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 Un baggel et un smoothie s'il vous plaît [Jane et Warren]

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Warren Van Kleef

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MessageSujet: Un baggel et un smoothie s'il vous plaît [Jane et Warren]   Sam 25 Mar - 1:45


L'actualité avait mis le monde sorcier sans dessous dessus. Ces non-maj' avaient été beaucoup trop loin, alors qu'ils avaient déjà été responsables de la mort de nombreux sorciers dont les propres parents de Warren, bien que ce meurtre immonde avait alors été caché sous la forme d'un accident, l'Auror lui n'était pas dupe, il connaissait la menace que représentait cette populace immonde et bien trop nombreuse de non-maj'. Les sorciers étaient peu nombreux, et même s'ils étaient puissants, ils ne devaient pas se replier sur eux-mêmes, au risque d'être mis en défaite par ces non-maj' qui semblaient vouloir répéter les procès de Salem. Ainsi, la dernière fois ils avaient érigé des bûchers pour y brûler des sorciers. Comment peut-on imaginer de tels actes avec un MACUSA qui nous assure par ses mesures répressives une protection illusoire ?  Warren était remonté contre le gouvernement depuis ces tristes événements, et il  ne décolérait pas. Mais il ne pouvait pas faire part officiellement et publiquement de ses opinions politiques, comme tout Auror et donc fonctionnaire du MACUSA il était tenu à un devoir de réserve qui restreignait sa liberté d'expression. Il était ainsi obligé de continuer à travailler comme si de rien n'était, à effectuer des contrôles des permis de port de baguette, à surveiller les réseaux mafieux et lutter contre la corruption de certains membres du Ministère. Un vie de routine en quelques sortes, alors que les sorciers étaient en train de vivre une période dangereuse, ils allaient irrémédiablement vers un moment décisif dans leur vie : la survie ou l'extinction. L'Homo sapiens avait exterminé le plus évolué Néandertal, il fallait éviter que les non-maj' n'exterminent les sorciers...

Pour le moment, Warren  Van Kleef devait cacher ses opinions au Ministère pour ne pas être mis sur la touche ou même être accusé de trahison, chose dont il était sûr que le MACUSA n'hésiterait pas à faire pour éviter toute tentative d'insurrection. Warren profita de sa pause déjeuner pour aller sur Central Park, dans une petite sandwicherie qui faisait de savoureux mélanges, avec de très bons club sandwich avec du bacon grillé et des champignons marinés, le tout assaisonné de cheddar. De quoi prendre du poids pour celui qui ne faisait pas attention. C'était un endroit uniquement fréquenté par des sorciers, ce qui offrait l'avantage à Warren de ne pas avoir à se cacher. Il avait embarqué avec lui le New York Ghost, qui consacrait une double page spécial à cet attentat contre des sorciers de la part de non-maj' se faisant appelé Adeptes de Salem.

Warren était tranquillement en train d'attendre dans la file pour acheter un baggel au saumon avec une sauce canari lévitante, et il lisait l'article spécial. Il ne put s'empêcher de pester contre cet article, et bien que gardant normalement toujours le contrôle, il ne put s'empêcher de maugréer à voix basse :

- Foutus non-maj'... Si seulement ils savaient ce que nous pourrions leur faire, d'un seul mot ils nous  respecteraient comme ils le devraient...

Des mots qu'il avait pourtant dit à voix basse, entre ses dents si l'on peut dire, mais apparemment pas assez discrètement car une jeune femme, qui se tenait juste devant lui, et qu'il ne connaissait pas, sembla remarquer ses paroles, et se retourna d'un bloc vers lui pour lui donner son avis, franc et direct, sans détour, concis. Warren n'était pas impressionné par cette femme, il en avait maté des plus rebelles, et quoiqu'elle dise, il saurait lui répondre. Il ne cherchait pas d'histoire, et se mordait déjà les lèvres à sang intérieurement de n'avoir pas seulement pensé ces paroles... Le mal était néanmoins fait, il fallait qu'il assume désormais, peut-être pourrait-il faire croire à un quiproquo...
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Jane K. Conrad
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MessageSujet: Re: Un baggel et un smoothie s'il vous plaît [Jane et Warren]   Sam 25 Mar - 9:25




