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 [Clayton & Jane ] Voyage voyage, plus loin que la nuit et le jour, voyage !

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Jane K. Conrad
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MessageSujet: Re: [Clayton & Jane ] Voyage voyage, plus loin que la nuit et le jour, voyage !   Mar 6 Juin - 19:50

JANE
&
CLAYTON

Voyage, voyage, plus loin que la nuit et le jour, voyage.

*Profondément endormie, Jane ne sut rien des pitreries et de l’attention claytoniennes. Pour la première fois depuis de longues années, elle savourait un sommeil dépourvu de cauchemars, aussi duveteux que des nuages, aussi léger que la caresse du vent. Rien n’aurait pu l’en sortir. C’était comme si elle récupérait toute l’énergie éparpillée aux quatre coins des semaines.
A son réveil, elle n’aurait pu dire si elle avait rêvé ou non mais elle se sentait étonnamment bien, apaisée et gorgée d’une nouvelle énergie. Tandis qu’elle abandonnait en douceur les délicieux bras de Morphée, elle prit finalement conscience du confort dans lequel elle se trouvait. Jane ouvrit subitement les yeux et eut une vision … inattendue. Elle se redressa quelque peu pour admirer les contours de la chambre, l’étendue du lit dans lequel elle se trouvait « par magie » et … son visiteur. Pour lui, elle eut le sourire le plus tendre qui ne soit jamais paru sur ses lèvres. Le botaniste dormait paisiblement. Ses prunelles illuminées d’une allégresse profonde se posèrent alors sur le livre abandonné au sol, lequel avait dû tomber. Morphée était un éternel vainqueur et son cher amant avait dû déposer les armes après un combat qu’elle imaginait fort long et ardu. Mais pour quelles raisons n’était-il pas resté sur le canapé, loin d’elle, comme il l’avait laissé entendre ? Mystère. Du bout des doigts, elle vint caresser le cou masculin ainsi que ses épaules jusqu’à glisser sur son torse. Lentement alors, elle ne résista pas à l’envie d’écouter son cœur, aussi flegme que la première fois qu’elle l’avait entendu. Cette mélodie résonna fort doucement à son oreille et fit naître un délicat sourire sur ses lèvres … jusqu’à ce que son estomac ne réclamât son dû.

Rappelée à l’ordre par son corps, Jane se leva et quitta le lit sur la pointe des pieds pour laisser l’amant se reposer de tous ses vains combats. En tenue d’Eve, elle chercha à droite et à gauche quelque chose à revêtir jusqu’à trouver près du poêle, une certaine chemise abandonnée, reliquat d’une soirée aussi peu catholique que délicieusement humaine. Hésitante, elle la contempla une poignée de secondes avant de l’enfiler. Elle devait en effet mettre toutes les chances de son côté si elle voulait éviter une quelconque réaction négative de la part du botaniste à son réveil imprévu. Avait-il seulement une idée de ce qu’il allait trouver à son réveil ? La jeune infirmière se contempla un moment en tournant sur elle-même : définitivement, elle était trop grande pour elle. Polissonne, elle se dirigea ensuite vers les provisions. Afin de faire les choses dans les règles de l’art, le botaniste devait forcément avoir pensé à de quoi préparer un petit déjeuner.

Vingt minutes plus tard, une délicieuse odeur de bacon, d’œufs brouillés se dégageait du petit coin cuisine. Jane coupa parallèlement des petites tranches de pomme – non sans en avaler certaines - et les déposa sur des assiettes lavées au préalable. Elle y ajouta œufs et bacons ainsi qu’une part de tarte à la citrouille qu’elle fit réchauffer. Les deux assiettes fin prêtes, elle les amena dans la chambre et les déposa sur la petite table de nuit régnant de son côté du lit. Ce genre de petit déjeuner était d’un triste cliché, Jane en avait cruellement conscience, seulement la faim ne justifiait-elle pas les moyens ? Ne disait-on pas également qu’il fallait combler l’estomac d’un homme pour en obtenir les faveurs ? Forte de cette idée, elle se détendit et se rapprocha un peu plus du botaniste pour le réveiller en douceur. Mais avant ce moment fatidique, elle reprit son exploration, précédemment interrompue par la faim. La beauté du botaniste se révéla alors à elle, tandis qu’il était étendu sous ses yeux, sans nulle défense ni masque. Il lui avait offert une bien magnifique soirée, attentif à ses envies, ses besoins et à ses goûts. Il l’avait émerveillée, séduite, l’emmenant sur des terrains parfaitement inconnus, et elle en était revenue en harmonie parfaite avec elle-même. Et maintenant qu’elle y réfléchissait, la jeune femme se sentait « changée », faute d’un autre terme, pour ne pas dire qu’elle était prête à réitérer l’expérience et même à reconsidérer ses choix de vie. Finalement, elle admettait enfin que lui comme d’autres avaient eu raison depuis le début…

