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 Sanguini/Ludmila - L'histoire d'une poursuite

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Ludmila E. Iranov

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MessageSujet: Sanguini/Ludmila - L'histoire d'une poursuite   Sam 22 Avr - 22:03

Sanguini & Ludmila
Il a les crocs ?
Elle s'avance, lentement, la rousse se place derrière un mur poursuivant l'homme vêtu de noir. Lorsqu'il se retourne, Ludmila se cache rapidement pour ne pas être vue et compte dans sa tête. 1 … 2 … 3 … 4 … 5 ! Elle sort de sa cachette comme si de rien était et remarque qu'il n'est plus là, il a disparu, il … Ses yeux s'ouvrent en grand, sa bouche entrouverte n'arrive pas à faire sortir un son, un picottement vif la lane dans son cou et le souffle chaud de quelqu'un se fait sentir. Il vient de la mordre, il boit son sang comme un verre de vin.

Ludmila se réveille en sursaut et en sueur. Instinctivement, elle glisse une main dans son cou, vérifiant que tout va bien avant de se laisser tomer en arrière en soupirant. Ce n'est qu'un cauhemars. Un cauchemar qui pourrait se réaliser car depuis peu, Ludmila a pour mission de surveiller le nouveau vampire du nom de Sanguini. Sa tâche est de vérifier que celui-ci s'intégre bien dans ce nouveau pays, avec ses nouvelles lois très différentes et plus arriérées que celles d'Angleterre. En prenant ce nouveau poste, Ludmila s'attendait à devoir enquêter, après tout elle est à présent enquêtrice au département des contrôles des créatures magiques, finalement elle doit suivre un vampire. Certe, cela aurait pu être pire en effet mais elle reste quelque peu déçue mais elle prend cette tâche à cœur dans le but de montrer de quoi elle est capable et d'obtenir rapidement une enquête. Son regard se pose sur son horloge, horloge où trône un petit dragon, un magyar exactement, sa queue se balançant en rythme avec le tic tac des aiguilles. Ludmila se lève en riant doucement et le récupére, fronçant les sourcils.

- Comment est-ce que tu es sorti de ta maison toi ? Vilain va.

La rousse prend soin de bien le remettre chez lui avant d'aller rapidement se préparer, s'habillant sobrement : jupe crayon et chemisier blanc. Elle met son trench et quitte son appartement avec une légère motivation, si légère que personne ne le remarquerait, même elle n'est pas certaine d'être motivée pour cette tâche. Alors qu'elle se dirige vers le métro, une idée lui vient : et si elle apprenait à le connaître ? Grâce à lui, elle pourrait obtenir de nombreux renseignements sur les vampires, des renseignements que personne n'a encore. Une collaboration ? Après tout, si le Macusa le laisse libre c'est qu'ils ont confiance, ou presque, sinon Ludmila n'aurait pas à surveiller son intégration. Le soucis est Sanguini, pourquoi accepterait-il une telle demande ? Après tout, ce ne serait pas avantageux pour lui, loin de là. Ce cauchemar a aussi perturbé Ludmila, et si Sanguini cachait son jeu ? Et s'il n'était pas si '' gentil '' qu'il souhaiterait laisser voir ? Soit, Ludmila arrivera à se défendre.

La jeune femme descend du métro et monte les marches pour se mettre à sa place favorite, la terrasse du café non loin du lieu de vie du vampire. Le but étant de ne pas être trop loin pour ne pas le perdre ni trop près pour ne pas se faire repérer. Sa mission n'est pas de ne pas se faire repérer, simplement de le suivre un peu, vérifier qu'il n'a pas de soucis ou qu'il n'en créée pas.
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Sanguini

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MessageSujet: Re: Sanguini/Ludmila - L'histoire d'une poursuite   Mer 26 Avr - 0:28

Sanguini & Ludmila
Il a les crocs ?
*Fin de matinée, l'heure à laquelle tout vampire qui se respecte dort paisiblement, à l'aube de s'enfoncer dans un sommeil profond où les rêves d'un prédateur et de ses proies finissaient toujours de la même façon : dans le sang. Mais Sanguini n'était plus un vampire ordinaire, il était en terre inconnue, il essayait de se rabibocher avec cette chose étrange que l'on appelait l'humanité. Dans son monde, la vie se déroulaient en 3 phases sans cesse identiques : on chasse, on mange, on dort. Pas de contraintes, pas de tergiversations. Mais au pays des mortels, rien n'était simple. Les mots qu'ils prononçaient signifiaient souvent autre chose, ils pensaient une chose mais faisaient le contraire, des tas de lois régissaient la moindre de leurs actions, ils se créaient des désirs incompréhensibles.

Sanguini essayait de s'y accoutumer tant bien que mal, raison pour laquelle il s'était retrouvé dehors en cette journée pluvieuse. Il avait accompagné sa chère et tendre – si tendre – Chastity jusqu'à l'école. Il s'était ensuite rendu jusqu'à l'apothicaire pour refaire le plein de lavande, produit principal qui composait son écran extra total pour le protéger du soleil, et s’apprêtait à présent à rentrer chez les Norton pour une bonne sieste. Il aurait pu s'arrêter là s'il ne lui était pas venu à l'idée folle de tester cette habitude étrange mais très prisée de ses nouveaux compatriotes humains : prendre un verre au troquet du coin. Ce fut donc avec l'état d'esprit d'un aventurier qu'il prit place sur une grande terrasse à quelques pas du métro.