Un bagel et un smoothie s’il vous plaît ! Jane & Warren


Ce midi-là, Jane se sentait quelque peu morose. Elle, qui rêvait d’impacter le monde, comprendre les hommes et leur redonner espoir, faisait à son tour, face à la tristesse et même au désespoir. Tous, autant qu’ils étaient, se trouvaient un certain goût pour l’ethnocentrisme et la peur de l’autre. Détruire pour mieux régner, était-ce l’unique chemin vers la paix ? L’Histoire avait prouvé le contraire, ricochant de génocide en génocide comme un galet sur la surface de l’eau. Les peuples, noyés dans leurs préjugés et leur obstination ridicule, s’observaient en chien de faïence, prêts à mordre, prêts à faire de la vie de l’autre, un enfer. Elle les avait tous lus : Machiavel, Hobbes, Pascal, Rousseau. Elle avait cherché à comprendre cette maladie purulente, cette malédiction kantienne appelée « insociable sociabilité ». L’Homme paraissait incapable d’entendre, ne serait-ce qu’un « bonjour » venant de l’autre. Tout n’était que provocation et mensonge. Et les Pro-Grindelwald voulaient exalter leur peur ? Le Macusa, que chacun vive séparé de l’autre ? C’était aussi risible que pathétique, aussi inefficace que dangereux pour chacun. Jane ne comprenait pas, et Jane n’appréciait guère la pente sur laquelle évoluait le monde. La violence était quelque chose à proscrire, ce que l’association de la peur à la soif du pouvoir ne pouvait entendre.

A dire vrai, la jeune femme ne savait plus à qui en vouloir exactement. Elle-même se tenait au premier rang de toute cette tragédie. L’hôpital Ste Morgane ne connaissait aucun répit, il était sans cesse grouillant, autant de vies que de morts. Tous trouvaient cette situation normale. Pas parce qu’ils le pensaient réellement, mais qu’ils en étaient venus à banaliser cette situation afin de pouvoir s’y confronter sans peur. Comment expliquer à ces enfants que certains n’auront jamais d’avenir ? A la jeune enfant brûlée, que ce ne sera pas là son unique brûlure ? A ces adultes, que le combat n’est pas fini et qu’il perdurera toute leur vie ? De quelles manières étaient-ils censés gérer ce huis-clos ? Car, clairement, aux yeux de l’infirmière, ils étaient, comme enfermés dans une bulle inextricable, dans l’unique but de s’entretuer jusqu’au dernier. Et si Ciel il y avait réellement – croyance à laquelle la sorcière avait renoncée – il devait fort bien s’amuser. Jane l’imaginait bien les secouer comme on secouait une boule à neige, juste pour le plaisir de rêver.

Ainsi était-elle légèrement irritable lorsqu’elle patientait pour commander une salade composée et un thé à la menthe. Dans sa tête régnaient encore les cris qu’avait proféré la pauvre petite Héloïse, se revoyant avec sa mère, brûler sur le bûcher. Jane avait réussi, avec efforts, à la calmer, mais s’en était trouvée bouleversée en retour… Si bien que lorsqu’elle perçut, de son ouïe fine, les paroles de l’homme qui se tenait derrière elle, elle ne put que faire volte-face. Sa colère, dissimulée sous une soupape de sécurité, ne laissa place à aucune douceur dans le regard de l’infirmière, fait des plus inhabituels.*

C’est à cause de gens comme vous, Monsieur, que les Non-maj’ nous attaquent. Vous instiguez la peur, et vous vous étonnez qu’il en résulte de la violence ? Voilà qui est fort peu logique, et très déplacé. Vous devriez réfléchir avant de proférer de telles menaces. Le bon sens requiert que l’on prenne en considération la logique de cause à effet. A croire que les hommes ont l’esprit trop exigu pour comprendre qu’ils sont la cause même de ce qu’ils déplorent. C’est regrettable.