Délicatement, ses doigts continuèrent de parcourir sa peau, tandis qu’elle sentait les battements de son propre cœur contre sa poitrine. Elle se surprit à ne pas vouloir qu’il se réveillât maintenant, souhaitant poursuivre son exploration silencieuse et douce. Jane souhaitait encore profiter de cette intimité qui s’envolerait dès lors qu’ils quitteraient leur refuge d’une journée. Elle savait d’ores et déjà que le réveil ne serait pas aussi doux que le coucher, pourtant une part d’elle attendait qu’il s’éveille afin de lutter pour mieux céder, à l’appel du ventre et du vêtement qui n’était pas le sien. Etrangement, une part de Jane souhaitait … jouer, et c’était une sensation aussi saugrenue qu’inaccoutumée. Elle pesa le pour et le contre, et choisit de le réveiller avec douceur. Ne pas le brusquer ni même dire un mot, deux règles que son instinct lui conseillait d’appliquer avec prudence. Jane s’avança ainsi et embrassa les lèvres masculines doucement jusqu’à ce qu’elle pressente un certain émergement. Elle se redressa et prit une assiette près d’elle pour manger une tranche de bacon entre deux de ses doigts, avec une innocente désinvolture. Volontairement, elle s’empêcha de le regarder et se prépara même à le voir courir se réfugier ailleurs. Idée qui la fit sourire malicieusement, trahissant de ce fait sa fausse candeur. Pouvait-il seulement lui en vouloir d’être d’aussi bonne humeur ? *


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Clayton Ackley
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MessageSujet: Re: [Clayton & Jane ] Voyage voyage, plus loin que la nuit et le jour, voyage !   Mer 7 Juin - 23:25

*Le botaniste s'éveilla totalement, la conscience passagèrement embrumée par des souvenirs de petits pas exécutés par un insecte aux multiples jambes sur son cou, d'une caresse légère le long de son épaule, de plumes lui chatouillant le torse et d'un lointain tintamarre de cymbales. Les cajoleries du matin ne demeuraient pour lui qu'une sensation qu'il aurait été incapable de raccrocher à l'infirmière et qui, déjà, s'échappaient en volutes de son esprit.

Il étira ses bras avec un sourire, ses yeux encore mal accommodés à la lumière perçurent pourtant vite l'individu s'étant rendu coupable de la sensation d'un baiser sur ses lèvres. L'anxieuse nuit s'était finalement déroulée sans plus d'encombre. C'était une première évidemment, il n'y avait eu nulle mère pour veiller à son chevet, nulle amante pour partager ses nuits. Chaque étreinte s'était soldée par une prompte séparation, peu importe les sentiments, ou l'absence de sentiments, en jeu. On aurait donc pu s'attendre à ce que la présence féminine plus cajoleuse qu'un félin lui soit tout aussi peu familière, et pourtant, il n'en était rien. En bon junkie-gentleman-pas-toujours-très-honnête, il avait ses habitudes dans les meilleurs salons où on le gardait à l'abri jusqu'au matin, un traitement particulier en échange de ses quelques talents où lui était réservé, entre autre, une tendresse matinale aussi fausse que son air de bourgeois. La seule nouveauté de cet instant, et qui peut être lui échappait encore, était la sincérité.

Il se redressa en marmonnant un « bonjour » à l'oreille de Jane et déposa, après une fausse hésitation, un simple baiser sur sa joue. Son torse dans son dos, il se pencha en lui offrant un sourire arrogant et saisit l'assiette sans même demander si elle lui était vraiment destinée. Il se rallongea à moitié en mangeant le bacon avec les doigts comme un affamé.*

Vous étiez épuisée hier. C'est notre longue marche qui vous a achevé ?