A peine eut-il le temps de commander une eau pétillante, que les tables autour de lui se désertèrent comme par magie, comme si les humains le fuyaient en percevant la mort émanant de lui. C'était un curieux spectacle que de voir cet homme aux lunettes noires et chapeau vissé sur la tête pour se protéger des rares rayons du soleil, seul au milieu de la terrasse, tandis que les autres clients s'entassaient sur chaque extrémité. Même lui perçut le curieux de la scène, et observa alors avec concentration la manière dont chacun se comportaient pour s'immerger dans la foule. Pensant qu'il en avait saisit l'essentiel pour agir avec plus de naturel, il braqua son regard sur son tout nouvel agent de suivi imposé par le Macusa, le dernier étant parti en maison de repos dans une fermette qui utilisait une « thérapie par l'ail » que Sanguini avait trouvé fort curieuse. Nul doute que s'il avait été capable d’émettre des expressions faciales spontanément, le vampire aurait sourit en reconnaissant Miss Iranov assise sur un banc à quelques mètres de lui. Il félicita mentalement sa nature de l'avoir doté d'une vue aussi aiguisée, et imita les humains qu'il avait observé précédemment.*

Miss Iranov ! Miss Iranov !

*La héla-t-il en agitant une main blanche et griffue pour l'inviter à le rejoindre. Il sautilla même sur sa chaise dans une attitude adolescente juste parce qu'il l'avait vu faire par un groupe de jeunes filles faisant sans doute l'école buissonnière. Et bien entendu, porté par sa naïveté, il ne se doutait pas (encore) que la présence de l'agent du MACUSA n'était peut être pas du à autre chose qu'au hasard.*

Quelle heureuse coïncidence de vous rencontrer ici. Je vous offre quelque chose ? Je vous laisse choisir, je ne suis pas encore très au fait des boissons en vigueur dans ce pays. D'où je viens, tout le monde boit de la pálinka, une eau de vie distillée à partir de tous les fruits pourris que l'on trouve.
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Ludmila E. Iranov

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MessageSujet: Re: Sanguini/Ludmila - L'histoire d'une poursuite   Mar 2 Mai - 22:06

Sanguini a écrit:
Sanguini & Ludmila
Il a les crocs ?
Assise à sa table, Ludmila voit soudainement Sanguini sautiller sur sa chaise en levant la main et criant son nom de famille. Sanguini a une bonne mémoire, la jeune femme ne s'attendait pas à ce qu'il mémorise son visage et son nom aussi rapidement, après tout, elle remplace son collègue depuis peu. D'ailleurs elle se demande ce qu'il s'est passé exactement pour qu'il parte, Ludmila est curieuse mais pas assez lorsqu'il s'agit des sorciers mais concernant les créatures, c'est une autre histoire.

- Qu'est-ce qu...

Elle se lève alors, récupérant ses affaires pour venir s'installer face à Sanguini, lui faisant signe d'arrêter ça mais de manière sympathique. Où a-t-il apprit un tel comportement ? Il fallait l'admettre, c'était drôle et très innocent aussi, par ce geste, Ludmila se rend compte de l'envie qu'il a de s'intégrer et des efforts qu'il fait pour. Malheureusement, il n'apprend pas toujours les bonnes choses mais ce petit moment restera gravé dans la mémoire de la jeune femme. Après avoir commandé un thé vert, Ludmila glisse une main dans ses cheveux.

- Et bien j'ai eu envie de boire un thé. Je devais m'arrêter chez le botaniste pour y récupérer des herbes pour mon … Animal de compagnie. Et vous ? Que faites donc vous ici ?

Comment dire à un vampire que l'agent qui doit surveiller son intégration a en sa possession un dragon magyar à pointe miniature chez elle ? Impossible. De plus, elle n'est pas là pour raconter ça vie à Sanguini, loin de là, son but est d'apprendre à le connaître lui et c'est tout. Lorsque son thé arrive, elle remercie le serveur avant de reporter son attention sur Sanguini.

- Vous savez, pour interpeller quelqu'un, vous n'êtes pas obligé de sautiller juste … Lever la main et crier son nom. Sinon .. Parlez-moi un peu de cette … palinka. C'est très originale de boire des fruis pourris, je n'ose imaginer l'odeur. En fait, parlez-moi un peu de vous … Oh, je parle trop.

Ludmila s'arrête alors de parler, portant la tasse à ses lèvres pour en boire une longue gorgée. Sanguini a l'air de très bien se faire aux coutumes du pays, après tout, Ludmila n'aurait jamais cru un jour se voir offrir un thé vert par un vampire et aux Etats-Unis en plus. Elle finit par reposer sa tasse, gardant ses mains autour pour les réchauffer. Il fait plutôt frais malgré les rayons du soleil qui tente de vaincre le froid en réchauffant les habitants. Elle se souvient de sa première rencontre avec Sanguini, elle était ici depuis peu et travaillé au Macusa depuis quelques semaines seulement. Au plus bas de l'échelle, on peut le dire, et normalement Sanguini n'aurait pu entrer aux Etats-Unis mais bizarrement il fut très convainquant et même si beaucoup ne croit pas en sa sincèrité, du moins c'est que Ludmila ressent mais comme elle est souvent à côté de la plaque niveau sentiment, elle elle croit en lui bien plus qu'il ne peut le penser et devoir le suivre l'embête. A ne pas s'y méprendre, Ludmila aime son travail mais elle estime que Sanguini devrait avoir un peu plus de liberté, après tout, elle ne va pas non plus le suivre jusque dans son logement pour savoir s'il dort dans un lit ou un cercueil, s'il boit du sang ou du vin. Non, alors à l'extérieur il devrait avoir plus de liberté et puis cela permettrait à Ludmila d'avoir de vraies enquêtes et non pas que des filatures ou surveillances.

