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 [ALEXANDRA & CLAYTON] Naissance d'une amitié entre légilimencie et ambition - début mars 1928

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Clayton Ackley
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MessageSujet: [ALEXANDRA & CLAYTON] Naissance d'une amitié entre légilimencie et ambition - début mars 1928   Jeu 27 Avr - 13:11

Naissance d'une amitié entre légilimencie et ambition
*22h, l'heure d'aller se coucher pour le gentil petit peuple bien sage de New-York s'il existait encore, ou de commencer réellement à vivre pour tous les autres, largement plus nombreux, qui s'étaient laissés aspirer par la ville crapuleuse. Clayton Ackley, bien qu'ayant l'air parfaitement irréprochable en journée, était de ces derniers. Après avoir enfilé un manteau en laine couleur moutarde et une écharpe d'une étoffe délicate, il dévala les escaliers pour sortir dans la rue. Ce soir, il avait prévu de se rendre dans le club le plus connu mais aussi le plus sulfureux du New York sorcier, à savoir le célébrissime « Cochon aveugle ».

Le club contenait à lui tout seul tout ce qui se faisait de pire. Crapules, mafieux, effeuilleuses, revendeurs de camelotes, drogués, dealers, dépressifs, prostituées humaines ou pas tout à fait, contrebandiers, racoleurs, tueurs à gage, indics, alcooliques, on trouvait de tout en ce lieu, et surtout ce qu'on ne venait pas chercher, à savoir des ennuis. C'était un endroit parfait pour Clayton, celui ou tous les habitués se connaissaient plus ou moins mais agissaient comme de parfaits étrangers s'ils venaient à se croiser en journée. Un lieu où il pouvait laisser s'exprimer ses penchants pour la fête, les excès et les rencontres impromptues. On ne savait jamais ce qui allait vous tomber sur le coin du nez (ou du groin pour inclure tout ce petit monde, y comprit l'elfe de maison préposé au bar), et c'est là aussi ce qui faisait son charme risqué.

Après s'être mis à l’abri des regards indiscrets dans une petite ruelle, il transplana en direction du Queens. Là il se faufila d'un pas assuré vers l'arrière d'un escalier semblant abandonné, enleva son manteau pour montrer qu'il portait une tenue élégante – l'apparat étant à soigner si l'on voulait gagner son ticket d'entrée pour l'établissement appartenant au Gobelin le plus retors des États-Unis -  et qu'il possédait une baguette preuve de son appartenance magique. La fausse affiche de pub pour du maquillage lui fit alors un clin d’œil entendu et le laissa entrer dans le club enfumé.

Il passa le mur de brique et déjà une douce mélodie au piano se porta jusqu'à ses oreilles par dessus le brouhaha de la foule. Après avoir confié à un elfe ses effets personnels dont il n'aurait pas besoin, il jeta son dévolu sur une petite table non loin de la piste et commanda à une charmante serveuse qu'il cajola du regard, une simple eau glouglouss, conservant ses talents de barman pour un peu plus tard dans la soirée. Bien décidé à se faire remarquer afin d'attirer la compagnie de n'importe qui prompt à briser sa solitude, il croisa ses jambes à la fois avec élégance et décontraction, affichant un air de suffisance que se devait d’arborer tous les grands de ce monde, ou ceux qui voulaient s'en donner l'air pour en consommer les fruits. Il ne se doutait pas que l'effort pour attirer les curieux était inutile alors qu'une jeune femme accoudée au bar avait déjà repéré sa bobine.

En attendant un dérangement qui ne saurait tarder, il se laissa transporté par la mélopée lancinante interprétée avec talent par une chanteuse anonyme. Il s'agissait de sa chanson préférée, sans doute que son patronus, un merle, trouvait échos en son moi profond au travers de ses paroles qui ne lui parlaient que trop. Il alluma une cigarette, accouda son bras au dossier d'une chaise vide à ses côtés et se laissa transporter les yeux clos.

