. D'ailleurs, heureusement pour elle que Helen était une personne qui pourrait lui bénéficier d'une grande aide car le simple geste qu'elle avait eu contre lui, aurait pu avoir des conséquences désastreuses dans sa vie. Egon était quelqu'un de colérique parfois et même si cela se voyait peu, il pouvait faire d'horribles choses juste parce-qu'on avait osé monté le ton contre lui. Sauf lorsque, comme Helen, la personne lui était utile. C'était d'ailleurs pour cette raison qu'il restait tout à fait courtois, souriant et qu'il contrôlait ses pulsions en les gardant bien au fond de lui afin qu'elle accepte sa demande. Par la suite, il fut ravi de voir qu'elle se calmait petit à petit et fut d'autant plus « heureux » d'entendre ce soudain changement de position. Ou presque. Un léger sourire comme il avait l'habitude de les avoir, un sourire qui complétait son masque de bienfaiteur, apparut sur ses lèvres alors qu'il la regardait campée sur ses mains. Il finit par répondre alors tout en prenant le soin de ne pas lui donner de retour concernant ses mots sur son chantage fait précédemment. Il préférait se concentrer sur les choses plus importantes.-

Je ne compte pas utiliser l'Impérium sur vous ou qui que ce soit d'autre Miss Murray. Vous me voyez malheureusement comme un être que je ne suis pas. Dites moi, pour quelle raison me pensez-vous aussi perfide ? En aucun cas je souhaite prendre le libre arbitre de mes employés lorsqu'un choix aussi primordial doit se faire. Et si il ne souhaite pas coopérer avec moi, je ferai autrement. Il en va de même pour vous. Toutes les paroles que j'ai pu vous dire jusqu'ici ont été sincère. Je souhaite réellement mettre mon rôle à profit pour vous. Mais puisque vous persistez à douter de moi, quel acte de confiance prouvant mon honnêteté pourrait vous convaincre ? Qu'attendez-vous de moi Miss Murray, si vous n'acceptez pas de ma protection ? Que puis-je faire pour que vous acceptiez de m'aider ?

-Demanda-t'il, très sérieux. Le chantage ne fonctionnait pas alors il décida simplement d'aller dans son sens et de cesser de lui parler de son fils en comprenant très bien que cet argument ne faisait pas avancer la situation. Concernant l'impérium, il n'était qu'à moité sincère. Il l'avait déjà utilisé pour parvenir à ses fins mais pour le moment, ce n'était pas dans ses plans que de l'utiliser contre son interlocutrice. Surtout parce-qu'il serait blessé dans son ego de savoir qu'il n'aurait pas été capable qu'elle l'aide sans être soumise à un sortilège impardonnable. Concernant sa question afin de savoir pourquoi elle le pensait aussi vicieux et dangereux, il avait choisi de placer celle-ci au milieu d'autres mots, comme pour qu'elle passe inaperçue. Cette question n'était pas là au hasard. Il savait pertinemment que Helen n'était pas la seule à douter de lui. Bien que les personnes qui le pensait réellement mauvais se faisaient rares. C'est pourquoi, si elle décidait de prêter attention à cette question, elle lui donnerait des réponses et avec cela, il pourrait corriger son attitude afin que personne ne soupçonne de qui il était réellement. Il ne souhaitait pas que sa réputation soit entachée à cause de simples doutes que les autres pouvaient avoir sur sa personne.-

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MessageSujet: Re: Helen + Egon - Une rencontre opportune.   Mar 11 Juil - 23:45





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Une rencontre opportune."Pouvoir, vouloir, savoir, trois mots qui mènent le monde"



Sa méfiance ne désenflait pas, bien au contraire. Sans qu’elle ne puisse réellement l’expliquer, Helen Murray se sentait sur un territoire ennemi. Il y avait quelque chose de malsain dans l’atmosphère, dans ce bureau tout entier. Son interlocuteur semblait bien trop calme et sûr de lui pour ne pas éveiller ses soupçons. Le contrôle des sentiments était une tâche des plus difficiles, et révélait souvent une soif d’apparence aussi stricte que rigoureuse. Or l’apparence d’Egon Weiss lui apparaissait aussi rigoureuse que glaciale. Pour quelle raison alors le vénérait-on autant. C’était un véritable mystère pour la sorcière. Une chose était en revanche certaine, l’opinion commune n’était pas fiable. Elle ne l’avait jamais été et l’était encore moins aujourd’hui. Les journalistes mêmes n’étaient plus très francs sur la question. Jamais elle n’avait lu sur Egon Weiss la moindre critique. Pourquoi ?
Décidément, rien ne la mettait ni à l’aise, ni en confiance. Bien au contraire, Helen tiqua au fameux « heureusement pour vous ». L’homme de pouvoir et de contrôle se montrait enfin à elle, progressivement. L’homme de contrôle seul décidait quand, où et comment réagir. L’avertissement ici était aussi limpide que de l’eau-de-roche. Ce qui n’arrêta pourtant pas l’épouse.*

Pourtant n’est-ce pas là la pensée d’un idiot, comme vous dites, que de tenter de convaincre par l’argument familial ? le questionna-t-elle sur le ton de la conversation. Il est étonnant, Monsieur Weiss, que vous en veniez si tôt à l’évoquer alors qu’il y aurait mille arguments, peut-être, pour me convaincre.