- J'y pense, tout se passe bien pour vous ? Vous savez, s'il y a le moindre soucis vous pouvez me contacter, vous savez où je travaille, ce ne sera donc pas compliquer pour vous de venir. De plus j'ai mon bureau à présent.
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MessageSujet: Re: Sanguini/Ludmila - L'histoire d'une poursuite   Mer 3 Mai - 23:07

Sanguini & Ludmila
Il a les crocs ?
*Tout content d'être rejoint par « une amie », il lui commanda aussitôt un thé en hélant un serveur manifestement récalcitrant à l'idée de se rapprocher de l’énergumène morbide qu'il était. Il était décidé à mettre en pratique tous les conseils de son infirmière pour copiner, à commencer par le principe numéro 7 qui consistait à rebondir sur chaque chose dite par son interlocuteur afin de lui prouver que ses propos nous intéressent. Il arrêta alors de sautiller comme une adolescente et retrouva son austérité naturelle pour lui répondre d'une voix forte et posée.*

Vous avez un animal de compagnie ? J'en ai eu aussi jadis, 4 Gronians magnifiques mais que nous laissions rarement voler à cause des mol... des nowmajz. Ma mère avait également un Charetier apprivoisé à qui elle avait appris à ne presque plus dire de jurons. C'était une femelle du nom de Timișoreana mais la plupart du temps, nous l'appelions « Pépette ».

*Sur ce, il bu un peu de son eau pétillante pour permettre à son invitée de s'exprimer si l'envie lui disait avant de reprendre son monologue.*

Je venais me désaltérer en compagnie de mes concitoyens.

*Dit-il en désignant son verre du plat de sa main gantée pour se protéger du soleil plutôt que du froid auquel il était insensible. Il baissa ses lunettes de soleil et jeta un œil au groupe d'adolescente qu'il avait imité avant de reporter son attention sur l'agent du Macusa.*

J'en prends note. La palinka est certes forte, 70° en général, mais ça ne sent pas mauvais, la distillation permet d'en extraire le sucre et l'alcool annihile la putréfaction. Quel alcool buvez-vous dans ce pays ?

*Dit-il un peu trop fort, oubliant que la prohibition était de mise du côté des personnes dénuées de pouvoir magique. Parlez de lui était un sujet aussi vaste qu'inhabituel tant il était devenu peu familier avec le reste de la société. Les Norton, ses principaux interlocuteurs, n'évoquaient guère autre chose que la pluie et le beau temps. Il aurait pu apprendre à la jeune femme qu'il dormait la plupart du temps tête en bas, accroché à la barre transversale de son baldaquin, ou dans sa baignoire qu'il refermait à l'aide de la porte de sa salle de bain qu'il sortait de ses gonds, car utiliser un lit lui semblait encore trop étrange. Il aurait pu lui apprendre qu'il buvait le sang humain que son infirmière lui fournissait, du sang animal qu'il achetait discrètement à un boucher, mais évitait l'alcool à forte raison même s'il n'avait pas encore testé à quel point ce breuvage faisait mauvais ménage avec un être de sa nature. Mais toutes ces choses ne lui vinrent pas à l'esprit, tout simplement parce qu'il ne savait pas parler de lui.*

Tout va bien oui, j'ai fait quelques rencontres avec des femmes.

*Phrase dont il ne saisit pas qu'elle laissait largement place à l'imaginaire.*

Vous avez eu une promotion ? A la bonne heure, je me réjouis pour vous. Vous voilà, vous une femme, à une bonne place. Quand je pense que de mon temps les rouquins étaient brûlés vif sur la place publique, si nous avions su à l'époque qu'ils étaient aussi humains que les autres, nous aurions sans doute gagné quelques têtes pensantes dans nos rangs... mais aussi quelques mornes soirées, les bûchers réchauffent les cœurs et l'ambiance les soirs d'hiver.
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Ludmila E. Iranov

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MessageSujet: Re: Sanguini/Ludmila - L'histoire d'une poursuite   Ven 5 Mai - 19:52

Sanguini a écrit:
Sanguini & Ludmila
Il a les crocs ?
La rousse sucre très légèrement son thé en écoutant attentivement Sanguini. Il avait de la discussion, ça on ne pouvait lui reprocher, et puis elle préfère discuter avec un vampire comme lui qu'avec un Pro-Grindelwald. Lorsque Sanguini énumére les animaux ou plutôt créatures qu'il a eut dans sa longue, très longue vie, Ludmila avale de travers.

- Vous aviez des Gronians ? Je n'en ai jamais vue encore mais j'aimerais. Il paraît que ce sont des chevaux très rapides, des animaux majestueux aussi. Si je ne me trompe pas, il me semble qu'à l'école de magie de Beauxbaton en France, ils les utilisent pour leurs déplacement lointains … Concernant les chartiers, j'ai eu affaire à un de ses furets volumineux il y a quelques mois, avant ma promotion. Quelle vulgarité … Je suis très étonnée d'apprendre que votre mère ait réussie un tel exploit, cela en est presque admirable.

Elle prit de nouveau une longue gorgée de thé avant de sourire doucement en hochant la tête.

- Oui, en effet, j'en ai un mais … Ne le dites à personne, hum ? Il se nomme Nostradamus, j'aime l'appeler Nos, c'est plus court.

Ludmila ne comptait pas en dire plus. Elle ne connait pas très bien Sanguini et préfère s'en méfier. Au fond, elle sait qu'il ne le fera pas volontairement mais Sanguini apprend à vivre comme eux et il pourrait vouloir imiter Ludmila et dévoiler malencontreuseument le magyar miniature qu'elle a chez elle. Non, Nostradamus est tout ce qu'il lui reste, c'est son mentor qui lui a offert, elle y tient comme à la prunelle de ses yeux.

- Vous désaltérez ? Je vois que vous prenez soin de mettre en œuvre les conseils que votre entourage vous donne. Je suis contente de voir que tout se passe bien pour vous. Si jamais vous avez des questions, n'hésitez pas. Oh ? Je vois, vous en avez ? Je suis curieuse soudainement … Et bien ici … Je ne sais pas trop mais dans mon pays natal, nous buvions de la vodka. La vodka est faite à base de céréales et de pomme-de-terre, après certains y ajoutent de la betterave, du raison ou autre. C'est une boisson beaucoup moins forte que la palinka, 45°.