Pack up all my care and woe
Here I go, singing low
Bye, bye, blackbird

Where somebody waits for me
Sugar's sweet and so is she
Bye, bye, blackbird

No one here can love and understand me
Oh, what hard luck stories they all hand me

Make my bed, light the light
I'll arrive late tonight
Blackbird, bye, bye.
*
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(Pour les petits curieux, c'est par ici : https://www.youtube.com/watch?v=wVdz4YuMDQ4 )
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Alexandra K. Zakharova

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MessageSujet: Re: [ALEXANDRA & CLAYTON] Naissance d'une amitié entre légilimencie et ambition - début mars 1928   Mar 9 Mai - 19:03

Naissance d'une amitié
entre légilimencie et ambition

ALEXANDRA & CLAYTON | début mars 1928.


Peu de gens pouvait se vanter d'être transparent, de n'avoir aucune face cachée, aucun secret. Alexandra n'avait jamais cru à cette fabulation. Depuis son enfance, elle l'avait toujours su et mis du temps à profit pour collecter des informations sur les personnes qui l'entouraient. Elle était persuadée que le savoir cachait le pouvoir. Elle préférait être informée de certaines choses afin de pouvoir s'en servir le moment opportun. Ce genre de pratique ne s'était pas fait souvent, mais cela lui était déjà arrivé. A l'heure actuelle, les femmes sorcières s'en sortaient mieux que les femmes moldues. Toutefois, elle ne pouvait nier le fait qu'elle avait passé des moments difficiles à Durmstrang. Tout le monde connaissait sa famille, elle n'avait jamais été une de ces élèves anonymes – d'autant plus que le nombre d'élèves de sexe féminin n'excédait pas un certain seuil. Deux éléments qui faisaient d'elle quelqu'un de reconnaissable. Il suffit d'ajouter à ce joli tableau un frère aîné prodigieux et il en était fini du peu d'anonymat qu'elle pouvait espérer. Alors que celui-ci se trouvait encore à l'école à ses côtés, les élèves se retenaient de faire des commentaires (avec peu d'efficacité néanmoins), tandis que d'autres ne se gênaient pas. Si beaucoup s'étaient comporté comme des imbéciles, ce ne fut pas le cas de tous. Si bien qu'Alexandra réussit à s'entourer de quelques personnes qu'elle jugeait de confiance, ce nombre s'étoffant au fil des années. Ce qui ne signifiait pas qu'elle leur accordait la moindre importance. Hypocrite, elle savait l'être : cela faisait partie de son éducation. Tous les efforts ne suffisaient pas toujours pour être apprécié à sa juste valeur. Alexandra l'avait compris et s'était démenée pour se trouver une place, pour se démarquer de l'ombre de son frère aîné et d'affirmer ses capacités. Au cours de ces dernières années passées dans cette école, la jeune femme était parvenue à son objectif – comme toujours.

La suite des événements pouvait sonner comme un brin ironique. Tous ces efforts déployés pour se construire une réputation, un entourage, des relations, pour au final tout quitter et partir à l'autre bout du globe. Elle ne s'était jamais autant réjouie de sa vie qu'en voyant le devenir de certaines femmes. Cela l'avait effarée et confrontée à ce résultat : elle ne pouvait se résoudre à finir ainsi. Pas après tous ces efforts. Elle avait goûté au fruit de l'indépendance et ne tenait pas à l'abandonner pour se marier avec une personne qu'elle méprisait et assumer le rôle d'une poule pondeuse. Il en était hors de question. Elle avait bien vu le comportement des hommes de son âge et la manière dont ils considéraient les femmes. Si elle avait cru comprendre que c'était pire du côté des moldus, cela ne suffisait pas à la satisfaire. En ayant vent de cette terre pleine de promesse, elle avait sauté sur l'occasion et embarqué dès que possible. La révolution russe qui sévissait n'avait fait que la pousser davantage. Sa famille ne risquait pas, de cette manière, cela ne constitua pas un frein à sa démarche. La voici aujourd'hui, occupant un rôle au sein de la Brigade de police magique. On mettait cette excentricité sur le compte de sa nationalité russe et de ses études au sein de Durmstrang. S'ils savaient ce qui se cachait derrière sa stature et ce visage impassible, ils en seraient tout étonnés.

