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 Pause thé •• Eugène & Jane [début-avril 1928]

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Eugène de Brocéliande

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Date d'inscription : 23/03/2017
Etudes, métier : Directeur de la clinique Sainte-Morgane, médecin

MessageSujet: Pause thé •• Eugène & Jane [début-avril 1928]   Jeu 27 Avr - 0:57

Pause thé
C'est une dure journée pour monsieur le docteur. En effet, levé avec le soleil, il ne cesse de courir un peu partout, et tout particulièrement dans sa clinique. Allez savoir pourquoi, on répertorie de nombreux malades et estropiés en cette période de l'année, ainsi que de nombreux… inquiets. C'est le printemps : on retrouve avec joie le pollen, les petits oiseaux qui batifolent, les allergies, le soleil et les éternuements… Quelle drôle de saison, tout de même !

Eugène ne s'occupe pas personnellement de chacun des patients, bien évidemment, mais son personnel semble quelque peu… débordé par les évènements. Pourtant, c'est comme ça chaque année. On a si vite oublié ! Conduire madame par-là, éconduire monsieur qui a plus besoin d'une consultation que d'une potion, reconduire les directives concernant les opérations prévues aujourd'hui, se laver les mains avant de mettre les pieds dans l'aile réservée aux traitements encore en cours d'expérimentation — mais que fait cette dame ici ?! Et où sont mes clefs ? Ne me dites pas que je les ai encore perdues…

Bref, une journée pour le moins… sportive. Le pauvre Français a à peine eu le temps d'avaler de quoi survivre à midi ! Oui, un éminent docteur qui commence à négliger sa santé, c'est littéralement l'hôpital qui se fout de la charité, mais que voulez-vous ? Ah, ce pauvre Eugène est encore loin d'en avoir fini. Mais il aime ça, son métier, c'est toute sa vie. Là encore, littéralement.

C'est qu'il n'a rien d'autre à faire, d'après ce qu'il laisse entendre à chacun de ses patients, c'est que son énergie doit aller au progrès, et c'est surtout qu'il doit veiller à la santé de tout le monde magique de New York (ou presque), y compris lui-même (ce qui est certainement là le plus difficile). Malgré tout, même les plus grands athlètes savent prendre des pauses. Il en va de leur santé, après tout. Ahem. Envoyant gentiment balader une secrétaire qui le sollicite pour la énième fois aujourd'hui (qui donc a engagé une telle ignorante ?), Eugène s'échappe donc discrètement vers un endroit où il sera sûr de trouver le minimum de calme requis pour repartir gambader au milieu des malades saisonniers un peu plus tard : son bureau.

Rares encore sont ceux qui osent y mettre les pieds — trop mal rangé, trop effrayant, trop loin peut-être. La ravissante assistante de monsieur De Brocéliande en fait pourtant partie. Plus encore que de supporter le directeur de l'hôpital, et de s'être vue accorder ses faveurs, une de ses qualités est celle d'être toujours au bon endroit au bon moment.

« Oh, Miss Conrad, vous tombez bien ! Que faites-vous donc là ? », lance Eugène, entrant dans le bureau, avec une énergie dont on ne saurait définir la provenance. «Non, en fait peu importe, arrêtez tout si aucune vie n'est immédiatement en jeu, je vous prie. », continue-t-il en posant un dossier ici, un autre un peu plus loin, et quelques outils là où il reste de la place. L'heure est grave.

Après avoir fait un tour complet de la pièce d'un pas décidé, la main caressant sa barbe inexistante, et le regard planté droit devant lui, l'homme s'effondre simplement sur son fauteuil. « Ah, quelle aventure encore, aujourd'hui… » Un petit silence, aussi court et vivant que le battement d'ailes d'un papillon. « Voudriez-vous, s'il vous plaît, préparer ce délicieux thé dont vous avez le secret et qui, je crois, n'est le fruit d'aucune autre magie que votre savoir-faire ? Vous seriez bien aimable envers l'homme ravagé par les responsabilités que vous avez en face de vous, mademoiselle. » Un sourire amusé — oui, par ses propres propos. Malgré la fatigue lisible sur son visage, le docteur est en forme.
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Jane K. Conrad
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MessageSujet: Re: Pause thé •• Eugène & Jane [début-avril 1928]   Jeu 27 Avr - 18:39



Tea time
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Début du mois d'avril 1928 : un conseil, ne vous découvrez pas d'un fil !
Saison printanière, maladies* à perte de vue, prenez garde !