Ludmila retenait tout ce que Sanguini lui racontait, c'était important pour elle, elle qui voulait connaître mieux les vampires. Les vampires sont connus mais rare sont les études existantes sur eux, on ne sait donc pas les maladies qu'ils pourraient avoir, hormis l'ail est-ce qu'il y a autre chose qui les repousse, comme les soigner. Tellement de questions. La rousse finit par rire, la phrase de Sanguini était mignonne mais ambigüe aussi.

- Vraiment ? Des rencontres amicales ou plutôt … ?

Elle rit doucement en lui faisant un clin d'oeil, en fait, elle ne savait pas du tout si Sanguini serait réceptif, s'il allait comprendre l'allusion qu'elle faisait.

- En effet, je vous en remercie. Enfin je pense que je dois vous remercier … Vous savez que ce que vous dites n'est pas vraiment …

Ludmila se gratte la nuque terminant sa tasse de thé. Les propos du vampire sont sexiste et raciste. Elle secoue la tête n'arrivant pas à y croire, les bûchers réchauffaient les cœur ? Maintenant, elle sait que les vampires n'ont aucun mais vraiment aucun tacte. Il est vrai qu'auparavant les roux étaient brûlés sur des bûchers en place publique et elle peut s'estimer heureuse de ne pas être née à cette époque-là.

- Avant les vampires été exposés en plein soleil pour les laisser brûler petit à petit histoire de faire endurer la douleur.

Elle hausse alors les épaules avant de soupirer un peu, il fallait bien répliquer même si elle savait déjà que ça ne toucherait pas Sanguini.

- On ne peut pas dire de telles choses vous savez. Faites attention la prochaine fois, d'accord ? Mais dites moi … Accepteriez-vous de répondre à mes questions ?

Ludmila sort alors son carnet, un carnet déjà bien rempli, un carnet dont la couverture se fait de plus en plus vieille. Elle l'ouvre à une page vierge et sort sa plume et son encre sans même connaître la réponse de Sanguini.

- En fait, j'ai cherché un peu partout dans les livres et très peu d'étude ont été faites sur vous, enfin sur les vampires. Vous êtes d'ailleurs le premier que je rencontre, je sais des choses basiques mais il y en a d'autres que je ne connais pas, que personne ne connait et j'aimerais les connaître. Par exemple est-ce qu'il y a une maladie propre aux vampires ? Vous savez, les lycanthropes ont une maladie dont on ne sait pas grand chose, impossible de les guérir s'ils en sont atteints. Est-ce que chez vous aussi il y a ça ?
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Sanguini

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MessageSujet: Re: Sanguini/Ludmila - L'histoire d'une poursuite   Dim 7 Mai - 0:27

Sanguini & Ludmila
Il a les crocs ?
*Il fit non de la tête. Les Français n'étaient pas son centre d'intérêt privilégié, mais sa longue vie lui permettait de cumuler les savoirs inutiles comme un Weasley, quelques décennies plus tard, cumulait les pulls qui grattent.*

Ce sont des Abraxans qui sont utilisés par les français, des chevaux plus robustes et surtout plus gros. Les français ne peuvent s'empêcher de frimer si vous voulez mon avis. Ma mère avait beaucoup de caractère, un troll lui-même n'aurait su lui tenir tête. De quelle espèce est votre animal de compagnie ? J'aurais apprécié d'avoir pour compagnon une salamandre afin d'égayer mon quotidien, l'un des rares animaux que je n'envisagerais jamais de mordre, mais votre collègue m'a expliqué que sa détention était interdite en ville, surtout en logeant parmi les nowmajs.

*Il écarta ses mains d'un air résigné. Même la proposition d'offrir quelques dragots sous table n'avait pu faire flancher Mr Kacraké, le prédécesseur de Miss Iranov.*

Nostradamus ? Est ce une référence au célèbre voyant français ? Vous êtes vous penchée sur ses écrits ?

*Il leva à nouveau son verre comme pour prouver ses dires et bu une gorgée de plus de cette eau qui lui faisait l'effet d'un cachet d'aspirine. Peut être devrait-il se mettre aux boissons chaudes, se dit-il en louchant sur la tasse fumante face à lui.*

J'ai entendu parler de la vodka, mais lorsque ce breuvage fut rendu célèbre, ma transformation datait déjà d'un bon demi siècle. Je n'en ai donc jamais fait l'expérience, les eaux-de-vie me provoquent des hauts le cœur à peine les ais-je reniflé. Je crois que la distillation et la vampirisation ne font pas bon ménage.

*Et c'était peu dire, l'absence de sang dans son organisme le rendait particulièrement vulnérable aux méfaits de l'alcool. Il ne comprit pas l'allusion de son interlocutrice concernant les femmes, et répondit donc avec tout le sérieux dont il était capable, énumérant consciencieusement toutes les rencontres qu'il avait fait depuis son arrivé. Le hasard voulait qu'il ne compta que des femmes.*

Amicales, en effet et professionnelles je suppose. J'ai rencontré une femme recluse en m'invitant chez elle à la nuit tombée. Après qu'elle m'ait poussé de plusieurs étages, nous avons sympathisé. Une prostituée m'a proposé une association mais elle s'est révélée être finalement voyante, du moins à ce qu'elle dit car ses mamelons en grande partie découverts me laissent un doute non-négligeable. Et mon infirmière attitrée, Miss Conrad, avec laquelle vous vous entendriez comme arrière-train et jabot, m'a offert des pailles. Enfin, ma logeuse est toujours aussi attentive à mes besoins et j'ai de longues discussions avec sa fille. En ce moment, nous lisons tous deux le roman « Un Cow boy pour deux » où deux sœurs aux mœurs légères se battent pour obtenir la semence d'un texan à la musculature proéminente. Je me m'adapte à votre siècle, voyez vous-même.