Par exemple, une autre personne à sa place n'aurait jamais songé à se rendre un jour dans un endroit tel que le Cochon aveugle. Auprès de ses collègues, elle avait eu vent de la réputation de cet endroit. Aucun agent travaillant dans la Brigade ne songerait à s'y rendre – il suffisait de tenir un minimum à sa peau et à sa tranquillité. Ce n'était pas le cas d'Alexandra. Orgueilleuse au possible, elle restait persuadée que rien ne pouvait l'atteindre ni lui faire du tort. C'est pourquoi elle n'avait guère réfléchi avant de nouer des relations avec Nora Luciano. Si beaucoup de ses collègues s'exaspéraient de ne pouvoir coincer quelqu'un comme elle, Alexandra la respectait énormément, pour ce qu'elle avait réussi à faire et continuait de faire. Il aurait fallu plus de gens comme elle. Alexandra ne s'attardait pas plus que ça sur ses activités – tout ce qui l'intéressait s'arrêtait à sa personnalité et son statut. Elle n'apportait aucun jugement sur ses actions. Certains pourraient qualifier ça de comportement douteux. Quelle importance ? Rare était la personne pouvant se gorger de connaître la face cachée d'Alexandra. Celle-ci se trouvait en compagnie d'une de ses « amies », alors qu'elle arrivait dans le lieu singulier. Alexandra s'attelait déjà à repérer quelques visages et analyser le lieu, plus par réflexe que par appréhension. Alexandra ne se sentait nullement inquiétée. Être deux suffisait à éliminer le peu de connivence que cela pourrait soulever. Elles eurent de discuter à peine une dizaine de minutes avant que la personne qui l'accompagnait ne soit harponnée autre part. Sourire factice tandis qu'elle lui souhaitait de bien s'amuser, le temps qu'elle se retourne face au bar et que ce fameux sourire disparaisse.  Fort heureusement qu'elle acceptait de l'accompagner dans ce genre de lieu lorsque l'envie lui prenait, sinon, Alexandra n'aurait pas eu autant de scrupules à cesser toute relation. Elle pouvait être très patiente, mais par moment, elle devait admettre que la tâche se révélait ardue.

