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 Mars 1928 - Lettre à Ludmila Iranov

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Daisy Gloom
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MessageSujet: Mars 1928 - Lettre à Ludmila Iranov   Ven 26 Mai - 15:58

Lettre à Ludmila Iranov
C
hère Ludmila,

J'espère que cette lettre vous parviendra et vous trouvera en bonne santé. Ces mots vous surprendront peut-être, mais la nuit dernière m'a valu de penser au jour de notre rencontre avec une nostalgie qu'il m'est difficile de contenir. Nous n'avons hélas plus le plaisir de nous croiser pour des discussions dans des bars à présent peu recommandables et voilà bien longtemps que je n'ai pu vous souhaiter la bienvenue dans cette ville à double-visage qu'est New York.


La jeune femme se souvenait avec précision de sa première rencontre avec la jeune rousse. Elle entamait tout juste sa relation avec Arthur, tandis que Ludmila venait tout juste d'entrer sur le territoire américain. Les deux femmes étaient alors emplies d'espoirs et de promesses d'un avenir meilleur. L'une des deux allait vite subir les méfaits de la désillusion. Quant à l'autre, elle ignorait sa situation et profitait de cette lettre pour s'en informer.

Daisy avait aperçu la chevelure de feu, rayonnante dans cette atmosphère sombre du bar dans lequel elle se trouvait. Comme à son habitude, elle avait dans un premier temps silencieusement observé la jeune femme qui paraissait incroyablement seule et nerveuse à cet instant. Une jeune femme qui avait les yeux pétillants et légèrement admiratifs de ceux qui découvraient New-York pour la première fois, bien que ces mêmes yeux soient légèrement rouges et gonflés. Un symptôme qu'elle reconnaissait bien. Naturellement compatissante, la demie-vélane s'était dirigée vers elle et s'était assie à ses côtés, lui offrant un sourire chaleureux.

Nos chemins ont sans aucun doute bien divergé depuis notre dernière rencontre. Qu'en est-il à présent de votre situation ? Vous plaisez vous finalement dans cette ville ? Du plus profond de mon coeur, j'espère que vous avez fait d'autres rencontres et que vous ne vous sentez plus aussi seule que lorsque nous avons conversé pour la dernière fois.

- Bonjour, lui avait-elle dit en la saluant de la tête après s'être assise à ses côtés.

Je vous prie d'excuser mon silence, et de ne pas avoir pensé plus tôt à vous écrire. Les événements se sont succédés ces derniers mois sans que je ne puisse les contrôler, et le temps a semblé bien plus court qu'il ne l'était réellement. A dire vrai, je me suis retrouvée prise au piège dans ces déferlements de nouvelles et actions, mon existence même ne semblait plus m'appartenir durant ce laps de temps. J'étais comme coupée du monde, si j'ose m'exprimer ainsi. Mais à présent, les événements s'amoidrissent et je reprends conscience des jours qui défilent. Comme vous le savez, je suis chanteuse et en fais maintenant mon emploi régulier. Peut-être pourriez-vous venir un soir, et nous pourrons parler de vive voix, comme autrefois ?

Bien des changements ont dû s'opérer dans votre existence durant ces mois de silence entre nous deux. C'est avec plaisir que j'en lirai les détails, si vous le voulez bien. C'est avec une impatience non dissimulée que j'attends votre réponse, chère Ludmila.

Bien à vous,
Daisy Gloom.
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Ludmila E. Iranov

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MessageSujet: Re: Mars 1928 - Lettre à Ludmila Iranov   Sam 3 Juin - 20:48

Lettre à Daisy Gloom
C
hère Daisy,



J'étais heureuse de recevoir de vos nouvelles par votre biais et non celui d'une autre personne. Votre lettre est arrivée à temps, à quelques heures près, c'était le nouvel habitant de mon ancien appartement qui l'aurait entre les mains. Je souhaitais avoir de vos nouvelles depuis un moment maintenant, je suis soulagée d'en avoir et je regrete aussi le fait que nous ne puissions plus nous voir. Un jour peut-être.


Ludmila était entrer dans un bar, un bar qu'on le lui avait indiqué avant qu'elle ne quitte la Russie pour toujours. Lorsqu'elle avait posé un pied sur le sol américain, Ludmila trouvait le pays magique, resplendissant, accueillant aussi, pas une seule seconde elle ne se doutait qu'il y avait une autre facette derrière ce décor. Elle avait eu quelque difficulté à trouver le bar, certe elle parlait un peu anglais mais tout lui paraissait si compliqué. Son château de cartes venait de s'effondrer, elle avait perdue les piliers de sa vie à cause d'un mage noir, elle ne pouvait même pas y retourner ou y rester tout simplement. Dans ce bar, la rousse était totalement perdue, elle qui pourtant était le genre de jeune femme optimiste, pétillante, elle se retrouvait dénuée de sentiments l'espace d'un instant et sans vie. C'était comme si quelqu'un lui avait retiré son âme, que son esprit était totalement ailleurs, loin, très loin de son corps.