*Maladies : Altération de la santé, à ne pas confondre avec la bêtise, syndrome de l'humanité repéré dès la naissance.


*Elle-même n’arrêtait pas d’aller et venir en cette journée d’avril. Les enfants étaient particulièrement excités à l’idée que, peut-être, ils auraient bientôt le droit à une petite promenade exceptionnelle. Certains espéraient voir les rayons du soleil à son zénith, pour la première fois de leur vie. Chaque début de mois, ils posaient cette même question à leur infirmière préférée : « Miss Jane, verrons-nous le soleil ce mois-ci ? » et chaque début de mois, Jane cherchait tant bien que mal à leur sourire avec bienveillance sans pouvoir répondre. Alors comme une tradition, le petit Nathanaël répondait avec ferveur : « Il est devant nous, le soleil, c’est Miss Jane ! ».
Les enfants possédaient une innocence souvent bouleversante. On pouvait les accuser de tous les maux, ils demeuraient les plus beaux poètes. Eux seuls savaient manier les mots, ces mêmes mots que les adultes craignaient de prononcer, par peur du ridicule. Elle-même n’était pas friande de la niaiserie, et pourtant, elle ne pouvait demeurer insensible à ces mots d’amour, affectueusement offerts. Probablement parce qu’elle les savait en tout point sincères. Un jour, elle leur offrirait le soleil, un jour, elle mettrait un de ses rayons en bouteille afin que celui-ci illuminât les espoirs de ces enfants perdus et mal aimés par la vie.

Quittant ses petits prétendants à regret, la jeune infirmière reçut une fiche entière de consultations à effectuer. La mégère de l’accueil avait encore frappé. Les consultations étaient une corvée pour tous et chacun, car les patients venaient les voir pour tout et rien à la fois. Dès qu’un bouton apparaissait, il en résultait une fin du monde considérable. Jane devait, comme ses confrères et consoeurs, s’armer de beaucoup de patience pour résoudre les problèmes de chacun. La panique et la paranoïa se lisaient toutes deux dans leur regard. Certains même prétendaient avoir été infectés par Salem en personne.
Les Adeptes de Salem étaient devenus une excuse courante. Ils étaient à l’origine de tout, même d’une malheureuse constipation. D’autres, se réclamant d’une maladie bien plus mortelle que celles de leurs voisins, racontaient mille histoires à dormir debout sur l’association des gobelins et des No-Maj’, les deux plus grands ennemis des sorciers. Nous n’évoquerons pas – afin de ne pas noyer notre lecteur – tous ceux jurant avoir aperçu des géants à la frontière Newyorkaise.

Au bout de la vingtième, Jane s’adossa contre la porte, une fois le patient sorti. Elle pria une quelconque entité qu’on lui accordât un léger répit. Une certaine migraine menaçait de pointer le bout de son nez, sûrement dû à son manque récurrent de sommeil. Elle prenait en effet goût à discuter tardivement avec un certain vampire, lequel lui donnait toujours de quoi réfléchir. Finalement, l’infirmière gagna en catimini le bureau de son mentor, là où personne ne viendrait la trouver. Il était vide, enfin façon de parler, vide de toute présence dirons-nous. Car le bureau, de jour en jour, de mois en mois et d’année en année devenait un véritable capharnaüm. Tous les ans, au moment de l’anniversaire de son patron, elle le lui rangeait afin de faire les poussières. Mais il battait indéniablement son record de bordélisme. Et dire qu’elle l’avait cru … maniaque. Risible, vraiment. Cet homme en était l’extrême opposé, comme un autre de sa connaissance d’ailleurs – ce qu’une certaine assistance ne manquerait pas de lui révéler -. Au moment-même où elle s’exaspérait devant toutes les piles de dossiers à classer, son directeur passa le seuil du bureau. Elle sursauta légèrement et se tourna vers l’homme aussi curieux et incernable qu’était son patron, même après tant d’années d’apprentissage à ses côtés. Elle le connaissait, bien sûr, du moins aurait-elle été capable d’en esquisser un portrait fidèle. Seulement, toute la fidélité du monde était encore loin de la vérité lorsqu’il s’agissait de Monsieur de Brocéliande.*

Elles sont toutes en jeu, Monsieur, mais pas dans l’immédiat, répondit-elle dans un sourire amusé.