Ses pensées commençaient seulement à vagabonder, en sirotant son verre, avant qu'elle ne remarque un inconnu. Alexandra se targuait de savoir reconnaître les bonnes personnes. Cet homme en faisait indéniablement partie. Elle doutait que son attitude soit une parfaite comédie – il dégageait quelque chose. Il venait d'allumer une cigarette (objet moldu qu'elle arrivait à reconnaître, certaines de ses connaissances s'étaient laissé tenter), un bras accoudé à la chaise qui se trouvait à côté de lui, tandis qu'Alexandra continuait de le dévisager, sans nécessairement se cacher. Avec un peu de chance, on croirait simplement que la jeune femme était intéressée par sa belle figure. Même Alexandra devait admettre que ça ne gâchait rien. L'inconnu venait de fermer les yeux, semblant apprécier la mélodie. Alexandra s'avérait quasiment certaine qu'il ne devait être pas plus vieux qu'elle. Que risquait-elle ? Qu'il ne soit pas aussi intéressant que les apparences semblaient montrer ? Pas grand chose. D'autant plus qu'Alexandra n'était pas de ce genre à minauder et à jouer les fausses timides. Il était indéniable qu'elle avait manqué certains préceptes, au vu de l'endroit où elle avait effectué sa scolarité. Peu importe – il suffisait de mettre ça sur un éventuel charme exotique, étranger. Son accent trahissait ses origines. Quelques secondes à peine furent suffisantes pour qu'elle se retrouve juste à côté de l'inconnu, son verre à la main. « Est-ce que cette place est libre ? » Sa position l'obligeait à lever les yeux pour pouvoir rencontrer les siens. Comprenant qu'elle avait le champ libre, la jeune femme s'installa en face de lui, tout à son aise, avant de croiser les jambes et de le regarder. Elle n'avait pas poussé le vice jusqu'à s'asseoir à côté de lui – trop direct, sans doute. « Cette chanson ne vous est pas inconnue, je me trompe ? » Vu son aisance, il semblerait qu'il soit un habitué de l'endroit. Il valait mieux entamer la discussion en douceur. Alexandra le fixait sans vergogne, on lui avait fait toutes sortes de remarques sur son regard (comportant un certain nombre de compliments maladroits). Ses yeux gris ne laissaient en général pas indifférents. Elle connaissait tous ses atouts et n'hésitait pas à les utiliser – que ce soit dans l'exercice de son travail ou pour des projets plus personnels. Tout le monde avait des atouts mais ne savait pas forcément comment les utiliser. Alexandra avait cette chance. De toute façon, pourquoi se cacher sous une timidité factice ? Il avait sans doute déjà repéré son regard qui l'observait depuis le bar. Avec un peu de chance, il ne l'enverrait pas balader. Il fallait l'admettre, Alexandra misait sur son physique pour ça – ou un certain ennui, qui motiverait tout effort de sociabilisation, mais c'était plus incertain.
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Clayton Ackley
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MessageSujet: Re: [ALEXANDRA & CLAYTON] Naissance d'une amitié entre légilimencie et ambition - début mars 1928   Ven 12 Mai - 14:32

Naissance d'une amitié entre légilimencie et ambition
*La mélodie n'était pas tout à fait finie, les derniers couplets étaient encore scandés par la voix de velours de la chanteuse, un final dont la douceur soulignait la puissance, un paradoxe dont les oreilles de Clayton devraient pourtant se passer. En effet, il fut interrompu dans sa béatitude par une voix féminine à l'accent Russe qu'il était difficile d'ignorer. Le botaniste ouvrit alors les yeux sans précipitation, ne laissant pas la surprise transpercer dans son attitude. Il s'était attendu à être sollicité, les clubs voulaient que personne ne reste seul très longtemps, mais peut être pas aussi rapidement. Un fin sourire étira ses lèvres tandis qu'il émettait un petit hochement de tête et invitait silencieusement d'un geste de la main, la demoiselle à prendre place. Laquelle, de toute façon, n'avait pas vraiment attendu sa réponse pour commencer à s'installer.

Pendant ce court laps de temps, une nouvelle chanson interprétée par des elfes de maison trompettistes s'élevait dans la salle pour une ambiance beaucoup plus légère et festive. Le Gobelin savait s'y prendre pour instaurer une ambiance de jazz dans la plus pure tradition. Quoique l'on puisse reprocher à cet établissement, on ne pouvait nier ni son bon goût musical, ni la qualité de ses liqueurs. Il hocha une nouvelle fois la tête lorsqu'elle l'interrogea sur la chanson dont il s'était délecté, se décidant enfin à parler en élevant la voix pour se faire entendre d'elle par dessus les instruments enjoués.*

Pas vous ? C'est le tube de 1926, ne me dites pas que vous êtes passée à côté de ça ?

*Et parce qu'il savait que la question demandait un peu plus d'explication, il approfondit le sujet afin de commencer à faire connaissance sur un sujet léger, sans changer de position toutefois.*

"Bye bye blackbird" me rappelle notre bonne vieille ville de New York. Des millions de voisins, une ville grouillante nuit et jour et pourtant, n'y sommes-nous pas parvenu au paroxysme de la solitude ? N'est ce pas ironique de rêver parfois de briser cet isolement en se rendant dans des contrées quasi désertiques où l'affection sincère signifie encore quelque chose, du moins l'espérons-nous ? De rêver de retrouver l'amour que l'on a perdu, celui qu'on a tous connu - ou presque - et qui nous a fait nous sentir, le temps qu'il a duré, pleinement complet. Je ressens tout ça en écoutant ses paroles, l'envie de fuir une vie fourmillante pour retrouver des bras sincères qui ne sont plus. J'espère que vous aurez l'occasion d'écrire votre propre histoire sur cette chanson, elle est parfaite pour la mélancolie.