*Un murmure, tout n’avait été qu’un murmure uniquement audible pour son interlocuteur. Jane venait de se montrer quelque peu véhémente, en raison notamment de son irritabilité palpable. Elle inclina la tête en signe de salutation polie, cependant, le regard toujours aussi noir, et se retourna pour passer sa commande. Celle-ci acquise, Jane prit une petite table au fond de l’établissement. « Ces hommes orgueilleux qui ont le sentiment de tout savoir … » maugréa-t-elle intérieurement sans plus un regard pour le monde autour d’elle qui venait de lui couper singulièrement l’appétit.*


« Privées de la société des hommes, les femmes perdent leur éclat,” et, sans elles, les hommes s'abêtissent. »


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Warren Van Kleef

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MessageSujet: Re: Un baggel et un smoothie s'il vous plaît [Jane et Warren]   Dim 26 Mar - 20:33


Comme le dit si bien le proverbe, et en l'occurrence, cela se vérifiait en l'espèce, la parole est d'argent tandis que le silence est d'or, et Warren aurait dû penser à seulement penser plutôt que d'exprimer à voix haute ses considérations envers les récents actes de non-maj' à l'encontre de la communauté sorcière. Un grain de sable à vrai dire, seulement quelques mots acides, comme ces grains de sable qui s'envolent sous l'effet d'un vent chaud et humide sur les plages du littoral, mais comme ce même sable, qui pouvait irriter les yeux en pleine tempête, voilà que l'Auror était victime de ses propres paroles. La jeune femme qui attendait devant lui devait avoir des considérations bien différentes, il ne la connaissait pas mais la façon dont elle lui avait parlé ne cachait en rien sa sanguinité et son caractère tempétueux. Une femme de caractère, comme Warren les aimait, bien que comme tout plat épicé, il est parfois nécessaire d'intercaler un mets plus délicat et doux en bouche, afin de calmer les brûlures. Mais une femme qui en l'occurrence ne semblait pas avoir du tout apprécier les phrases de Warren. Tout en elle indiquait la féministe, ces femmes qui pensaient qu'il était temps pour elle de devenir l'égal de l'homme en droit et qui pour le revendiquer se mettaient à hurler telles des hystériques qu'elles étaient sensées et raisonnnées. Ou comment tuer ses revendications en les prononçant, voilà un beau résumé de ce que sont ces féministes d'avant-garde. Une femme, aux yeux de Warren, n'était certes pas un objet, mais elle n'était pas non plus l'égal de l'homme, dans le sens où selon lui chaque sexe avait ses particularités, là où l'homme gagnait en force et en robustesse, la femme le gagnait en délicatesse et en tendresse, là où l'homme raisonnait froidement, la femme savait faire preuve de compassion, et ainsi les deux êtres loin de s'égaler se compléter. Mais qui peut donc compléter une féministe qui attirait l'attention sur eux, chose que Warren détestait au plus haut point. S'il avait été un goujat fini, il aurait humilié cette femme à l'instant même où elle avait fini de parler, ce qui aurait été tellement facile, cette demoiselle faisant des raccourcis que seules les femmes connaissent, persuadées qu'elles sont de mieux comprendre la complexité de l'humain mieux que l'homme lui-même.

Ainsi, la jeune femme l'insultait à la fois sur sa distinction d'homme, et en cela Warren la trouvait affligeante, mais à la fois en insinuant que c'était des personnes comme lui, qui n'avaient pourtant qu'une réaction humain face à la violence des non-maj', que ceux-ci étaient violents envers les sorciers. C'était à se marcher sur la tête. Les émotions, terrible point faible de la gente féminine, s'exprimait dans sa plus grande majesté avec cette jeune femme. Warren l'avait laissé dire, contrôlant son feu intérieur, et plutôt que d'en rester là, il prit son déjeuner et s'assit à sa table. Comble de l'offence. Lui qui venait de la choquer, voilà qu'il envahissait son espace vitale, il venait de franchir le Rubicon, mais il n'avait pas peur non. Il ne chercherait pas à s'expliquer non. Mais il ne voulait pas laisser un malentendu subsister. Et puis, une belle donzelle dans son genre avec un caractère de feu, c'est assez rare pour constituer une étrangeté à étudier.