*Il avait le don de l’amuser, comme il avait le don de l’exaspérer, notamment lorsqu’ils venaient à parler des moyens de sauver sa sœur, un sujet sur lequel elle ne pouvait être d’accord avec personne.*

Bien, Monsieur de Brocéliande, accordez-moi quelques minutes, s’inclina-t-elle avec respect avant de se sortir du bureau et entrer dans son annexe.

*L’heure du thé, un de leurs rituels, bien entendu. C’était là le début de leur histoire, là où tout avait commencé, là où l’infirmière Conrad était née. Jane s’affaira à préparer le thé préféré de son mentor, à la mangue, toujours à la mangue. Et tandis qu’elle le laissait infuser dans la théière ronronnante, elle sortit deux tasses en porcelaine, les favorites. Là, elle y versa le thé et ajouta dans l’une d’elle trois gouttes de rhum afin de corser l’arôme. Pour accompagner le breuvage, elle déposa sur la coupelle assortie, trois tranches de mangue séchées ainsi qu’un petit macaron à l’amande, préparé de ses mains la veille au soir. Elle répéta la coutume pour sa propre coupelle et regagna finalement le bureau, plateau en main, lequel elle déposa sur le bureau, après avoir évacué – cela va de soi – tous les dossiers encombrants.*

Tenez, Monsieur.

*Elle-même prit place, coupelle et tasse en main.*

La journée fut effectivement éprouvante. Les consultations semblent interminables, raconta-t-elle sur le ton de la conversation, beaucoup sont mises sur le dos des Adeptes de Salem comme si tout ceci n’était qu’un jeu pour faciliter leur adhésion dans nos locaux.

*La sorcière but une gorgée de thé en fermant, durant quelques millièmes de secondes, les yeux afin de savourer cette première pause de la journée.*

Avez-vous rencontré des cas intéressants aujourd’hui ? demanda l’apprentie avec mansuétude. Il n’y a guère d’amélioration pour le cas de la petite Héloïse Thompson (grande brûlée et victime des Adeptes de Salem). Je lui ai changé ses pansements ce matin. Peut-être devrions-nous tenter de créer un onguent suffisamment puissant pour recouvrir plus rapidement ses blessures, qu’en pensez-vous ? Ou une potion peut-être ?



To be continued ...


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Eugène de Brocéliande

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MessageSujet: Re: Pause thé •• Eugène & Jane [début-avril 1928]   Lun 29 Mai - 1:15

Pause thé
Qu'elle est serviable, son assistante, tout de même ! Et souriante, respectueuse, lumineuse comme un matin d'été. Il aura fallu des années à l'homme pour trouver la personne en qui il placerait assez de confiance pour jouer ce rôle, mais il aura eu raison d'attendre la venue de Miss Conrad. C'est donc quelque peu apaisé et bien gentiment qu'il patiente, le temps qu'elle prépare ce délicieux breuvage dont elle seule a le secret et dont seuls très peu d'individus peuvent profiter quotidiennement. Il sifflote un air inconnu, comptine de France qui finira oubliée, les mains jointes et le regard lointain. Remarque à peine que la pauvre Miss Conrad est — encore — obligée de faire le ménage sur son bureau pour y déposer le plateau au parfum sucré.

Cette odeur n'est d'ailleurs pas trompeuse : en plus d'être un exquis thé préparé par cette charmante demoiselle, c'est un exquis thé à la mangue. Une charmante attention quand on sait que c'est le parfum préféré du directeur. « Je vous remercie, une fois encore. » Avant même de l'avoir formulé, la jeune femme a encore une fois prouvé qu'elle comprend très bien son Boss — un exploit, assurément. Ledit Boss n'attend pas plus avant de prendre sa tasse, et d'agiter élégamment sa moustache dans une mimique qui lui est propre pour profiter de cet effluve unique, avant de goûter véritablement le breuvage qui en est à l'origine. « Un délice, comme d'habitude. »

Il peut à présent écouter son assistante dans les meilleurs conditions. C'est qu'il se détend, comme le laisse pressentir un léger soupir qui trouve son chemin dans la pièce. « Les Adeptes de Salem, vous dites ? Il est vrai que c'est une question récurrente, depuis quelques mois. Peut-être faudra-t-il de nouveau donner des directives spéciales quant à eux… Nous ne pouvons nous embarrasser de consultations justifiées par un mal… social. », répond-il d'un air sérieux. De bien belle paroles, Eugène, il reste maintenant à faire en sorte que ce ne soient pas que des paroles… en l'air. Ou oubliées aussitôt qu'elles ont été prononcées.