*Il se redressa légèrement en observant le visage de sa nouvelle compagnie. Il s'agissait d'une jolie fille, nul n'aurait pu le contredire, mais ses cheveux longs pas très à la mode et son accent lui faisait douté qu'elle soit arrivée en Amérique depuis très longtemps. Deux ou trois ans, à moins qu'elle ne soit une irréductible résistante aux vilaines mœurs des années folles, mais dans ce cas, que faisait-elle au cochon aveugle ? Quand on était passé maître dans le mensonge et la dissimulation, on apprenait à se méfier de tout et de tout le monde, et la singulière personne lui faisant face n'était pas faite pour déroger à la règle.

Qu'était-elle venue chercher ici ? De la compagnie ? Des ennuis ? Des produits illicites ? Il pouvait au moins lui offrir 2 de ces 3 choses sans grandes difficultés. A moins que sa présence n'était dû qu'au hasard et à l'affection pour le swing incomparable du jazz ? Mais quelle genre d'amatrice fallait-il être pour ne pas connaître Blackbird ? En tout état de cause et avant d'en apprendre plus, Clayton évita de laisser s'emballer son égo masculin face à cette approche cavalière.*

Je vous dois des remerciements pour m'avoir extirpé du risque de laisser une humeur noire venir gâchée ma soirée.

*Sur ce, il retira son coude du dossier de la chaise et coinça sa cigarette entre ses lèvres. Il ne pouvait pas lui offrir un verre pour sceller leur connivence factice d'un soir, le sien était encore trop plein, aussi il tira à la place un étui en argent renfermant ses cigarettes. C'était un cadeau de Connor O'Brien, aussi précieux vu de l’extérieur que de part son enchantement, ce dernier étant ensorcelé pour que l'étui ne soit jamais vide. Le sérieux penchant pour l'addiction de Clayton avait alors trouvé le sortilège le plus merveilleux du monde qu'il s'était empressé d'appliquer à la fiole d'alcool qui ne quittait jamais ses poches. La magie n'était pas pensée pour venir en aide aux toxicomanes. Il ouvrit l'étui et le tendit à la jeune femme par dessus leurs verres, attendant qu'elle se serve potentiellement.*

Dites-moi que vous vous êtes déjà laissée pervertir par tous ces délices qu'offre notre pays, ou je vais me sentir obligé de vous y instruire.

*Il avait retiré de sa bouche sa propre cigarette pour la laisser se consumer entre ses doigts libres. Il ajouta quelques mots qui, sans le savoir, devraient contenter Alexandra et lui mettre la puce à l'oreille sur les allégeances qu'elle soupçonnait peut-être déjà.*

Rassurez-vous, ce n'est pas une de ses cochonneries Non-maj, dit-il en levant une cigarette comme les hommes lèveraient un doigt d'honneur en d'autres temps, il s'agit de filet du diable, une production maison. Alors dites-moi Mrs... ? Maintenant que vous connaissez ma chanson préférée, et si vous me parliez de la votre. A moins que vous ne soyez précisément ici pour vous lancer à sa recherche et attendiez de moi que je joue l'inspecteur en chef.
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MessageSujet: Re: [ALEXANDRA & CLAYTON] Naissance d'une amitié entre légilimencie et ambition - début mars 1928   Mer 31 Mai - 11:42

Naissance d'une amitié
entre légilimencie et ambition

ALEXANDRA & CLAYTON | début mars 1928.