- J'espère, Mademoiselle, que vous ne prendrez pas ombrage de m'installer à votre table, mais votre leçon de morale il y a quelques minutes me force à vous expliquer ce qui a provoqué mes paroles, et ainsi peut-être votre colère s'éteindra, conscience de l'incompréhension qui fut la vôtre. Pensez-vous réellement que les sorciers s'en prennent aux non-maj' et que c'est pour cela qu'ils sont violents envers nous ? Je ne vous connais pas, mais allez donc expliquer à ce pauvre jeune homme qui s'est fait caillasser dans la rue par des Adeptes de Salem que c'est de sa faute si les non-maj', par pure peur d'infériorité, s'en prennent à lui ! Vous le savez tout aussi bien que moi, nos baguettes nous permettent des exploits que les non-maj' n'osent imaginer. Mais ceux-ci ne pensent qu'à nous exterminer. Malgré le secret qui doit nous entourer, je ne pense pas que vous souhaitiez à la communauté sorcière de se laisser persécuter par simple peur. Des actes comme ceux décrits dans ce journal vont se multiplier, et nous devrions les laisser faire ?  Je n'introduis aucune menace, j'appelle juste à des solutions concrètes pour mettre fin à ces velléités. Et ce n'est pas en nous cachant et en nous culpabilisant que nous y parviendrons.

Sur ces mots, Warren mordit dans son baggel, laissant à la jeune femme le temps de réagir, mais avant qu'elle ne se soit remise de son intrusion, il se présenta.

- Je manque à tous mes devoirs : Warren van Kleef, enchanté de faire la connaissance d'une femme avec un tel caractère, et croyez-moi, dans ma bouche c'est un compliment.
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Jane K. Conrad
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MessageSujet: Re: Un baggel et un smoothie s'il vous plaît [Jane et Warren]   Dim 26 Mar - 22:01




Un bagel et un smoothie s’il vous plaît ! Jane & Warren


Heureusement pour lui, elle n’avait le pouvoir de lire dans les pensées, ni même de les entendre. Dans le cas contraire, elle lui aurait rappelé l’incapacité des hommes à se débrouiller sans une femme à leur bras. Oh Jane n’était pas féministe, elle avait même une conception bien froide des femmes, mais des femmes d’apparence. Autrement dit, avait-elle du respect pour les femmes de conviction, les plus douces et maternelles, celles qui n’avaient peur de se salir les mains en se cassant un ongle. De surcroît – et sur ce point elle rejoignait les féministes- elle estimait que la femme n’avait nullement besoin de l’homme pour survivre, encore moins d’un mariage. Mais ce n’était pas là ce que Jane reprochait aux hommes. L’égalité était encore un mot bien en marge des frontières américaines. Non, Jane leur reprochait leur soif de pouvoir et manque de réflexion. Car pour répondre à la guerre par la guerre, il fallait que peu de jugeotte en soi. Ainsi avait-elle une aversion certaine pour les hommes assez orgueilleux pour prôner la violence afin de conserver leur ascendance.

Lorsqu’il prit place à sa table, l’infirmière releva son regard et le contempla d’un calme glacial. Cet individu avait un certain toupet, mais pis encore, il était inconscient. Car l’orgueil de la jeune femme savait se faire acéré dès lors qu’on le provoquait, certains en avaient fait les frais jusqu’à ne plus pouvoir riposter. Généralement, il était préférable de ne point fâcher une infirmière. Une femme doublée d’une guérisseuse, ce n’était pas une créature à blesser. Un accident était si vite arrivé dans une chambre d’hôpital. Jane posa sa fourchette et poussa sa salade à peine entamée pour savourer son thé. Elle porta la tasse à ses lèvres sans quitter son interlocuteur du regard, et écouta religieusement -ou presque-.

Très vite, la sorcière comprit à quel homme, elle avait à faire : un Pro-Grindelwald. Et comme elle s’y attendait, il lui sortit le bon vieux discours sur la supériorité des sorciers. Or Jane n’était ni pour se cacher, ni pour la violence. Au contraire, elle estimait qu’avec un peu d’intelligence, de pratique et de diplomatie, ils pourraient vivre dans une certaine harmonie. Du moins cette idée concernait-elle les non-maj’. Pour les Adeptes de Salem, c’était, en revanche, une toute autre histoire. Jane n’appréciait guère leurs pratiques pour ne pas dire qu’elle les maudissait de tout son cœur. Cependant, elle partait du principe qu’une alliance était possible avec les non-maj’, et celle-ci pourrait alors confisquer toute influence aux Adeptes. C’était là la force de cohésion, ce en quoi, elle croyait. Mais bien évidemment, que pouvait en dire une femme. Ce n’était pas là sa place. Pourtant, pouvait-on empêcher les non-maj’ d’avoir peur, alors qu’eux-mêmes sorciers, les craignaient ? C’était risible. Cet homme devant elle était risible. Jane but lentement, avec calme, tandis qu’elle cherchait à apaiser la vélocité de son âme.*