*Dit-il, manifestement fier de lui, enchaînant les bravades destinées à tester ce qu'il restait de la timidité de l'infirmière.*

… A moins que ce ne soit moi... avec mes discours incessant qui vous a ennuyé.

*Dit-il, bon joueur, cherchant manifestement la baguette pour se faire battre. Il engloutit rapidement le reste du repas, se disant que son bon appétit serait une forme de reconnaissance suffisante. Il était d'humeur joueuse aussi et comptait bien faire maronner son infirmière qui, à ce baiser, s'avouait désireuse de plus de tendresse. Quelques minutes seulement s'étaient écoulées lorsqu'il se leva, sortit de la pièce et se dirigea vers ses vêtements. Son absence ne dura que peu de temps car il revint aussitôt dans la chambre, ses affaires portées à bout de bras. Là, il fit semblant d'en faire le compte, sortit sa baguette comme pour vérifier qu'elle s'y trouvait toujours, opéra de la même façon avec sa fiole mis à part qu'il prit le temps d'en boire une gorgée, avant de la laisser tomber sur le bord du lit comme tout le reste. Puis il regarda Jane d'un air sévère.*

Vous avez volé ma chemise ! Se plaignit-il comme s'il venait tout juste de le remarquer. Je vous avais pourtant dit de prendre un vêtement de nuit, pas d'en dérober un !

*Il se jeta sur le lit, occupant à nouveau la place qu'il venait de quitter. Il entoura de ses bras l'infirmière à la taille et repoussa l'assiette avec maladresse, menaçant à tout moment de renverser sur les draps les reliquats du petit-déjeuner de Jane avec une parfaite désinvolture. Il l'attira vers lui, l'emprisonnant pour l'obliger à s'allonger, dos à lui, le bassin collé contre le sien par le plus pur des hasard, bien entendu. Là, il commença à batailler pour ouvrir les premiers boutons de la chemise.*

Rendez-moi mon bien, gredine ! Que dirait mon assistante si je rentrais à moitié nu ? Que penserait-elle de la femme à qui elle m'a confié en apprenant que cette dernière me prive de mes vêtements, dans l'unique but de contenter son œil de vicieuse ?

*La bataille pourtant bien engagée depuis quelques instants, il s'arrêta soudain après avoir ouvert plusieurs boutons et dispensé quelques chatouilles (accidentelles, et rappelons le une nouvelle fois : « bien entendu »), ses gestes totalement suspendus tel un arrêt sur image. Seule sa respiration venait encore souffler un peu de vie sur la nuque de la jeune femme, laquelle fut rejointe par un baiser puis par des paroles dites sur le ton de la constatation la plus froide.*

Je dois vous faire un aveu : j'ai toujours été plutôt du matin. Il nous reste 1h avant que les personnes en charge de l'entretien de ce logis ne transplanent au milieu de la pièce et nous mettent dehors à coup de levicorpus. Ma parfaite maîtrise du failamalle me prendra 30sec pour rassembler nos affaires, 3 minutes pour nous brosser les dents, quant à nous revêtir, sous la menace d'un froid polaire je paris que nous pouvons le faire a avec une exceptionnelle rapidité. D'après mes calculs, tout ceci nous laisse approximativement 50 minutes, 52 si l'on est optimiste.
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Jane K. Conrad
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MessageSujet: Re: [Clayton & Jane ] Voyage voyage, plus loin que la nuit et le jour, voyage !   Sam 10 Juin - 19:48

JANE
&
CLAYTON

Voyage, voyage, plus loin que la nuit et le jour, voyage.

*Réaction étrange, inattendue. Mastiquant doucement son bâcon alors que toute son attention était portée sur le botaniste, Jane s’étonna de le voir réagir aussi bien à sa présence. Il semblait d’humeur enjouée, malicieuse, tout ce à quoi elle ne s’était pas vraiment préparée tout compte fait. L’infirmière était même prête à le pincer pour vérifier cette surprenante réalité. Elle le laissa prendre l’assiette déposée pour son estomac et reporta l’attention sur la sienne jusqu’à ce qu’un certain constat vaniteux ne la fît sourire. Si ses joues se tintèrent d’une lueur rosée aux souvenirs de la veille, celle-ci n’était pas des plus vives. Au contraire, elle trahissait le plaisir qu’y avait pris l’infirmière.*

Ni l’un ni l’autre, répliqua-t-elle nonchalamment en croquant une tranche de pomme. Ma fatigue était due à mon manque d’entraînement. J’ai manqué d’assiduité et ce genre de choses se travaille, vous le savez aussi bien que moi, ajouta Jane le plus naturellement du monde.