Le petit sourire qu'elle avait remarqué sur son visage l'incita à penser qu'elle ne le gênait pas le moins du monde. Le peu de risque qu'il y avait de se faire congédier s'envola, ce qui suffit à la mettre complètement à l'aise. Elle espérait qu'elle ne serait pas déçue en fin de soirée. Pour le moment, on pouvait dire qu'elle avait un bon pressentiment. Afin de prendre la parole, il dû forcer sur sa voix dans l'espoir de se faire entendre :  « Pas vous ? C'est le tube de 1926, ne me dites pas que vous êtes passée à côté de ça ? » « Il faut croire que je suis plutôt mal connaisseuse dans ce domaine » C'était peu de le dire. S'il y avait bien quelque chose avec laquelle elle était mal familiarisée, c'était bien la musique.  Elle n'en écoutait jamais pour son propre plaisir et ne prêtait guère son oreille lorsqu'elle se trouvait dans un lieu public tel qu'aujourd'hui. Fort heureusement, son camarade s'empressa de développer, dans le but d'alimenter la conversation. "Bye bye blackbird" me rappelle notre bonne vieille ville de New York. Des millions de voisins, une ville grouillante nuit et jour et pourtant, n'y sommes-nous pas parvenu au paroxysme de la solitude ? N'est ce pas ironique de rêver parfois de briser cet isolement en se rendant dans des contrées quasi désertiques où l'affection sincère signifie encore quelque chose, du moins l'espérons-nous ? De rêver de retrouver l'amour que l'on a perdu, celui qu'on a tous connu - ou presque - et qui nous a fait nous sentir, le temps qu'il a duré, pleinement complet. Je ressens tout ça en écoutant ses paroles, l'envie de fuir une vie fourmillante pour retrouver des bras sincères qui ne sont plus. J'espère que vous aurez l'occasion d'écrire votre propre histoire sur cette chanson, elle est parfaite pour la mélancolie »

Alexandra n'avait pas pu s'empêcher d'esquisser un léger sourire en l'écoutant. Elle fut soulagée de constater qu'il n'avait aucun mal à s'exprimer – pour sa part, elle se révélait meilleure auditrice. En règle générale, la jeune femme se contentait de pousser son entourage à s'exprimer, l'obligeant à formuler quelques réponses de temps à autre. Elle se forçait, parfois, à poursuivre la conversation – mais il s'agissait d'un jeu, d'un rôle. Elle se plaisait nettement plus dans le rôle de la spectatrice discrète,  de celle qui écoute l'autre. Elle espérait que la conversation ne prendrait pas d'autre tournant. D'autant plus que si les choses continuaient de bien se dérouler, s'il était trop occupé à parler, elle pouvait aisément en profiter pour user de ses facultés afin de vérifier s'il était bien la personne qu'elle cherchait. De plus, elle n'avait pas grand chose à en dire. Même si elle ne sortait pas de l'adolescence, on ne pouvait pas dire qu'elle avait une grande expérience dans ce domaine. Contrairement à plusieurs de ses connaissances et amies, qui se faisaient un malin plaisir de lui en parler et de décrire ses sensations, Alexandra ne pouvait pas dire la même chose. Du plus loin qu'elle se souvienne, elle ne se rappelait pas d'avoir ressenti pareille chose pour un homme. De l'intérêt, oui, de l'affection, peut-être – mais certainement pas au-delà. Elle avait bien essayé, mais tout ne s'était pas révélé à la hauteur de ses exigences. Il y avait eu alors une solution alternative. Ce qu'elle éprouvait alors pouvait, effectivement, se rattacher à ce sentiment – mais Alexandra ne s'attarda pas sur ce souvenir épineux. Il n'en était plus question, il ne s'agissait que d'une horrible erreur de jeunesse. Alexandra avait grandi depuis. Cela ne signifiait rien. La jeune sorcière avait encore du temps devant elle – du moins, c'était la réponse toute faite qu'on donnait à sa situation.