Sachez tout d’abord que je n’avais nullement besoin d’explication, répliqua-t-elle en posant délicatement sa tasse sans la lâcher cependant, et qu’effectivement, vous ne me connaissez absolument pas. Mais comme mes opinions semblent grandement vous intéresser, puisque vous en interrompez mon déjeuner, je vais vous répondre. Tout d’abord, Monsieur, apprenez que la violence n’est que le résultat de la peur d’un homme. Plus vous instiguez sa peur, plus votre homme en sera violent. C’est là une logique de cause à effet, comme je vous l’expliquais tantôt. Par ailleurs, il me semble qu’il y a une différence flagrante entre le petit boulanger non-maj’ et celui qui rejoindra les Adeptes de Salem. Comment pouvez-vous reprocher à un non-maj’ d’être effrayé par nous, lorsque nous prônons notre supériorité et lorsque nous-mêmes nous sommes mis en danger par les Adeptes, et donc effrayés ? Les non-maj’ ont besoin de nous connaître, d’avoir plus d’informations sur ce que nous pouvons leur apporter. Ils sont confrontés à des rumeurs, des mensonges, parce que nous n’osons nous montrer ou leur dire la vérité. Notre couardise nous mène tout droit à notre perte. Il y a de la diplomatie à avoir ! acheva-t-elle en reprenant une grande bouffée d’air.

*Elle reprit une gorgée de thé et le laissa se présenter. Elle eut un sourire amer pour lui, mais le salua néanmoins de la tête, par politesse.*

Jane Conrad, infirmière à Ste Morgane. Autant vous dire que j’ai effectivement eu une conversation avec votre homme, et tous les autres avant lui, ajouta-t-elle quelque peu à cran. Ne me croyez pas ignorante, je vous prie, et dites-moi plutôt si vous iriez réellement prôner la violence si vous y étiez vous-même confrontée chaque jour ? Allez soigner ces hommes, ces femmes et ces enfants, et ce débat nous pourrons reprendre ensuite.

*Elle respira enfin et apposa les paumes de ses mains sur la table pour s’intimer à plus de sérénité. Jane dormait mal, Jane dormait peu, et surtout, était chaque jour confrontée à la cruauté humaine. Ainsi avait-elle quelques circonstances atténuantes.*

Pardonnez mon impétuosité, finit-elle enfin par déclarer. Je suis plus douce d’ordinaire. Ces derniers jours furent difficiles.


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Warren Van Kleef

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MessageSujet: Re: Un baggel et un smoothie s'il vous plaît [Jane et Warren]   Jeu 6 Avr - 18:23


L'excessivité féminine, un de ces traits de caractère qui avait abouti à la formation de termes comme hystérique, laissant penser que c'est l'utérus et donc la féminité qui est à l'origine de la folie la plus frappante et passionnée. Cette impétuosité faisait sourire Warren, non pas de complaisance, de suffisance ou de moquerie mais tout simplement un tel caractère lui plaisait bien, il n'aimait pas ces femmes trop faibels pour répondre et qui obéissaient à leur mari comme s'il s'agissait d'une règle universelle. Il préférait de loin les femmes avec du caractère, ce qui était un plus grand défi pour lui, car contrôler une soumise était simple, contrôler une pseudo-féministe l'était beaucoup moins, cela rendait même le jeu amusant à certains moments. Il avait pourtant fait attention à ses paroles, qu'il avait voulu tempérer.  Avoir un discours en faveur de la supériorité des sorciers n'était pas forcément quelque chose de bien vu aux Etats-Unis, on y pensait à l'inverse que ce sentiment de supériorité était un un sentiment typiquement européen et que les Américains y étaient supérieures, avec leur école de sorcellerie ouverte à la diversité et aux sorciers de tout horizon, tout l'inverse de certaines écoles de sorcellerie européenne où les nés non-maj' n'avaient pas accès aux cours de magie. Lui-même n'était pas non plus contre cette part de la population, il considérait tout au plus que c 'était une chance pour eux d'être né sorcier en venant d'un peuple inférieur, qui réagissait à leur magie par peur et les menaçait de mort quand leur présence surpassait leur imagination.