*Malicieuse, elle laissa planer un léger silence avant de finalement poser son regard espiègle sur l’homme à ses côtés.*

La magie des flammes conteuses requiert beaucoup d’efforts et de concentration, se justifia-t-elle dans un petit rictus.

*A le contempler, les flashbacks se faisaient plus intensifs. Les sensations se rappelaient à son bon souvenir jusqu’à éveiller lentement mais sûrement ce corps inexpérimenté pourtant encore marqué de la veille. Jane eut un raclement de gorge discret et croisa ses jambes nues afin d’éviter tout inconfort. Elle porta alors une bouchée d’œufs brouillés à ses lèvres et manqua de la faire retomber lorsqu’une scène supplémentaire vint s’ajouter aux précédentes. La jeune femme avala sa bouchée sans même la savourer et fut alors sauvée par la distraction du botaniste qui s’échappa de la chambre. Alors elle put souffler et relâcher ses muscles de plus en plus tendus parce qu’il lui semblait être le désir de la chair. L’infirmière inspira et expira lentement pour se calmer et laissa de côté son assiette tandis que le botaniste revenait avec une mine contrariée, comme un professeur souhaitant gronder son élève.*

A ma décharge, vous n’avez rien spécifié quant à cette prise, le notifia-t-elle en levant un doigt d’objection. C’est vous qui l’avez mise sur mon chemin et vous admettrez qu’elle me sied à merveilles.

*Mais à peine avait-elle eu le temps de prononcer ces mots qu’il se jetait sur elle, la faisant crier très brièvement et la ceinturant de ses deux bras. A l’image d’une poupée de chiffon, elle se fit manipuler selon les désirs masculins pour retrouver finalement son corps nu sur elle. Son rire, causé par les chatouilles occasionnées, se suspendit alors dans les airs. Jane s’immobilisa et retint son souffle, tandis que les mains agiles du botaniste déboutonnaient sa propre chemise. Le cœur féminin tressauta pendant que son corps reprenait de plus bel son éveil face à ses mains baladeuses. Heureusement, la mention de la fameuse et agaçante assistante lui donna une échappée inespérée. *

Voilà une femme bien dominatrice, commenta-t-elle en tournant son visage vers le botaniste. Et moi qui vous pensais suffisamment rebelle… poursuivit-elle sur un ton de regret feint. Vous noterez que j’ai eu le temps de vous contempler longuement avec ou sans votre chemise, que ma rafle n’était due que pour la bonne cause.

*Elle le sentit s’arrêter alors même qu’un sourire provocateur était venu s’installer sur les lèvres féminines. Son souffle dans sa nuque ainsi que son baiser la firent frissonner. Mais ce n’était rien face aux sous-entendus qu’elle perçut dans sa voix. Jane en profita alors pour s’extirper … pour mieux se retourner face à lui, corps nu à corps … presque nu – monsieur ne savait pas vraiment y faire -. Lentement elle caressa le visage du botaniste jusqu’à remonter sur ses boucles.*

Vous voilà bien calculateur, souffla-t-elle alors en rapprochant son visage du sien, est-ce là votre manière de me demander ce que j’escompte faire pour occuper la cinquantaine de minutes restante ? Seriez-vous donc en train de tester mes désirs Monsieur Ackley ? questionna-t-elle contre ses lèvres dans un sourire.

*Finalement ses mains retrouvèrent ses bras qu’elle remonta jusqu’aux épaules puis sa nuque. Un botaniste expérimenté remarquerait la très infime maladresse de ses gestes, mêlée à des sensations qu’elle peinait à contrôler. Pourtant, son regard était presque inflexible lorsqu’il se posa dans les prunelles masculines. Il luisait de malice, d’humour et de passion, mais sûrement pas de peur ou de timidité. Jane finit par lui adresser un petit sourire moqueur pour venir enfin murmurer à son oreille, la réponse attendue.*

Et si vous me contiez votre aventure de cette nuit … Clayton.