Une étincelle brille l'espace d'une seconde dans les yeux troubles, mais toujours pleins d'énergie, de monsieur de Brocéliande. Des cas intéressants ? Pour sûr ! S'il n'était pas aussi fatigué, il se serait levé pour appuyer ses explications de grands mouvements aussi passionnés que gauches, tout en renversant quelques babioles. Rester assis est probablement préférable. « Figurez-vous que j'ai pu m'occuper d'une madame atteinte d'une infection tout à fait rare ! Rien de trop grave, mais comment expliquer que cela affecte son rapport même à la magie ? Voilà qui soulève bien des questions, je suivrai son cas de près. », s'illumine-t-il, sans se soucier de la clarté de son propos. Ahem.

Quelques gorgées de thé et autres explications farfelues après, Eugène entend la demoiselle prendre elle-même la parole à propos d'une patiente. Ah, oui oui oui, la petite Thompson ! Pauvre enfant, personne ne mérite le traitement qu'elle a reçu, et personne ne devrait avoir à subir celui qu'elle est en train de recevoir. « Vos idées sont bonnes, Miss Conrad., répond-il, l'air plus grave, plus sérieux que tout à l'heure. Il se penche un peu en avant, caressant de nouveau son absence de barbe d'un air concerné. Un onguent me semblerait plus efficace, mais aussi plus ardu à concevoir qu'une potion. J'y réfléchissais cette nuit, et quelques idées me sont parvenues, bien que cela soit encore flou. Il s'agit de stimuler ses capacités de guérison ainsi que de soulager ses nerfs et ses tissus quasiment en permanence… » Le voilà qui réfléchit en parlant, s'égare et s'absorbe dans ses propres considérations. Une idée géniale est-elle en train de naître ? Ou bien a-t-elle encore besoin de l'appui d'une suggestion, d'une proposition de la part de cette jeune femme qui brille aussi par ses qualités d'infirmière ?
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Jane K. Conrad
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MessageSujet: Re: Pause thé •• Eugène & Jane [début-avril 1928]   Dim 4 Juin - 14:52



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*Maladies : Altération de la santé, à ne pas confondre avec la bêtise, syndrome de l'humanité repéré dès la naissance.


Les cellules psychologiques vont très vite être débordées mais d’un autre côté, elle nous permettrait de départager les maux réels des maux imagés, répliqua-t-elle en reposant la tasse de thé sur sa coupelle. Ou bien instaurer une campagne de sensibilisation pour qu’ils prennent conscience du ridicule de la situation et des dangers potentiels auxquels nous nous risquons en faisant d’eux notre propriété. C’est dans ces moments-là que l’égoïste humain s’épanouit le plus et montre son véritable visage.

*Elle eut un long soupir, mais un qui sonnerait familièrement aux oreilles de son mentor. Depuis le temps, il était probablement habitué à l’agacement qu’éprouvait la jeune apprentie pour la bêtise humaine. Dès leurs premiers pas ensemble, elle l’avait interrogé sur les Hommes, sur l’esprit humain. Jane avait cherché des réponses à ses côtés, sans jamais réellement les trouver, et pour cause, à la bêtise humaine il n’y avait nulle réelle explication, encore moins un quelconque remède. Heureusement, elle fut vite distraite par le cas particulier énoncé par son patron. C’était dans ces moments-là qu’elle regrettait de ne plus le suivre de chambre en chambre, de s’être spécialisée tandis qu’il continuait d’évoluer sur tous les fronts sans exception. On aimait son avis, on se sentait important dès lors qu’il franchissait le seuil de la chambre pour considérer leur cas. Le dernier qu’ils avaient eu ensemble était précisément celui d’Héloïse Thompson.*

Une infection qui puiserait sa force dans notre magie ? Aurai-je le droit de consulter son dossier lorsque vous jugerez le moment opportun ? Cela pourrait faire l’objet de nouvelles recherches non ?