A voir l'air scandalisé de la jeune femme, Warren se dit qu'il était peut-être en face d'une de ces personnes qui aiment les non-maj' comme les égaux des sorciers, une chose qu'il avait bien du mal à concevoir car c'était un fait, par leur naissance, les sorciers avaient un petit quelque chose en plus, la magie, qui devenait un atout primordial face aux non-maj'. C'était la nature, et on n'y pouvait rien. Warren ne faisait pas partie de certains extrémistes pro-Grindelwald qui souhaitaient l'instrallation de la Terreur sur les non-maj' et une ère de violence envers cette population, non pour lui l'ordre naturel devait s'établir, sans passer par la violence, mais les sorciers devaient à tout prix arrêter de se cacher, cela participait selon lui à un amoindrissement de leur potentiel magique et à des maux bien plus graves encore.

Tout en l'écoutant et en mangeant son baggel, Warren observa le menu de la jeune femme : un thé et une salade, cela expliquait sûrement une partie de sa mauvaise humeur et de son impétuosité. Ce n'est pas en se contentant de salades pour vivre que l'on va très loin, il faut manger de la viande pour avoir un certain équilibre alimentaire. Elle lui sortit tout un discours pacifique contre la violence prônant la communication et la diplomatie. S'il la rejoignait sur un point, c'était bien la couardise de se cacher. Il lui accorda d'ailleurs dans un sourire.

-  On peut dire Mademoiselle que vous ne manquez pas de passion, et si je dois bien être d'accord avec vous sur un point c'est bien cette couardise. Il est plus que temps que nous cessions de nous cacher nous sorciers, et que nous assumions ce que nous sommes et ce que nous savons faire. Contrairement à ce que vous semblez penser à mon encontre, je ne prône nullement la violence, non bien au contraire, je préfère que cela se fasse sans violence pour les non-maj', il n'y aurait que les Adeptes de Salem à punir en mon sens. Mais vous ne pouvez nier notre supériorité. Je ne le dis pas avec condescendance, mais avouez que nous sommes nés avec un don que ne possèdent pas les non maj' ! Je n'ai rien contre le petit boulanger non maj' s'il fait un bon pain, rassurez-vous. La diplomatie hélas a été abandonnée depuis longtemps par notre gouvernement pour nous cacher à la place, et en nous cachant cela contribue à nous affaiblir face à la menace des Adeptes.

Une infirmière, voyez-vous ça, qui donc était fréquemment confronté à ces sorciers victimes des exactions des Adeptes de Salem... Etrange quand on constate la violence de ces non-maj' de ne pas être plus virulent, mais cela vient sans doute de l'empathie du corps médical... Warren lui rendit son sourire, aimable, sans amertume pour sa part.

- Comment pouvez-vous croire que je me montrerai violent ? Vous savez, en tant qu'Auror nous sommes formés à accepter la pression de certaines situations sans réagir de manière trop impétueuse ou sanguine. Mes paroles sont mûrement réfléchies, et ce n'est pas de violence que je vous parle ici, mais de mise en garde pour ces Adeptes de Salem. Vous soignez leurs victimes, pour ma part je les conduis à votre hôpital et de nombreux collègues me font part de leurs ressentis sur le terrain. Nous sommes tous deux confrontés au même problème, vous proposez la diplomatie, je propose une action plus coercitive sans pour autant qu'elle ne soit violente. Et personnellement, quand une chose inconnue m'effraie, je préfère en découvrir plus plutôt que de chercher à l'exterminer comme le font les Adeptes de Salem.

Ne vous excusez pas de vos mots, ils sont compréhensibles et témoignent de votre passion, sans doute fruit de votre expérience personnelle comme nous en avons tous. Encore désolé de déranger votre déjeuner, je déteste laisser subsister un malentendu...


Warren finit son baggel en quelques bouchées avant de rajouter :

- Et dans quel service de l'hôpital travaillez-vous?