*Sur ces mots, il se redressa dans sa chaise, fier de lui et de ses progrès, même s'il ne comprenait pas grand chose à tout ce qui lui arrivait.*

Et vous Miss Iranov, parlez moi de vos proches. Si l'on fait abstraction de votre chevelure tapageuse, vous êtes tout à fait charmante. Vous devez avoir une foule d'amis et profiter pleinement des clubs de jazz qu'offre la ville.

*Il froissa les sourcils en entend ses remontrances sur les bûchers de roux. Il ne percevait pas ce qu'il y avait de mal dans ses propos, aussi la seule chose qu'il eut l'idée de dire fut...*

D'où je viens, les vampires continuent à être traité de la sorte. Un prêté pour un rendu, j'imagine, dit-il, philosophe. Mais je comprends que ce soit tabou, j'ai moi-même mis longtemps à accepter mes canines proéminentes. Un jour, vous accepterez vos cheveux rouqumoute.

*Et il lui tapota la main à la manière d'une personne mal à l'aise voulant en consoler une autre. Mais pour la consoler avec un peu moins de maladresse, il hocha positivement la tête à son invitation. Il était prêt à passer sur le grill... de ses questions, cela va sans dire.*

La gingivite, dit-il après avoir fait non de la tête. Ce n'est pas un mal propre aux vampires mais nous en souffrons souvent, je pense que c'est parce que nous mordons avec trop d'ardeur. Les caries également, car n'ayant personne à séduire, l'entretien buccale est inexistant. Mais j'y ai pallié, je me brosse consciencieusement matin et soir depuis que je suis arrivé ici, ma logeuse ma pressé de le faire.
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Ludmila E. Iranov

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MessageSujet: Re: Sanguini/Ludmila - L'histoire d'une poursuite   Lun 5 Juin - 22:47

Sanguini & Ludmila
Il a les crocs ?
Ludmila écoutait attentivement les explications du vampire, à présent elle connaissait la différence entre ses deux types de chevaux et elle comptait bien faire quelque recherche dessus. Ludmila ne connaissait ni la France ni les français, enfin seulement de réputation. Il était vrai qu'on le lui avait raconté l'attitude des français qui s'avèrent être assez frimeur comme le disait si bien Sanguini.

- Oh, et bien, j'ai … Un … Oiseau. Un petit canari. Connaissez-vous les canaris ? Ce sont de petits oiseaux jaunes, un magnifique jaune, on ne peut les louper. En effet, les salamandres ne sont malheureusement pas accepté dans le pays, si vous en détenez une chez vous, vous risquez d'avoir de gros soucis avec le Macusa et au vue de votre situation, il ne vaut mieux pas que cela vous arrive.

Ludmila se grattaitl'arrière de la tête, elle espérait de tout cœur que Sanguini ne s'attarde pas sur le sujet, comment est-ce qu'elle pourrait être crédible s'il apprenait qu'elle détenait un dragon ? Ludmila étant à présent enquêtrice au département du contrôle des créatures magiques, elle passerait pour qui si les gens venaient à apprendre qu'elle ne respectait pas des lois que elle-même veillait à ce qu'elles soient respectées par les autres …. Une catastrophe.  Quelle histoire compliquée.

- La personne qui me l'a offert aimait lire Nostradamus, c'est en quelque sorte un hommage mais je me suis toujours promis qu'un jour, j'irais emprunter un livre sur Nostradamus et je me laisserais poster par ses mots. Vous m'avez l'air de le connaître … Vous l'avez rencontré ? Après tout, vue votre âge … Ou … Vous avez lu ses livres ? Racontez- moi.

La rousse regardait Sanguini lever son verre, il commençait à se faire à cette culture, cette vie. Elle souriait doucement avant de boire une gorgée de son thé. Une petite moue s'afficha sur son visage, ne pas pouvoir goûter à la vodka c'était vraiment dommage du point de vue de Ludmila. Cela voulait dire que Sanguini ne pourrait découvrir cette sensation lorsque l'alcool coule dans sa gorge, une sensation d'abord désagréable car elle brûle l'intérieur de la gorge avant de devenir douce et agréable. Elle n'eut le temps de répondre que le vampire enchaîna rapidement sur ses rencontres, un court résumé pendant lequel Ludmila manqua de s'étouffer avec son thé.

- Et bien … C'est … Très originale pour des rencontres, du moins, une partie en tout cas. Dites-moi, vous vous invitez souvent chez une jeune femme '' recluse '' en pleine nuit ? Savez-vous que cela ne fait pas vraiment parti des coutumes du pays ou encore des sorciers en général. Je préfère éviter de vous questionner sur la manière dont vous avez découvert les seins de cette femme. Je suis heureuse d'entendre que vous avez eu l'occasion de faire la rencontre de deux gentilles personnes, et je trouve ça très intéressant vos séances de lecture. Moi-même, en arrivant ici, j'ai découvert la littérature américaine qui est bien loin de la littérature russe ou asiatique. Je ne connais pas du tout '' Un cowboy pour deux '' mais le titre m'a l'air assez explicite. J'espère que vous ferez d'autres rencontres, d'agréables rencontres. Tenez-moi au courant, d'accord ?

Ludmila souriait doucement, elle buvait de nouveau son thé avant de tout simplement poser sa tasse vide face à elle et hausser un sourcil. Décidément, le vampire n'allait réussir à la lâcher avec la couleur de sa chevelure. Un petit soupire s'échappa d'entre ses lèvres avant qu'elle ne croise les bras contre sa poitrine.