Son compagnon eut le mérite de la tirer de ses idées contrariantes. « Je vous dois des remerciements pour m'avoir extirpé du risque de laisser une humeur noire venir gâchée ma soirée. » Son sourire s'accentua et elle prit le même ton qu'elle pouvait avoir en faisant une confidence : « Ce n'est pas la peine, je dois vous avouer quelque chose : ma démarche est égoïste. Je suis venue à votre rencontre dans le même but. » Le ton était léger, se voulant plaisantin, alors qu'il s'agissait d'une semi-vérité. Elle était bien venue à lui pour s'occuper et la distraire, mais aucune humeur noire ne risquait d'obscurcir son esprit. Ses intentions n'étaient pas séductrices, mais il n'avait pas besoin de savoir ce dont elle cherchait chez lui. Il lui proposa un étui en argent et elle se servit poliment avec un remerciement vague. Alexandra n'était pas dépendante de ce genre de chose, mais en consommait de temps en temps, selon l'occasion. Elle fit le nécessaire avant de coincer l'objet entre ses doigts et de s'adosser plus confortablement au dossier de sa chaise. « Dites-moi que vous vous êtes déjà laissée pervertir par tous ces délices qu'offre notre pays, ou je vais me sentir obligé de vous y instruire. » Elle manqua de peu d'afficher un sourire amusé. Il n'était certainement pas le premier à faire ce genre de proposition. Souvent, les hommes se faisaient un malin plaisir d'instruire les femmes sur quelque sujet que ce soit – sans se soucier si cela les intéressait véritablement ou si elles n'étaient pas déjà informées. Peu importe. Ils appréciaient cette position, de détenteur de savoir. Cela amusait Alexandra, qui les laissait faire par amusement. Dire qu'ils se sentaient si contents d'eux après ça ! La suite, par contre, l'intéressa sincèrement : « Rassurez-vous, ce n'est pas une de ses cochonneries Non-maj » Son visage n'exprimait rien de plus, pourtant, elle prêtait son oreille de manière bien plus attentive, «  il s'agit de filet du diable, une production maison. Alors dites-moi Mrs... ? Maintenant que vous connaissez ma chanson préférée, et si vous me parliez de la votre. A moins que vous ne soyez précisément ici pour vous lancer à sa recherche et attendiez de moi que je joue l'inspecteur en chef. » A l'entendre, il faisait partie de cette caste qui désapréciait les non-maj. Ainsi donc, lui donnerait-il satisfaction finalement ? La soirée s'avérait de mieux en mieux. Elle ne pouvait se permettre d'aborder directement le sujet, si bien, qu'elle se prêta à la conversation. « J'ai découvert beaucoup de choses, à mon arrivée. L'endroit d'où je viens n'est pas du tout semblable. » Que ce soit au niveau de la tradition et tant d'autres choses. Elle lâcha un léger rire « Je me souviens encore de mon dépaysement et de mon sentiment que je n'arriverais jamais à tout saisir, ni à m'adapter. Heureusement pour moi, cela s'est amélioré » Elle aspira une bouffée, avant de poursuivre : « Pourtant, un certain nombre de choses m'échappe. Comme vous l'avez constaté, la musique ne fait pas partie de mes domaines de prédilection. Ce qui n'est pas votre cas – vous semblez plutôt connaisseur. Est-ce qu'il y a d'autres sujets qui vous intéresse ? » Ce n'était pas une tentative de dévier la conversation par gêne, mais un véritable intérêt : il avait clairement explicité que ce qu'ils consommaient était une production de son crû. S'agissait-il d'un passe-temps, ou d'une passion ? Jusqu'à quel point s'étendait ses connaissances ? A défaut de fouiller dans son esprit, elle pouvait bien l'interroger pour commencer.