*Elle lui rendit son sourire tout aussi faux, à cela près qu’elle ne pouvait empêcher la moquerie d’émaner de ses traits. Clairement, elle osait souligner au patron de son patron – lequel pourrait la renvoyer d’un claquement de doigts – quelle fut sa grossière erreur. Aussi étonnant que cela puisse paraître, celle-ci aurait dû la rassurer. Egon Weiss ne savait rien d’elle, de ses valeurs, il n’agissait uniquement qu’en vertu des clichés sur les femmes. Un atout non négligeable pour elle, car là où il ne l’attendrait pas, elle serait, inévitablement.

Son sourire continua de s’élargir lorsqu’il l’interrogea sur l’étendue et surtout la cause de ses soupçons. A croire qu’il n’y était guère habitué. Les gens étaient-ils si naïfs, ou était-elle gagnée par la paranoïa ? Il y avait bien trop de formes et de formalités dans ses paroles. Cela manquait de … sentiments soit … d’humanité.*

Mettez donc ma méfiance sur le compte de l’instinct féminin, répliqua-t-elle sans détour d’une voix ironique. Vous en connaissez le mythe, n’est-il pas ? Le mien est affolé depuis que j’ai franchi le seuil de ce bureau, et vos piètres arguments ajoutés à vos manières fortement discutables, excusez-moi, n’ont fait que renforcer ce sentiment, poursuivit Helen avant de plonger un regard inquisiteur et curieux dans celui de Weiss. Je vous ai toujours observé de loin, Monsieur Weiss, l’homme dont New-York loue la dévotion, la rigueur et l’intelligence. La ville, pour son plus gros noyau, vous fait confiance et vous adore. Pour quelle raison n’est-ce pas mon cas ?

*Sa formulation sonnait comme une demande. Rhétorique ou non, ce serait au patron de son patron d’en décider. Pour autant, il y avait une chose qu’elle « appréciait » dans cette conversation orageuse et peu amicale : elle pouvait s’exprimer sans détour. Avec limite, bien entendu, mais sans réelle barrière tant qu’elle serait franche et utile. Et Merlin savait combien cette femme aimait s’exprimer sans détour ni entourloupe. Naturellement, elle en attendait tout autant de ses interlocuteurs.

Enfin la tactique de l’homme mystérieux en face d’elle muta. Il comprenait enfin, la considérait pour la femme qu’elle était et non une parmi tant d’autres, ce qui attira davantage son attention. Helen, face à la proposition alléchante, se pencha sur le bureau, comme pour lui murmurer une confidence.*

Je pourrais vous demander bien des choses, il y a des serments qu’on ne peut violer, vous le savez. Mais cela reviendrait à une forme d’impérium, or j’ai une préférence pour une chose bien plus sincère : l’honnêteté. Voyez-vous, Monsieur Weiss, j’aime avoir un minimum confiance en mes associés, mes collaborateurs ou mes collègues de travail, expliqua l’épouse sans cesser de l’observer. J’aime savoir où je mets les pieds, seulement j’ignore absolument tout de vous. Je ne suis pas de celles ou de ceux qui idolâtrent dès la première parole, le premier regard ou le premier acte. Nous vivons dans un monde bâti sur les apparences, les mêmes qui causent notre perte à ce jour. Je suis une femme lucide. Peu importe le regard qu’on vous porte, je n’y croirai pas tant que je n’en aurai moi-même pas fait l’expérience, termina-t-elle en se levant.

*Pour une fois qu’elle se trouvait dans le bureau du Grand Manitou, elle escomptait bien en profiter pour observer tout autour d’elle, comme à la recherche d’indices. Elle fit quelques pas, ici et là, pendant que son esprit réfléchissait à vive allure. Intelligemment, la femme Murray prit son temps jusqu’à se tourner finalement vers son interlocuteur. Avoir de l'ambition et des volontés était souvent la clef de toute chose, si réalisables ou non ces choses pouvaient-elles être.*

Brûlez tous les dossiers nous concernant mon époux, ma famille et moi, sans exception. Brûlez-les, y compris leur duplicata, et je vous aiderai à protéger notre monde, concéda-t-elle sur le ton d’une femme d’affaires. Que ma famille demeure hors de portée, et je vous aiderai à faire tomber les extrêmistes, les plus virulents d’entre eux. Enfin …

*Et elle s’avança pour surplomber le bureau, ainsi que lui par la même occasion.*

… vous ne les utiliserez plus jamais pour me faire chanter. Est-ce là des conditions raisonnables en vertu de la collaboration que vous escomptiez, Monsieur Weiss ? interrogea-t-elle en se rasseyant confortablement, comme si elle venait de monnayer plus de macarons avec son thé.





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