*Une formule à double sens, très illustratrice des pensées de la jeune femme. D’un côté, l’envie qu’il lui raconte de nouveau comment il avait dérobé à une douce infirmière son bien – peut-être – le plus précieux, de l’autre, l’envie qu’il lui conta les dilemmes et péripéties qui avaient été les siens avant de choisir de rester à ses côtés la nuit durant.*


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Clayton Ackley
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MessageSujet: Re: [Clayton & Jane ] Voyage voyage, plus loin que la nuit et le jour, voyage !   Lun 12 Juin - 0:40

Très bien, à partir de maintenant je ferai coudre des étiquettes sur toutes mes affaires rappelant qu'elles sont mon unique propriété, même lorsque j'ai le dos tourné ou que je dors. Et j'y ajouterai le nom de votre hibou au cas où quelqu'un me retrouverait égaré. Autant ne pas faire les choses à moitié ! Voyez comme je me rebelle, j'essaye de fuir les griffes de mon assistante au profit de vos douces mains de soignante. C'est une rébellion faites en catimini je l'avoue, mais un acte de bravoure néanmoins. D'autre part, je n'ai jamais dit qu'elle vous allait bien. A dire vrai, je trouve que vous êtes beaucoup mieux sans. Rendez-la moi Jane. Enlevez-là.

*Supplia-t-il maintenant qu'elle lui faisait face, alors que sa main venait caresser le creux dessiné par sa taille au travers de l'étoffe.*

Ou peut être que je réponds à vos désirs. Après tout, les miens n'ont rien d'autres en tête que de récupérer cette chemise.

*Répondit-il avec bravade... avant de laisser tomber toute tentative de résistance dans un soupir.*

Vous voulez me faire souffrir ? Très bien, j'avoue, je me suis vanté. 20 minutes me suffiraient, mais ce n'est pas une raison pour perdre du temps, parce que moins on a de temps, moins on peut découvrir de nouvelles choses.

*Et pour illustrer ces mots, sa main se fit baladeuse, se faufilant dans un endroit beaucoup plus téméraire.*

Et puis pourquoi vous raconter le passé ? Vous y étiez autant que moi, ce serait d'un tel ennui ! Je vous propose de vous raconter une histoire à la place, j'ai des talents de conteur moi aussi même si, promit, ils ne m'épuiseront pas autant que les vôtres. Je sais me ménager pour conserver de ma vigueur tout au long de la journée, au cas où. Je vous rappelle qu'après tout, j'ai écris des livres !

*Il redressa le visage et regarda sur le côté en fronçant les sourcils d'un air soucieux*

Ce sont certes des descriptifs et dont un bon tiers des pages sont des dessins illustratifs, mais ça compte quand même.

*Il reprit un visage normal qu'il enfouit sur la gorge de Jane pour y déposer des baisers. Il répéta cette opération un peu partout sur son corps, faisant une petite pause tous les 4 ou 5 mots.*

Il était une fois... une jeune femme qui aimait voler des chemises... c'est pourquoi on l'appelait « Chemisette ». Chemisette... en raison de ses méfaits... fut pourchassée par les villageois... jusque dans le grand nord... Là, elle trouva une vaste masure... où vivait un ogre... incroyablement bien fournit... en chemises ! Toutes ces chemises... ouvrirent les yeux... à Chemisette. « Vous êtes l'ogre de ma vie ! »... lui dit-elle, les yeux brillants d'envie devant sa garde robe... C'est alors que l'Ogre et Chemisette... vécurent heureux... et firent beaucoup, beaucoup, beaucoup d'enfants.

*Embrassant son ventre, il se redressa sur ses mains et remonta pour faire face à Jane.*

Et dont ils abandonnèrent les 3 / 4  car « beaucoup », ça en fait un sacré nombre. Fin.

*Et il s'engouffra sur elle pour une étreinte interdite au moins de 16 ans.*

...