- Et bien, je n'ai que très peu d'amis, je crois même ne pas en avoir. J'ai plutôt des connaissances voyez-vous. Des gens avec qui je travaille ou encore mes voisins, rien de plus. J'évite … De trop m'attacher, ce n'est pas très bon pour moi voyez-vous … Ma chevelure ne m'aide pas, hein.

La rousse venait de lâcher ces derniers mots sur un ton plutôt ironique et pinceur. Sanguini avait beaucoup beaucoup de chance, disons que Ludmila arrivait à comprendre son comportement, après tout, il n'est qu'un vampire, il ne pouvait donc connaître les codes de la société. Il avait donc la chance de ne pas se recevoir un verre ou un sort en pleine figure de la part d'une rousse en furie. Malgrè tout, un petit sourire se dessina sur ses lèvres lorsque le vampire tapota la main de la jeune russe comme pour la consoler, c'était plutôt adorable comme geste même s'il était assez maladroit, Sanguini avait un bon fond, elle le savait. Les yeux de Ludmila se mirent à scintiller lorsqu'enfin, le vampire se mit à accepter sa demande. Quelle joie. C'est donc tout naturellement qu'elle commença à noter tout ce que Sanguini lui racontait.

- Des … caries ? Parce que vous n'avez personne à séduire?Mais dites moi, si vous ne séduisez personne, comment est- ce que vous vous reproduisez ? Enfin, nous, nous nous séduisons et pour nous reproduire nous … Avons un rapport. Pas vous ?

Elle haussait un sourcil plutôt surprise d'apprendre que les vampires ne se laissaient pas aller au jeu de la séduction. C'était bien dommage.
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MessageSujet: Re: Sanguini/Ludmila - L'histoire d'une poursuite   Dim 11 Juin - 21:18

Sanguini & Ludmila
Il a les crocs ?

Des oiseaux jaunes vous dites ? N'est-ce pas ceux-ci qui chantent à vous en faire une trouée tympanique ? Je crois bien en avoir consommé un, un jour. Je venais de me sustenter d'une jeune nonnette quand l'oiseau s'est mis à piailler malgré la nuit, il gênait ma digestion alors...

*Il écarta à nouveau les mains d'un air de dire qu'il n'y avait rien eu d'autres à faire que d'aspirer le sang de cette minuscule et misérable créature.*

Un geste que je ne renouvellerai pas cependant, il m'a fallu des heures pour réussir à extirper toutes les petites plumes qui s'étaient collées à ma langue, et un os fin comme une aiguille s'était plantée dans ma gencive.

*Aux yeux de n'importe qui d'autres, Ludmila serait passée pour une piètre menteuse. La voix hésitante, des bégaiements, le regard fuyant, une réponse des moins crédible... mais elle avait en face d'elle un être qui trouvait tout à fait raisonnable de dormir dans une caisse en bois, que les cimetières étaient des lieux charmants pour une balade nocturne, que les fenêtres étaient des passages plus aisés que les portes et que les insectes faisaient des apéritifs de choix à faible coût. Rien ne pouvait lui apparaître bizarre. Incompréhensible, oui. Mais étrange, certainement pas.

Il bu une gorgée de son eau quand il sembla s'étrangler. Il eut une quinte de toux qui mit quelques instants à se calmer avant qu'il ne soit à nouveau en mesure de parler d'une voix éraillée.*

Je vous en prie, je n'ai que 3 siècles, pas 5 ! Je n'ai pas connu cet homme mais l'histoire le prétend grand sorcier, même si son don pour la divination était le plus aiguisé de ses talents. Un art dans lequel je n'ai jamais excellé même du temps où j'étais un vous-savez-quoi.

*Il fit oui de la tête d'un air grave.*

J'ai cru comprendre ça quand elle m'a repoussé et que j'ai senti mes vertèbres se rompre durant le choc. J'en ai ressenti des courbatures jusque dans ma fesse gauche deux jours durant. Mais elle s'était fait une saignée, j'ai cru à une invitation. Avouez que la confusion était aisée... Quant à l'autre femme, elle me les à montré ainsi qu'au tout venant. Je puis vous la faire rencontrer si vous le souhaitez, et ainsi vous constaterez l'indécence de ses toilettes par vous-même. Cela vous fera une connaissance de plus, même si je conçois votre crainte de l'attachement. Moi-même, j'éprouve grande méfiance à l'amitié...

*Il se pencha.*

Surtout avec les vierges. Plus l'on devient proche, plus la morsure devient aisément envisageable.

*Cette fois, il écarquilla les yeux. Pour ce qu'il en avait comprit, les gens de ce siècle s'adonnaient à la débauche à tout va mais n'en parlaient jamais à haute voix. Il fut donc surpris par l'audace de la jeune femme et reconnu bien là le sang vigoureux et sans timidité des gens de l'Europe de l'est.*

Les vampires naissent d'une transformation incluant la morsure d'un semblable, la survie et un rite des plus déplaisant. Concernant la reproduction, les vampires ne s'attirent pas entre eux. La viande froide n'est pas à notre goût, c'est contre nature. Mais...

*Il se pencha une nouvelle fois pour se faire discret, c'était un secret qu'il lui révélait.*

… il est déjà arrivé que des vampires éprouvent des... des... des sentiments pour des humains, et que de leurs coïts avec leurs femelles humaines naissent des hybrides mi-humains, mi-bêtes.

*Il se redressa.*

Il paraît qu'ils mordent mais que leurs canines sont plus petites et qu'ils n'en éprouvent pas un besoin si puissant, ni le besoin d'aspirer le sang de leur victime jusqu'à la dernière goutte de vie. Ils seraient mortels mais dotés d'une très longue espérance de vie et leurs corps seraient... tiédasse. Ni vraiment chaud, ni vraiment froid.