De la politesse, tout simplement, c'était parfois nécessaire pour calmer des discussions vives et enflammées comme ils venaient d'avoir, même s'il notait déjà chez elle une tentative de revenir au calme. Ah ces femmes et leurs hormones, peut-être était-ce la mauvaise période du mois...
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Jane K. Conrad
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MessageSujet: Re: Un baggel et un smoothie s'il vous plaît [Jane et Warren]   Sam 15 Avr - 12:18



Un bagel et un smoothie s’il vous plaît ! Jane & Warren


Elle l’observait d’un regard pénétrant. Il était fort rare qu’elle ait une telle discussion avec un homme ou une femme d’ailleurs. Généralement, l’avis féminin était réprimé, entièrement nié bien que certaines choses eurent commencé à évoluer dans leur sens. Certains maris ou amis appréciaient d’entendre la vision féminine souvent considérée plus douce, plus raisonnable, quand leurs épouses/amies ne faisaient pas preuve d’hystérie, bien sûr. Ils avaient tendance à penser alors qu’il y avait certains sujets à ne pas aborder en présence de femmes, à raison d’ailleurs. Jane le reconnaissait facilement. Seulement, Jane était une érudite, elle avait lu pour comprendre, trouver des réponses à ses questions, et elle avait grand besoin d’exprimer ses opinions. Le plus souvent, elle était d’une grande tolérance, et chaque opinion elle entendait même lorsqu’elle se faisait opiniâtrement contre. En revanche, ici, en cet instant précis, en face de cet inconnu, elle semblait hors d’elle-même. Elle ne concevait pas que l’on puisse répondre à la violence par la violence, et qu’on osât, pire encore, estimer d’autres hommes inférieurs pour une question de magie. C’était un non-sens qui la révulsait sourdement. Oh elle entendait bien les opinions de son interlocuteur, mais elle y était tout simplement hermétique. Toutefois, son visage n’en trahissait rien. Il était de marbre, poli en raison des usages. Seul son regard brillait d’une intense lueur : une lueur de détermination qui lui était propre dès lors qu’elle passait à la défense et au débat.*  

Et que serions-nous sans notre magie, Monsieur Van Kleef ? répliqua-t-elle d’un regard faussement interrogateur. Connaissez-vous ce philosophe allemand, Hegel ? Probablement que oui, après tout, vous êtes un érudit, j’en suis certaine. Votre condescendance bien que polie et respectueuse ne trompe pas, souligna-t-elle dans un petit sourire. Ce penseur a écrit un jour ce qu’on appelle « La dialectique du Maître et de l’esclave », prônant ainsi que l’homme le plus libre n’était pas le Maître pour sa dite-supériorité mais bien l’esclave pour sa capacité à tout faire. Or Monsieur, le No-Maj’ sait vivre quand nous, nous savons survivre. Là où nous sommes les maîtres, eux sont les esclaves et par conséquent ont une plus grande capacité à tout faire, que nous. Alors oui, je vous l’accorde, nous avons une supériorité magique, pour le reste, nous ne vaudrions rien ou pas grand-chose sans elle. Ils ont autant à nous apprendre que l’inverse. Passez une semaine, Monsieur Van Kleef sans votre magie, le défia Jane d’un sourire mutin, et nous pourrons rediscuter de ce point. Et ne me dites pas que c’est déjà le cas, je ne vous en croirai pas. Quant aux Adeptes, je vous les laisse. Ils ne valent pas mieux que ce qu’ils dénoncent, mais là encore, je suppose que c’est une question de perception, de culture. Savez-vous qui seraient à même de nous en protéger ? Les No-Maj’. Mais ce ne sont là que les opinions d’une infirmière, pire d’une femme, n’était-il pas Monsieur Van Kleef ?