*Quelques minutes plus tard dont la durée sera laissée à l'appréciation de chacun, mais n'excédant pas les 40 minutes car ma foi, du temps de parlote s'était précédemment écoulé, un certain botaniste se désentortillait les pieds d'un drap en boule. Après un dernier baiser, il s'extirpa tout à fait et mit la suite de son plan à exécution : une toilette sommaire de 3min chrono en main en se consolant mentalement qu'une salle de bain douillette n'attendait que lui à New York. On lui avait dit que les femmes de ménages étaient des hybrides de goules, il en doutait fortement, d'autant que la personne lui ayant loué ce gîte connaissait son goût pour la paresse. Mais dans le doute, et se disant que son assistante étaient peut être de cette espèce ce qui expliquerait bien des choses, il ne préférait pas terminer ces 24h sur une vision d'horreur et un diffindo venant lui entailler son 7ème plus beau costume et, accessoirement, son derrière.

Sa toilette effectuée, il revint pour extraire Jane à son tour, lui claquant une main sur sa fesse pour la motiver avant de s'en excuser d'un regard de chien battu, se remémorant que ce genre de geste n'était apprécié que par 75% de la population féminine pour ce que ses recherches avaient montré. Il en profita pour fouiner dans son bagage pour un sortir des vêtements propres en troquant ses élégantes chemises contre un simple pull noir. En cachemire, mais un pull tout de même. Dans la panique, il bourra ses affaires de la veille à moitié avant de se remémorer qu'il était un sorcier et d'user d'un bon vieux sort bien plus efficace. Saisissant les vestes au vol pour les empêcher de se miniaturiser dans leur bagage, il alla regrouper le tout (c'est à dire 2 bagages, 2 vestes et un botaniste) devant la table du salon.*

JANE ? Nous devons y aller. Vous préférez que je vous escorte ou étant donné votre mal des transports, nous rentrons séparément à New-york ? Dans un cas comme dans l'autre, je propose de nous matérialiser devant chez v...

*Le dernier mot fut étouffé par une bruit strident semblable à celui des Selkies hors de l'eau, prévu pour faire déguerpir les inopportuns se trouvant encore dans les lieux sans avoir payé une journée supplémentaire. Même à la limite de l'Alaska, l'avarice humaine avait trouvé le moyen de s'infiltrer. Il ouvrit la porte pour se retrouver au grand air vite rejoint par son infirmière (du moins, nous l'espérons pour elle). La journée qu'elle lui avait offerte contre une promesse prétentieuse touchait à sa fin.*
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Jane K. Conrad
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MessageSujet: Re: [Clayton & Jane ] Voyage voyage, plus loin que la nuit et le jour, voyage !   Lun 12 Juin - 16:07

JANE
&
CLAYTON

Voyage, voyage, plus loin que la nuit et le jour, voyage.

Non, je vous la rafle, ainsi va-t-il de ma volonté, répliqua-t-elle en le défiant du regard.

*Et tandis qu'elle cherchait à l'écouter, elle sentit sa main exploratrice et se mordit la lèvre pour se rendre impassible. Chose qu'elle ne maîtrisait point du tout, pour le moment. A nouveau, elle s'empara alors de la diversion donnée tout en cherchant à contrôler ses réactions corporelles.*

Des livres que vous ne m’avez ni envoyés ni dédicacés. Et pourquoi cela, Monsieur le conteur ? Pourquoi n’ai-je pas reçu ces merveilleux cadeaux alors même que vous savez pertinemment qu’ils me feraient le plus grand bien ? le questionna Jane de son regard aussi inquisiteur que plein d’humour. Mes recherches et mes expériences ont besoin de vous, Clayton, vint-elle susurrer d’une voix de velours à son oreille.