*Une femme le regarda avec insistance, et même inquiétude, à l'énonciation de ses dernières phrases.*

J’étudie les Chiroptères, justifia-t-il pour balayer toutes ses interrogations.
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Ludmila E. Iranov

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MessageSujet: Re: Sanguini/Ludmila - L'histoire d'une poursuite   Ven 14 Juil - 22:32

Sanguini & Ludmila
Il a les crocs ?


- Oui, des oiseaux jaunes. Je dois admettre que ce sont des oiseaux qui émettent des chants plutôt … Casse-pieds mais on s'y fait une fois que nous y sommes habi-

Ludmila réagit aux derniers mots de Sanguini. Celui-ci, en toute simplicité venait de lui avouer en avoir déjà mangé un. Sanguini avait un don pour dire des choses plutôt peu communes sur un ton plutôt léger, comme s'il venait d'admettre avoir mangé un concombre. Une légère grimace venait à déformer son visage puis Ludmila reprit.

- Oh Sanguini, vous ne pouvez dire ça sur un tel ton … Non, vous ne pouvez dire ça tout court, du moins à moi vous le pouvez, mais pas avec les autres gens. Vous risqueriez de les offenser ou de les effrayer. D'ailleurs, je suis étonnée d'apprendre que les canaris chantent la nuit … C'est originale.

Elle manqua d'ailleurs de s'étouffer avec son thé lorsqu'il lui raconta les détails. Sanguini était décidément quelqu'un de très atypique, c'était très appréciable. Après tout, il faut de tout pour faire un monde, en gagnant un peu sa sympathie, elle pourra le suivre plus facilement voire même mentir si jamais il l'aperçoit, comme aujourd'hui d'ailleurs. Elle se gratta la nuque, soudainement, elle imagina Sanguini debout et éclairé par la lune, des plumes jaunes lui sortant de la bouche tel un plumeau. La rousse secoua la tête pour chasser cette image et s'empêcher de rire.

- Il est vrai qu'avoir des plumes sur la langues ce doit être assez gênant. Vous êtes incroyable Sanguini … Dites-moi, y-a-t-il une différence entre le sang animal et le sang humain pour vous ? Je me demandais si vous préfériez l'un ou l'autre, ou encore si l'un était plus important et riche pour votre santé que l'autre.

Elle était plutôt soulagée, l'avantage c'est que jamais Sanguini ne rentrerait chez elle, Nostradamus n'a donc aucun soucis à se faire pour sa vie. De plus, avouer la vérité à Sanguini, ce serait comme jouer avec le feu, le vampire ayant du mal à faire la distinction entre ce qu'il se devait de garder pour lui et ce qu'il pouvait dire. Si le Macusa apprenait la détention d'un dragon miniature chez elle, elle serait renvoyé, voire même expulsé et Nostradamus serait enfermé ou pire encore. La rousse se redressa lorsque Sanguini avala de travers, elle vint lui donner une serviette tout en tapotant légèrement dans son dos.

- Ne vous étouffez pas voyons ! 3 ou 5 siècles c'est la même chose pour moi vous savez, je n'ai pas l'habitude de parler avec quelqu'un qui aurait pu connaître plusieurs générations de ma famille vous savez. Ah la divination, c'est tout un art. A l'école, je n'étais pas très douée non plus, à vrai dire, j'étais totalement nulle. J'ai choisi soin aux créatures magiques à la place de divination en sixième année pour préparer l'examen final de ma septième année. Mais, par … vous-savez-quoi, vous entendez quoi ? Vampire ? Vous pouvez le dire après tout, vous venez d'admettre avoir dévoré un petit canari … Les gens autour ne sont plus à ça près.

Elle lui souriait, un sourire rassurant, de toute façon, ils étaient à présent seuls sur la terrasse, ils pouvaient donc discuter tranquillement sans avoir les regards sur eux ou des oreilles bien trop indiscrètes.

- Vos vertèbres ? Je suppose que le choc était très violent alors … Je l'admets, la confusion était là, c'est vrai qu'il est très courant d'entrer chez une femme qui laisse couler le sang pour vous. Après tout, elle n'avait qu'à pas saigner autant. Il s'est passé quoi ensuite ? Vous êtes parti ? Hum … Merci pour l'invitation mais je dois vous admettre que je ne suis pas réellement emballée par cette rencontre. Je préfère vous laisser avec elle, profiter du bon temps, enfin, vous voyez ce que je veux dire évidemment ou pas …

La rousse ne put s'empêcher de rire légèrement, alors que Sanguini menait la danse depuis le début, parlant de choses mais surtout employant un ton si détaché que Ludmila se sentait surprise, elle venait enfin de le surprendre. Alors comme ça, parler de sexe et de sentiments sans en avoir honte n'était pas trop au goût des vampires ? Ce moment de triomphe ne dura que quelques secondes, Sanguini venait de lui avouer la probabilité de l'existence d'être mi-humain, mi-vampire.

- Vraiment ? Alors, un sorcier et un vampire ayant un enfant ensemble c'est possible ? Un vampire pourrait avoir des sentiments pour une sorcière et ne jamais la mordre ? Et l'enfant … Sanguini, c'est incroyable ! Vous en connaissez ? J'aimerais en rencontrer … Vous pensez qu'ils deviennent sorciers ? Ils déclarent leur magie et entre dans une école de magie tout en gérant leur partie vampire ? Comme les lycanthropes ? Vous pouvez m'en dire plus ? Je suis curieuse, je veux tout savoir à ce sujet …

Etonnement, curiosité, excitation, Ludmila trouvait cette révélation croustillante et intrigante. Elle voulait réellement en savoir plus à ce sujet et elle risquait de ne pas lâcher Sanguini. Elle obtiendra les réponses qu'elle veut, coûte que coûte. Elle serait même prête à y laisser quelques gouttes de sang s'il le fallait. Elle sentait le regard d'une dame qui s'était installée non loin d'eux depuis quelques minutes, elle la salua d'un geste de la main, lui offrant en même temps un sourire radieux avant d'hocher la tête aux dires de Sanguini.