*Son sourire s’élargit et s’installa paisiblement sur son visage, désormais provocateur. Sans connaître les pensées de son interlocuteur – et fort heureusement ! – elle se doutait de sa vision féminine. Quelque chose le trahissait et interpellait l’infirmière. Peut-être était-ce son sourire poli mais non moins amusé, ce regard déterminé à lui faire entendre raison, ou bien ses mots pimentés d’un léger agacement, très subtile, sur ce qu’elle défendait avec hardiesse. Reprenant une tasse de thé, son regard se fit alors moqueur, plus léger en soit, mais pas moins éclairé. Jane commençait à trouver de l’amusement dans les propos de l’Auror, si modérés, et pourtant un ton ne trahissait jamais.*

Eh quoi Monsieur Van Kleef ? s’amusa-t-elle à lui rétorquer comme si son argumentation était perdue d’avance. Êtes-vous en train de vous justifier en me rappelant votre fonction ? Pardonnez-moi, mais les étiquettes ne sont bonnes qu’à dissimuler la mauvaise foi. Votre formation ne vous protège pas des excès qu’il peut y avoir en nous, comme en nous tous d’ailleurs. Nous sommes des êtres de passion, hommes comme femmes, mais je ne vous l’apprends pas, souligna-t-elle en même temps qu’une gorgée de thé. Mais voilà ce que je répondrais à vos paroles : en tuant les Adeptes de Salem, vous allez participer à leurs manigances, et pour cause, vous nourrissez les propos virulents qu’ils ont à notre encontre. Et en se faisant, vous participez à leur enrôlement. Car le No-Maj’ qui jusque-là aura eu des doutes vis-à-vis des sorciers, sera convaincu désormais de la justesse de leurs mises-en-garde. Or nous ne pouvons nous permettre cet événement qui se révélerait catastrophique, vous le savez aussi bien que moi. Néanmoins, je vous en prie, dites-moi plus sur cette action coercitive, quels plans avez-vous pour eux ?

*Passion. C’était un mot si … Jane fut secouée d’un petit rire foncièrement amusé. Il était si facile d’accuser la gente féminine de passion. Tout ce que défendait la femme n’était autre que par passion, fait bien connu et dans lequel ne pouvait se trouver nulle raison, nulle compréhension du monde. Pauvres femmes naïves.*

Ils ne témoignent pas de ma passion, Monsieur Van Kleef, ni de mon hystérie féminine, le contredit-elle d’une voix douce avant de lever sa main pour l’arrêter net. Non je vous prie, ne faites pas cette erreur. Je sais pertinemment les propos que l’on adresse aux femmes et quel regard on porte sur sa dite-passion. Inutile d’être devineresse pour entendre les sous-entendus. Mais vous n’êtes pas tout à fait de cet avis non plus, dans le cas contraire, vous n’essaieriez pas de me convaincre. Dans un cas, vous utiliseriez la persuasion, dans un second cas, vous ne seriez pas en présence d’une femme à fortes convictions à l’heure du déjeuner. Un repas si important … il serait dommage de le bafouer, vous n’êtes pas de cet avis ? lui demanda finalement la jeune femme sur un ton provocateur.

*Jane se resservit du thé et vida la malheureuse théière, sans aucun regard pour sa salade. Elle en but une gorgée et reprit sa contemplation de ce Van Kleef étonnamment instructif et amusant.*

Mmh, nous savons tous deux qu’il n’y a aucun malentendu. Ce serait là nous mentir que de prétendre le contraire. Je travaille principalement en pédiatrie, mais il m’arrive de participer à des cas … complexes et peu ordinaires. On use de ma réputation pour m’offrir les cas les plus à même de dégénérer, tout service confondu. Ma douceur les rend plus … dociles, expliqua-t-elle avec amusement. Un principe que vous cherchez à appliquer sur ma propre personne si je ne m’abuse, Monsieur Van Kleef. Si c’est là de la pitié pour mon déjeuner, vous vous en faites beaucoup pour peu de choses. Toutefois…

*Elle prit une pause de quelques secondes et s’adossa à son dossier, cette fois-ci bien plus à l’aise et détendue.*

… j’ai à mon tour pitié de votre culpabilité, et vous promets de mieux me nourrir à la fin de mon service, ce soir. Rassurez-vous donc, je ne suis pas aussi fragile qu’il n’y paraît au premier regard. Permettez que, néanmoins, j’ajoute qu’un Bagel n’est pas des plus consistants non plus, surtout pour un Auror en pleine activité. N’avez-vous donc femme susceptible de vous concocter un bon déjeuner ?



« Privées de la société des hommes, les femmes perdent leur éclat, et, sans elles, les hommes s'abêtissent. »


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