*Son ego féminin connut un léger pincement de déception. Il n’avouerait donc pas ce qui l’avait poussé à partager un même lit en dépit des réticences. Il ne lui conterait pas ce périple dont elle n’avait nulle idée, ni son acte d’héroïsme : la sauver de l’inconfort. Pour autant, elle fut tout aussi satisfaite de l’autre tournure. Entre frissons et effusion de rires, son corps si choyé connaissait mille tressauts. Jane écoutait à peine l’histoire bien qu’elle s’y reconnût rapidement comme Muse de celle-ci. Son regard couvait le botaniste de passion, de désir et d’attraction ; car sa curiosité ne cessait de grandir à son sujet. Si son enveloppe corporelle ne déniait lui résister, son esprit, lui, se refusait à se fier aux mille apparences qu’elle savait existante chez lui. Ce qui en soit, faisait là encore les intérêts du botaniste. Et pour cause, Jane voulait l’explorer, entièrement. Plus que de conquérir le territoire masculin, elle souhaitait vivement le découvrir et le comprendre. Si cela avait été le cas depuis le premier jour, ce désir avait désormais pris une toute autre tournure. Il était plus puissant, plus obsédant et pire encore, mettait à mal toutes ses possibles retenues. Jane aimait les mystères et tout chez le botaniste lui laissait penser qu’il en était un.

La sorcière se laissa chérir, embrasser, câliner et replongea très vite dans les méandres des sensations. Possédée par ses sentiments, cette soif de découverte et d’apprentissage, elle chercha pourtant à acquérir une certaine conscience des gestes, des stratagèmes charnels et à participer à cette étreinte, même maladroitement. Les rayons de soleil donnèrent à cette scène une toute autre dimension, une dimension qui n’échappa pas à l’infirmière, plus soumise encore à la vue qui s’offrait à elle. Et l’enfant ne fut définitivement plus.
L’esprit embrumé, de longues minutes plus tard, elle s’étira paresseusement tandis qu’il s’échappait comme son plan le prévoyait. Elle ne tarda pas à le suivre non plus, de force d’ailleurs. Un jappement lui échappa à son geste aussi cruel que violent, et Jane le fusilla faussement du regard comme pour réprimander un enfant. Baguette finalement en main, elle récupéra rapidement de quoi s’emmitoufler, s’aspergea le visage d’eau savonneuse, et rangea le reste magiquement. Elle arrangerait le tout une fois chez elle avant de reprendre son travail routinier.

Jane nouait l’écharpe autour de son cou tandis que lui parvenait la question du botaniste suivie par un bruit si strident qu’elle en serra les dents de douleur en se protégeant les oreilles. Maudissant le monde qui osait la sonner de si bon matin, elle courut rapidement au-dehors à la suite du botaniste, le cœur aussi battant que ses tympans. A la limite de feuler de colère, la petite infirmière fusilla la maisonnée d’un regard fortement courroucé. Un soupir et elle reporta un regard un peu plus normal sur le botaniste.*

Je pense effectivement que c’est une idée judicieuse, sourit-elle avec douceur. Si vous permettez, même si je ne doute absolument pas de votre mémoire, c’est à moi qu’il revient de nous guider. Mais avant que nos chemins ne se séparent et que le monde ne reprenne intégralement ses droits, je tenais à vous remercier pour ce court séjour, souffla-t-elle d’une voix sincère. Vous avez tenu votre promesse et plus encore, vous m’avez beaucoup appris.

* « Ce n’est pas quelque chose que j’oublierai » manqua-t-elle d’ajouter. Mais elle n’en dit rien. Jane souhaitait rester sobre et garder ses émotions pour elle-même, pour le moment du moins. Elle ignorait la manière dont il fallait exprimer sa gratitude, ainsi espérait-elle qu’il comprendrait sans qu’elle n’ait à la souligner. Quant à ses acquisitions, l’infirmière avait appris bien plus qu’elle ne l’aurait cru, et n’attendait qu’une seule chose désormais, pouvoir y repenser à tête reposée. Hier avait été … une leçon de vie pour celle qui n’avait jamais vécu alors même que son incartade avait manqué de tout gâcher. Un soupir intérieur l’ébranla et Jane prit la main du botaniste qu’elle serra dans la sienne. Elle ferma les yeux et visualisa une petite ruelle à deux pas de son immeuble. Jane les y entraîna et posa à nouveau ses pieds dans la cruelle réalité. Toute neige avait disparu, toute étendue s’était volatilisée. Une ombre passa subrepticement dans ses prunelles. L’heure des responsabilités avait sonné. Se tournant vers lui, sa main prit lentement la valise de celle du botaniste tandis qu’elle se surélevait pour embrasser la commissure de ses lèvres. Jane y resta une poignée de secondes et se recula dans un sourire espiègle.*