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MessageSujet: Re: [ALEXANDRA & CLAYTON] Naissance d'une amitié entre légilimencie et ambition - début mars 1928   Sam 3 Juin - 17:35

Naissance d'une amitié entre légilimencie et ambition
*Une néophyte. Clayton déduisit que si la demoiselle était aussi novice, c'est qu'elle devait peu fréquenter les bars, théâtres et autres clubs qui faisaient la réputation du New-York nocturne, ou peut être s'y était-elle mise depuis peu. Comme tout être calculateur, il se sentit d'autant plus à son aise en ce lieu où il se trouvait dans son élément. Il l'observait derrière son air aimable et ses yeux pétillants. Il lui trouva une retenue qu'il assimila à une sorte de timidité. Soit, ce n'était pas ce qu'il préférait chez les femmes, chez les personnes en générale d'ailleurs, mais il ferait de son mieux pour détendre la jeune femme peu affable qui s'était pourtant présentée à lui sans sourcilier, deux comportements semblant opposés qu'il trouva fort curieux et le mit imperceptiblement plus en alerte. Bien entendu, il était loin, même très loin de se douter d'à quelle sauce il allait être mangé.
Il leva son verre lorsqu'elle lui fit la fausse confidence sur la raison de sa présence en face de lui.*

Alors puissions-nous trouver l'amusement nécessaire à l'oubli dans cette rencontre.

*Il la regarda se laisser tenter par une cigarette, se disant avec un brin de sournoiserie que ça l'aiderait à se relaxer. Il l'écouta parler de son pays d'origine et l'imagina, avec une pointe d'amusement plus que de méchanceté, en tenue traditionnelle Russe, affublée de couettes et affairée à la traite des chamois. Pour sur que s'il avait su qu'elle était capable de lire ses pensées, son sourire n'aurait pas été aussi franc.*

C'est un coin du globe que je connais assez mal. Mes voyages m'ont plutôt portés du côté de l'Amérique du sud, de l'Afrique et quelques fois de l'Asie. Mais j'ai peu foulé l'Europe. Voudriez-vous combler ma curiosité et me dire à quoi je devrais m'y attendre ? Je parle des mœurs plus que des paysages, je préfère garder le voile baissé sur ces derniers pour que, le jour venu, l'émerveillement et la surprise soient totales.

*Il eut un nouveau sourire alors qu'il la sondait du regard au travers la fumée de sa cigarette qui s'échappait d'entre ses doigts. Même si les sujets évoqués étaient tout ce qu'il y a de plus innocents, il trouva sa façon de le questionner sur ses centres d'intérêts un peu trop cavalière en comparaison de son comportement tout en retenu. Clayton n'était pas légilimens mais en menteur plus qu'accompli, il pouvait ressentir la fausseté quand il y était confronté. Les loups ne sont-il pas capables de s'identifier à des kilomètres de distance ? Mais soit, il jouerait le jeu tout comme il espérait qu'elle en ferait de même, qu'elle ne creuserait pas ce que dissimulait son air insolent et fier, et respecterait le pacte tacite voulant que chaque fabulateur taise l'imposture de l'autre.*

Des tonnes de choses m'intéressent, pas vous ? Je suis d'une curiosité insatiable, mais en dehors des rencontres faites au hasard et de mon amateurisme pour la bonne musique, je suis botaniste. C'est moi qui ait découvert les premiers spécimens de palmiers chantant, la liane carnivore et une plante capable de dévorer des hommes, le Puya, elle se sert du cadavre comme fertilisant. C'est fascinant... enfin pour les amateurs de la flore magique. Et comme l'un va rarement sans l'autre, j'affectionne la magizoologie, bien que se soit très frustrant dans ce pays où le gouvernement à souhaité détruire toute forme de vie magique au profit des non-majs. Heureusement, il semble que le Macusa ait entendu raison au moins sur ce point. Et vous ?

*Demanda-t-il après un soupir. Et effectivement, il s'était laissé aller à bavasser sans aucune difficulté...*
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MessageSujet: Re: [ALEXANDRA & CLAYTON] Naissance d'une amitié entre légilimencie et ambition - début mars 1928   

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[ALEXANDRA & CLAYTON] Naissance d'une amitié entre légilimencie et ambition - début mars 1928
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