*L’avidité se lisait d’ores et déjà dans ses prunelles tandis qu’elle ne se formalisait absolument pas du manque de clarté de bien des propos du Boss. Son esprit s’y était comme accoutumé. Jane se laissa happer par le plaisir de nouvelles recherches en compagnie de cet homme qu’elle estimait plus qu’elle n’oserait le dire, et but une nouvelle gorgée de thé. Le sujet devint alors beaucoup plus sérieux, beaucoup plus tendu, et pour cause, ce cas leur avait demandé beaucoup de temps, de minutie et de patience. C’était qui plus est, une enfant bien trop jeune pour qu’ils l’abandonnent à son triste sort. L’esprit de l’infirmière but toutes les paroles du mentor alors qu’en parallèle, il fonctionnait à vive allure pour chercher une quelconque solution.*

Croyez-vous possible qu’on puisse lui créer une enveloppe corporelle régénératrice par la magie ? demanda-t-elle finalement en posant coupelle et tasse sur ses genoux. Admettons que nous trouvions une potion susceptible de stimuler ses capacités de guérison, que nous donnions à son corps la possibilité de se réparer par lui-même, pourrions-nous canaliser ses effets afin qu’ils en deviennent permanents ?

*Voilà qu’elle se mettait à employer le langage « Boss 2.0 », un langage qu’elle ne comprenait elle-même pas, mais qui semblait parfaitement juste à son esprit. Les mots, sous l’adrénaline, semblaient venir d’eux-mêmes, comme souvent lorsqu’elle entrevoyait la possibilité de dépasser les recherches existantes, d’outrepasser leurs prédécesseurs ou leurs « concurrents ».

Nous pourrions faire réagir la potion par une incantation n’est-ce pas ? Si nous la travaillons suffisamment, nous pourrions manier certaines propriétés non ? Si ses nerfs et ses tissus ont besoin de repos, pour quelles raisons ne lui en donnons-nous pas ? Nous pourrions manier la chaleur sans qu’elle ne l’attaque non ? La peau serait libre de travailler à son rythme sans que nous n’ayons le besoin de la mettre à l’épreuve en permanence. Sommes-nous capables d’une telle chose Monsieur?

*Tant de questions qui illustraient la passion de la jeune infirmière, une passion fort dangereuse pour celle dont la fin justifiait les moyens. Mais il n’y avait pas plus belle adrénaline que la soif du savoir – enfin si maintenant elle en connaissait une autre… - et Jane s’en serait damnée juste pour être à l’initiative de découvertes médicomagiques. Elle voulait laisser son empreinte, un héritage alors même qu’elle n’avait que vingt-six ans. Elle ne pouvait laisser l’esprit de Monsieur de Brocéliande lui échapper alors même qu’ils avaient tant à faire ensemble.*

Car il doit bien y avoir un moyen de contrer le problème non ? poursuivit-elle le regard brûlant. Les bûchers vont se succéder, et vous le savez aussi bien que moi. Nous ne pouvons attendre qu’ils nous tombent en nombre toujours croissant sur les bras. Nous devons y être préparés, Monsieur, car certaines vies requerront une réactivité extrême de notre part. N’est-ce pas là l’opportunité que nous attendions pour mettre en place certaines … recherches ?

* Cherchait-elle à le convaincre ? Assurément, même si elle-même était convaincue de la nécessité de cette recherche, du bienfondé de cette entreprise. L’infirmière, dans l’attente de la réponse, se reposa contre le dossier de sa chaise, prête à prendre une nouvelle gorgée de son breuvage. Elle le porta à ses lèvres et manqua de tout renverser, lorsqu’une idée merveilleuse la transcenda. Sous le choc de sa propre pensée, Jane s’écria brutalement.*

Mais bien sûr ! Pourquoi n’y ai-je pas pensé plus tôt ?

*Précipitamment, elle posa tasse et coupelle sur le bureau et s’expliqua avec hâte, le regard aussi vif qu’illuminé.*

Nous avons une ressource exploitable dans nos locaux, une personne dont les tissus se régénèrent d’eux-mêmes, un venin que nous pourrions apprendre à maîtriser… Monsieur, nous avons un vampire dans nos locaux, plus précisément dans mon annexe, se sentit-elle obligée d’ajouter en aparté. Je suis certaine qu’ils pourraient nous aider à trouver une solution. Le venin de vampire et ses propriétés magiques pourraient être la solution !




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MessageSujet: Re: Pause thé •• Eugène & Jane [début-avril 1928]   

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Pause thé •• Eugène & Jane [début-avril 1928]
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