- C'est incroyable … Je n'en reviens toujours pas … Auriez-vous des ouvrages dessus ? Alors, entre vampire, vous ne cherchez pas à avoir de contacts physiques mais avec un humain vous pouvez en avoir envie. C'est un peu bizarre tout de même mais merci pour ce renseignement. Est-ce qu'il y a des vampires plutôt … Comment dire … Mauvais ? Des vampires prêts à tout pour avoir du sang ? Qui aime faire le mal ?
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MessageSujet: Re: Sanguini/Ludmila - L'histoire d'une poursuite   Ven 21 Juil - 19:43

Sanguini & Ludmila
Il a les crocs ?

*La jeune rousse lui vint en aide alors qu'il était sur le point de s'étouffer (bien qu'il ne risquait pas de trépasser pour si peu, hélas). Deux siècles faisaient tout de même une sacrée différence. En âge vampire il restait plutôt jeune, c'était à peine s'il sortait de l'adolescence. Sa toux finit toutefois par se dissiper et il fut en mesure de reprendre le fil de la conversation.*

Non, je faisais référence à mon passé de sorcier. Soin aux créatures magiques vous dites... si j'avais su, j'en aurais fait de même. Mais je me suis montré candide face à mon avenir et me suis consacré aux sortilèges. Grand bien m'en fasse, ils ne me sont plus d'aucune utilité aujourd'hui.

*Il haussa les épaules*

La nonnette, en se rendant compte de ma présence, a jugé bon d'allumer la lumière dans sa cellule ce qui a réveillé son détestable plumeux. Et les animaux, tant qu'ils ne sont pas soumis à mon contrôle mental, se montrent en général « agités » en ma présence. Un jour, un caneton enragé m'a même poursuivi pour me piquer les chevilles.

*Et voyant le dégoût de Ludmila en l'imaginant dévorer un canari, il n'en dit pas plus sur le devenir de ce caneton rebelle.*

Vous ne devriez point tant vous en offusquer. Ne vous êtes-vous jamais repue de poulets ? De cailles ? Ou encore de perdreaux ?

*Bien loin de se douter qu'elle l'imaginait en train de projeter des plumes jaunes en ayant une quinte de toux, il répondit à la suite de ses interrogations sur ses habitudes alimentaires.*

Oui Miss. Pour faire simple, vous pouvez faire l'analogie suivante. Le sang humain est comme le caviar pour ceux de votre espèce, et le sang animal équivaudrait aux gruaux des pauvres. Ça nourrit, ça permet de se maintenir en vie, mais c'est infect à manger et vous pèse tant sur l'estomac que vous souffrez de relents gastriques des heures durant. Les vampires ne mordent pas les humains par cruauté mais par nécessité. Je crois que vous en savez assez pour deviner toute seule lequel des deux je préfère.

*Il retroussa ses lèvres dans une tentative aussi affreuse que ratée de sourire, ressemblant alors d'avantage à un chihuahua sur le point de mordre qu'à un gentleman enjôleur.*

Oh elle ne saignait pas à ce point, juste une goutte mais j'ai l'odorat fin, dit-il à propos de sa rencontre avec Daisy. Nenni, neni. Elle m'a aidé à remettre mes vertèbres en place puis m'a invité chez elle... par les escaliers. Nous avons discuté un moment et convenu d'un rendez-vous. Je dois l'emmener au bal pour la faire danser, dit-il avec un brin de fierté. Mais n'allez pas croire qu'il s'agit d'une rendez-vous galant surtout, cette femme vit déjà dans le péché avec un autre homme. Quant à mon autre amie, Mrs Delacour, je n'ai pas prévu de la revoir mais si j'étais amené à recroiser son chemin, je ne prendrai pas de rendez-vous avec elle pour vous. C'est noté.

*Il héla un serveur pour commander un thé, une première. Il ne se refusait aucune aventure aujourd'hui ! Il attendit que ce dernier se soit éloigné pour parler du potentiel fruit de ses entrailles.*

Oui, la chose s'est déjà produite. Je parle pour la progéniture, j'ignore si les heureux parents vampires ont réussi à se retenir de mordre leurs épouses suffisamment longtemps. Un corps se dissimule si aisément, et ces choses sont arrivés si rarement que nul n'en connaît les détails. Il est possible qu'ils soient sorciers, si leur parent vampire l'était avant sa transformation ou si sa mère l'est. La magie se transmet par les gênes dans la plupart des cas, vous le savez aussi bien que moi.

*Un thé fumant lui fut servit, qu'il refroidit en posant sa main sur le dessus, l'avantage d'être un glaçon ambulant.*

Non Miss, le savoir vampirique se transmet essentiellement à l'oral, et comme je le disais, ces faits ne se sont produits que très rarement. Les vampires se fuient, hormis pour quelques mondanités. Nous aimons nous repaître de la vie et non de la mort, cela n'a donc rien d'étonnant que nos rares objets d'affection soient humains.

*Il but une longue gorgée du thé, prenant le temps de faire tourner le liquide dans sa bouche pour  déterminer s'il aimait ce breuvage ou non. Son jugement fut mitigé, il trouva la boisson beaucoup plus fade que le soda à la cerise qu'aimait Chastity, mais néanmoins moins dégoûtant que le café que Mr Norton buvait pas litres chaque matin. Il reposa la tasse avec délicatesse, puis mit ses mains à plat sur la table, de part et d'autre de la porcelaine, relevant son regard sur Ludmila.*

Tous les vampires aiment faire du mal Mrs, nous avons été conçu dans ce but. C'est notre destinée que d'être dangereux, et en particulier pour votre espèce.
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