Concernant le présent, j'ai eu une augmentation d'où la raison de mon déménagement. Je suis à présent enquêtrice au département du contrôle des créatures fantastiques au Macusa. C'est épanouissant même si je dois admettre que mon ancienne voie me manque terriblement, mon but n'était pas de contrôler les entrées et sorties des animaux. Je trouve tout de même du positif à présent, mon nouveau poste va me permettre d'enquêter et d'empêcher les trafiques mais aussi de surveiller certains …. êtres. New-York est une ville qui regorge de surprise, à chaque coin de rue. J'arrive à me faire à cette ville, à ce nouveau pays même s'il m'est difficile de m'adapter à cette nouvelle culture. Parfois, la Russie me manque. Et vous alors ? Que devenez-vous ? Chantez-vous toujours Daisy ?


Ludmila souria à la jeune femme blonde qui venait de s'installer à ses côtés, elle n'allait pas l'envoyer balader ou l'ignorer, ce ne serait pas polie.

- Bonjour madame.

Ludmila avait un accent russe bien prononcé, Daisy devait donc se douter de la provenance de la demoiselle. La rousse était assez intimidée, que pouvait-elle bien lui vouloir? Du mal ? De l'argent ? Ou la chanteuse voulait simplement savoir pourquoi une jeune femme comme Ludmila était ici. La jeune russe ne voulait pas parler d'elle, parler de ce qu'il venait de lui arriver, de la mort de ses parents.

Vos mots m'inquiète, Daisy. Que se passe-t-il dans votre vie ? J'espère que vous allez bien et c'est avec évidence que je vous excuse. Moi-même aurait pu vous écrire mais je ne savais pas où. Je suis heureuse d'apprendre que vous êtes toujours chanteuse, je vous prie d'oublier ma question précédente où je vous le demande. Dites-moi quand est-ce que vous chantez et où surtout. En fonction de mes disponibilités je viendrais vous voir avec plaisir pour que l'on puisse discuter ensemble de vive voix.

Comme je vous l'ai dit, à part ma promotion et mon nouvel appartement, rien d'autre ne s'est déroulé. J'ai commencé à sympathiser avec Sanguini, un être … Exceptionnel et fort sympathique, sans oublier ce cher Clayton avec qui j'ai apprécié discuter sur des sujets comme la botanique.

Bien à vous,



Ludmila Iranov

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Daisy Gloom
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MessageSujet: Re: Mars 1928 - Lettre à Ludmila Iranov   Jeu 17 Aoû - 1:36

Lettre à Ludmila Iranov
Chère Ludmila,

Il semble que nos esprits aient été en connexion au bon moment, en ce cas. J'espère que ce nouveau logis répondra à vos attentes, et que vous vous y sentirez bien. Ce métier ne correspond pas à vos attentes, mais il peut tout de même se révéler très épanouissant le temps que, peut-être, vous vous redirigiez vers votre ancienne voie. Il s'agit là d'une opportunité pour être sans cesse avertie des nouvelles législations, et, comme vous l'évoquez, pour découvrir toutes sortes de créatures.

Daisy sourit à la jeune russe, qu'elle reconnut comme telle grâce à son accent. Voilà qui était pour le moins étrange, une russe à New-York. Avec un regard bienveillant, elle se pencha légèrement vers Ludmila, comme sur le ton de la confidence.

New-York est effectivement une ville remplie d'imprévus. L'on y trouve les plus grandes merveilles tout comme les pires horreurs. Et je doute que qui que ce soit ait déjà découvert tous ses penchants et tous ses secrets. Ceci dit, je comprends que votre pays natal vous manque. Moi-même, New-York me manquerait si j'étais amenée à quitter la ville. D'autant plus que ces deux cultures sont loin d'être semblables. Je suis cependant certaine que vous finirez par vous y plaire, du moins je l'espère, et que vous serez accompagnée par des amis sincères et peut-être même un compagnon à votre hauteur.

- Je n'ai pas pu m'empêcher de remarquer que vous sembliez perdue. Ne vous en faites pas, je viens en tant qu'amie. Il est rare de pouvoir converser tranquillement entre femmes.

Elle lui tendit une main amicale, agrémentée d'un sourire. Elle sentait bien le désarroi de la jeune femme, et elle se sentait prise d'un devoir instinctif de se montrer présente pour la jeune rousse.

- Nul besoin de "madame", nous semblons avoir à peu de choses près le mémoire. Je m'appelle Daisy.

Pour ma part, je vis toujours dans une petite chambre du Queens. J'ose espérer que la situation s'améliore prochainement, mais cette décision ne dépend pas de moi et je crains que le sujet ne se prolonge pour ensuite disparaître et être repoussé à plus tard. Je chante toujours, en effet, et maintenant que j'exerce ce métier pendant la majorité de mes soirées, je pense que changer de voie serait pour moi une condamnation. Quant au lieu, j'oscille entre divers bars, aussi le jour où vous souhaiterez me voir, je vous indiquerai où me trouver.

Par ailleurs, il semble que nous ayions une connaissance en commun. J'ai moi-même rencontré ce cher Sanguini, sur un imprévu, mais une fois que nous avons commencé à converser, nous avons sympathisé. C'est une rencontre que je ne regrette décidément pas. Il est en effet "exceptionnel", comme vous le qualifiez si bien.

Vous ne m'avez pas raconté comment vous est venu ce goût pour la botanique, peut-être pourriez-vous m'en dire plus ? J'ai hâte de lire votre récit.

En attente de votre réponse, et bien à vous,


Daisy.
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