Vous êtes un botaniste fort surprenant Clayton Ackley, et tout me porte à croire que je suis encore loin de savoir à quel point…

*… Pour l’instant.
Jane, sans un regard en arrière, gagna son foyer. Elle resta ce jour-là une bonne heure assise dans sa douche à réfléchir. Etonnamment, elle n’analysait rien, n’interprétait rien. Elle se contentait simplement de penser, d’imaginer les choses sous un nouvel angle. Son esprit, imprégné par toutes les émotions qu’elle avait ressenties, l’aida à comprendre les moments de bonheur qu’elle avait ressentis et à les assumer pleinement. Il y avait une vie à laquelle elle avait renoncée, et maintenant qu’elle y avait goûtée, la donne semblait changée.

Deux heures plus tard, l’infirmière gagnait l’hôpital et plus particulièrement le bureau de Monsieur de Brocéliande d’un pas aussi déterminé que pressé. Elle avait à lui dire, à lui exprimer de nouvelles idées, de nouvelles perspectives, de nouveaux souhaits, et surtout, Jane avait des projets plein la tête. A croire que quelque chose la possédait.
Miss Jane entra en trombe dans le capharnaüm de son Boss, le regard illuminé.*

Monsieur !



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Clayton Ackley
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Baguette : Bois de vigne, Épine de monstre du Fleuve Blanc, 33cm, flexible

MessageSujet: Re: [Clayton & Jane ] Voyage voyage, plus loin que la nuit et le jour, voyage !   Mar 13 Juin - 18:06

Si je vous ai appris des choses ces dernières 24h, alors attendez que je vous fasse un cours sur les urticacées.

*Il lui sourit candidement à ses remerciements. C'était plus que suffisant, il ne connaissait pas les effusions de phrases sentimentales, malheureusement pour lui. La politesse un peu froide était tout ce qu'il connaissait de plus chaleureux, il se trouvait en terrain connu et c'était même pour lui un refuge. Il prit sa main, prêt à se laisser guider.*

Vous avez peur de me perdre si je me trompe de destination ?

*Ils transplanèrent et atterrirent avec douceur sur le bitume, accueilli par des bruits de talons frappant le pavé, de véhicules klaxonnant, d'un chien qui hurlait au loin et d'éclats de voix provenant d'une dispute. Ils se trouvaient à nouveau dans la ville enfiévrée.

Si un aveu du bout des dents que son contrat avait été rempli était suffisant, en revanche il ne put s’empêcher d'éprouver de la déception pour la suite. Un baiser trop chaste à son goût, un manque d'entrain, pas l'ombre d'une hésitation et Jane le quitta promptement après quelques mots échangés. Qu'il s'agisse d'une ruse pour le faire alanguir ou d'une sobriété sincère, l'effet était le même sur le botaniste. Était-ce le besoin de possession ou le besoin de se sentir aimé qui s'exprimait dans sa poitrine grondante ?*

Il vous faudra renouveler les explorations pour le découvrir.

*Ne put-il s'empêcher de lui répondre toutefois alors qu'elle s'était déjà retournée. Il l'observa faire les quatre pas qui la séparaient de chez elle, monter les quelques marches, et disparaitre dans le vestibule. Il partit à son tour retrouver le confort de son propre logis à un quartier de là, son bagage sur l'épaule plus léger d'une chemise.

Quelques instants plus tard, Clayton Ackley se trouvait dans un bon bain, les pieds croisés hors de l'eau et un verre de vin rouge dans une main recouverte en partie de mousse. Une coupelle contenant la baie de belladone qu'il s'était privé d'avaler hier au soir était posée sur un tabouret où il laissait habituellement choir ses vêtements. Il songea tout d'abord à l'infirmière, à ses sentiments naissant tout autant qu'à la méfiance qu'elle lui inspirait, à sa douceur qui pourrait l'amadouer et à son humeur instable qui pourrait le faire fuir, tous deux avec la même facilité, puis ses pensées dérivèrent vers ce cher Mr De Brocéliande. S'il avait su que l'infirmière pensait à ce même homme au même instant, il aurait été certain que le bébé de jalousie qui germait dans son ventre aurait gagné une taille dans sa croissance.*
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[Clayton & Jane ] Voyage voyage, plus loin que la nuit et le jour, voyage !
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